DzActiviste.info Publié le lun 23 Avr 2012

Ben Bella, Abane, les amorces d’un désaccord meurtrier

Partager

Ben Bella, Abane, deux chefs de la révolutionAprès le 20 août 1955, les contacts avaient été rétablis avec toutes les régions et en particulier avec l’extérieur. Abane dont le rôle de coordination était admis par tous les chefs de maquis avait critiqué violemment la conception qu’avaient les six de la représentativité de «ceux du Caire». «Ce n’est que sur place que l’on se fait une idée de la révolution, et non à l’extérieur.» Dès le printemps de 1956, Abane et Ouamrane, outrés de n’avoir reçu aucune arme de l’extérieur -travail dévolu à Ben Bella-, écrivirent une lettre d’une violence extrême aux « frères » du Caire. « Ben Bella, Khider et Ait Ahmed nous avaient promis armes et finances, et au bout d’un an et demi on n’avait encore rien reçu. Qu’est-ce qu’ils foutaient là-bas, ces révolutionnaires de palace?» Le mot avait été lâché en avril 1956. Abane, devant le silence opposé à trois lettres d’appel au secours motivées par le dénuement en armes de l’Algérois, du Nord constantinois et de la basse Kabylie, avait envoyé au Caire le Dr. Lamine Debaghine avec mission de rappeler l’équipe F.L.N. à l’ordre et de superviser leur travail. Ouamrane et Abane échangèrent alors avec Ben Bella une correspondance tumultueuse. 

Lire la suite…


Article original rédigé par aziz3d et publié sur Guerre d’Algérie
Reproduction interdite sans autorisation


Nombre de lectures: 425 Views
Embed This