DzActiviste.info Publié le mer 13 Mar 2013

Boghni News : Les « Crocodiles »

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BoghniPar Nourdine Amokrane

Itahada EL Arabs An La Yatahidou (1) IBN KHALDOUN (célèbre sociologue)

J’habite un bourg au pied du mont Djurdjura, en Kabylie. J’en veux souvent ici à Boghni aux villageois, leur incapacité à s’organiser, à l’instar de quelques autres villages avoisinants. Alors qu’il existe par ici plus de moyens. Ont-ils baissé les bras, fatigués et désespérés ?

Je me souviens des mois de carême des dernières années, ces mois durant lesquels il existe un peu une vie nocturne animée, dans tout le pays. J’ai demandé à mon fils les raisons de ses déplacements avec ses copains à la localité avoisinante de Boghni, il m’avait expliqué qu’il y en avait beaucoup d’ambiance et de convivialité, et de spectacles aux Ouadhias, où des familles, des couples sortent prendre l’air en toute confiance. Ce que m’avaient confirmé beaucoup de personnes, lorsque j’avais évoqué ce sujet.

Aussi, depuis des années, au centre de notre bourg, les gens ne cessent de s’en plaindre des bouchons sur cette « avenue », le désengorgement n’est point réalisé à ce jour. On laisse entendre que le wali avait enfin validé le projet d’une déviation….

Si à Bou-Nouh, commune de moindre population, leur bibliothèque est fonctionnelle, à boghni ils en avaient parlé mais il n’y a encore rien à l’horizon.

Beaucoup de villages m’avait dit un professeur d’université natif des Ouadhias, possèdent leurs comités de villages. « Tandis que chez vous… il n’y a ni comités de villages ni comités de quartiers». Et des personnes dans certains quartiers se font agresser sans que des témoins aient le courage de témoigner au tribunal. Pourtant ces rassemblements de solidarité (comités…) peuvent aider les services de sécurité et les autorités judiciaires certainement débordés.

Il y a de riches commerçants mais jamais ils ne songeront à investir dans un projet utile à la daïra. Pourquoi ne mettent ils pas la main pour financer par exemple des journaux locaux ?

Certes dans les cafés, on parle toujours de « crocodiles » dénomination des corrompus. Et cela restant de vains mots sans que quelqu’un ose les dénoncer.

Je me souviens, qu’en 1962, à l’indépendance du pays le premier président algérien défunt Ben Bella avait scandé : « Nous sommes arabes ! Nous sommes arabes ! Nous sommes arabes ! »

Itahada Larab an la yatahidou : le président défunt avait il commencé à mettre fin aux célèbres Djemaa Berbères (assemblés) et leur organisations légendaires.

Beaucoup reste à faire en ce pays de Kabylie afin de renouer avec les valeurs ancestrales : amour , justice solidarité fraternité convivialité…..

(1) « les arabes avaient convenu une fois pour toutes de ne jamais se solidariser »

De boghni le 13/03/2013
Amokrane Nourdine


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