DzActiviste.info Publié le lun 18 Mar 2013

Bonjour ma vie…

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  A mes amis de Sidi Bel Abbès, à mon frère H’sissen, à Mouley, Sid Ahmed, à mes amis de la troupe de Kateb Yassine, Smaïn, Mahmoud, Aït Mouloud… 

A tous ceux, et celles, humbles et généreux, qui humaient la vie, qui aimaient le vin, et les amitiés fortes et vraies, celles qui ne s’embarrassaient pas de formules savantes, ni d’hypocrites professions de foi. Ni même de toutes ces minables modalités, qui miaulaient ou rugissaient, selon qu’il fut de bon ton d’être obséquieux ou viril. 
Ils sont toujours là mes amis de Bel Abbès, en moi, où palpitent les braises obstinées, ces généreux amis, qui virevoltent dans les vents paladins, où nous nous enivrions de tourbillons, dans le vertigineux sillage de Kateb Yassine, tout de baroud et de cavalcade éperdue. 
Kateb n’en finissait pas de fuser, de ses volcans intérieurs, partout où il passait, partout où il brillait, partout où il tonnait. Et il sema la vie et la joie, comme autant de gerbes de feu, même quand il ragea, même quand il pleura. 
Sidi Bel Abbès fut son ultime port d’attache. 
Les paroles de ce poème, qu’il arracha à de cruels instants, de ses ongles et de ses dents, et que chante son fils,  sont notre vie aussi. Des lambeaux épars, d’un périple éperdu. Bonjour ma vie, et vous mes désespoirs…
DB




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