DzActiviste.info Publié le sam 16 Mar 2013

Boumediene est mort, Moufdi Zakkaria est vivant !

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Allez sur le net, et cherchez à faire la connaissance de l’un des hommes les plus admirables de l’histoire de l’Algérie ! MOUFDI ZAKARIA !
Vous allez découvrir que cet homme d’exception, le parolier de l’hymne national algérien, et néanmoins révolutionnaire, résistant, combattant contre le colonialisme, poète, intellectuel détonnant et multiculturel, preuve vivante de la dignité humaine, mais qui n’a pas eu l’heur de plaire aux assassins de l’Algérie naissante, a été tué, et réduit au silence, de son vivant. Même aujourd’hui, il est effacé des tablettes. (Observez comme même sur Wikipédia, toute un pan de sa vie est occulté, le plus dramatique, celui où il a été enterré vivant.WIKIPEDIA)

Pour son peuple, il a été effacé alors que son poème le plus emblématique était devenu l’hymne de la nation en marche. L’indépendance arrachée, il ne pouvait plus vivre dans son propre pays. Il n’avait plus que le droit de dépérir en exil, en France, en ce pays même qu’il avait combattu, pour que le sien accède à la liberté, à la dignité. L’indépendance, pour laquelle il avait combattu, avait été volée par des embusqués.
Il a été interdit de parole, exilé, banni, calomnié, par les parvenus de la Révolution, ceux qui ont assassiné l’Algérie. Ce sont leurs successeurs et leurs protégés qui sont aujourd’hui au pouvoir. Moufdi, comme d’autres grands révolutionnaires, a été effacé de la mémoire algérienne.
Moufdi, cher au coeur de tous les Algériens qui le connaissent, digne fils du Mzab, poète immense, est mort dans l’arrachement. Dans l’oubli, dans le déni, dans le reniement.
Moufdi le berbère, moufdi qui aimait la langue arabe, était de ceux qui ont chanté l’harmonie et la confluence heureuse des cultures berbère et arabe.

Un certain Boumediene, a tenté de le corrompre. Il lui a offert une situation à peine imaginable. Il l’a invité à choisir ce qu’il voulait, d’honneurs, de privilèges, de situations, pour lui et les siens.
Moufdi lui a fait le mépris de ne même pas lui répondre.
Boumediène l’a détesté à un point inimaginable. On dit qu’il n’a jamais haï quelqu’un d’autre comme il l’a haï. Parce qu’il ne comprenait pas, lui qui avait réussi à phagocyter la révolution algérienne, à corrompre des chefs révolutionnaires historiques, lui le parvenu, lui l’embusqué qui faisait des accolades à Che Guevara, à Mao et à à Fidel, lui qui s’était fabriqué l’image de plus grand héros algérien, que des hommes puissent encore lui résister. Moufdi ne lui fit pas l’honneur de lui répondre. Il ne lui a pas consacré la moindre réponse. Lui, le grand poète, dont les paroles étaient des canons, réservait leur usage à desfinsplus nobles.
Moufdi était le parolier de Kassaman. Il ne pouvait pas s’abaisser à Boumediène.
Et Boumediène avait beau étouffer les cris des révolutionnaires, en les tuant, et souvent en les salissant, il ne parvenait pas à empêcher les Algériens de vibrer à Kassaman. L’hymne des Algériens, à jamais immortel.

De guerre lasse, Boumediène a finalement décidé de changer d’hymne national, en mettant au point toute une histoire, une histoire incroyable, montée de toute pièce, comme toutes ses histoires, pour brouetter le peuple algérien.
Ce fut la seule vilenie qu’il ne put jamais réaliser. SalirKassaman était trop difficile, voire impossible.
Aujourd’hui, Boumediene est mort.
Mais Moufdi Zakaria est vivant.
Kassaman est là pour en témoigner.
Kassaman que notre frère Moufdi est un homme de grande valeur. Kassaman !

DB


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