DzActiviste.info Publié le mar 20 Mai 2014

Cancer en Algérie : la condamnation

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Cancer en Algérie : la condamnation

3000 femmes sur 9000 dépistées annuellement meurent du cancer du sein en Algerie (source : Prof Bouzid).

Question : Est-ce que les femmes malades qui n'arrivent pas à décrocher un rendez-vous apparaissent dans ces statistiques ? ou n'est-ce que le sommet de l'iceberg » ???

Le cancer du sein en Algérie survient de plus en plus chez la femme jeune (entre 45 et 48 ans) contrairement aux pays occidentaux où cette pathologie ne touche généralement que les plus de 60 ans, a affirmé vendredi à Alger le Pr Salah Eddine Bendib, doyen de la faculté de médecine d'Alger. "Entre 9.000 et 10.000 cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année en Algérie et l'incidence de cette pathologie chez la femme jeune est élevée, contrairement aux pays occidentaux", a-t-il indiqué à l'APS en marge des Journées de formation en imagerie du sein. Relevant que le cancer du sein est "le premier cancer chez la femme et qui cause le plus de mortalité dans le pays", il a noté que la fréquence élevée de cette maladie chez la femme jeune en Algérie "n'a pas encore d'explications fiables". "Nous ne savons pas encore si cette situation est due à des problèmes d'environnement, alimentaires ou d'hérédité", a-t-il dit. De son côté, le Pr K. Bouzid, qui se penchait sur l'Etat des lieux et perspectives du cancer du sein en Algérie, a relevé que le pourcentage des cancers familiaux était deux fois plus élevé qu'en Occident, expliquant que cela est "peut-être dû notamment aux traditions de consanguinité". Les patientes algériennes sont 12 à 15 ans plus jeunes que les patientes occidentales, a-t-il estimé. Le Pr Bouzid a indiqué que la prévalence, à partir des années 1990, du cancer du sein en Algérie a supplanté celui du col de l'utérus. Il a relevé que, dans deux tiers des cas, le diagnostic est effectué à un stade localement avancé ou métastatique, estimant à 3 millions de DA le coût du traitement avec des résultats qui sont "très décevants" avec une survie d'une fois sur 4 jusqu'à cinq ans. Pour le premier stade, 95% des malades guérissent avec un coût de traitement évalué à 400.000 DA. Il a appelé à sensibiliser davantage la population et mobiliser les soignants, le mouvement associatif et les autorités sanitaires compétentes, ainsi que les moyens de diagnostic et de thérapie, afin de contribuer à prendre en charge efficacement cette maladie.

Une virothérapie massive à base de 100.000 milliards d’unités du virus de la rougeole vient d’avoir raison d’un cancer disséminé, un myélome multiple, chez une patiente âgée de 50 ans.


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