DzActiviste.info Publié le sam 4 Mai 2013

Ce que pensent les algériens de la maladie de Bouteflikla

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Par Said Radjef

boutef-PH-AMINE-B-5Le moins que l’on puisse dire après le transfert du chef de l’Etat algérien au Val-de-Grâce, pour y subir des examens complémentaires, les algériens ignorent tout des maladies dont souffre A Bouteflika. Le secret qui entoure l’état de santé du président pousse la rue à évoquer plusieurs thèses à la fois, allant du cancer de la prostate jusqu’à l’attentat raté en passant par celle de l’ulcère hémorragique. Alors qu’à la manière de la Pravda, l’entourage du président lance des bulletins rassurants sur l’état de santé du chef de l’Etat, laissant du coup entrevoir la perspective d’un quatrième mandat, la rumeur enflamme la rue.

Il y a à peine une dizaine de jours, l’opinion publique algérienne apprend que le président vient d’être transféré au Val-de-Grâce, en France, pour traiter un accident ischémique transitoire, décelé à temps selon des sources médicales autorisées. Pourtant, après sa première hospitalisation qui aura duré plusieurs semaines, et moins d’un an avant la fin de son mandat, Bouteflika récidive. Depuis, la rue tente de percer les mystères qui entourent l’état de santé du chef de l’Etat algérien. Pour beaucoup de citoyens, Bouteflika est malade depuis son retour aux plus hautes destinées du pays, en 1999. Certains vont jusqu’à y révéler que le président est arrivé en 1999 « usé par les maladies, mais les militaires ont obligé ses médecins personnels à falsifier tous ses bulletins de santé, pour lui permettre de briguer d’autres mandats». Et d’ajouter : « Même s’il a réussi à éteindre en partie le volcan du terrorisme, Bouteflika n’est plus en mesure d’assurer ses fonctions de président ou de briguer un autre mandat. Cette perspective est suicidaire pour le pays.

Tous les avis recueillis à Tissemsilt, Boumerdes, Tizi ouzou,Ain Defla, Blida, Bouira, auprès de nombreux citoyens représentants tous les âges et toutes les catégories sociales, tournent autour de la capacité de Bouteflika a gouverner encore l’Algérie, alors que plusieurs sources affirment que le président est cliniquement « fini ». Abdelaziz Bouteflika est-il à même de prendre des décisions et de réagir comme il se doit, dans des moments aussi difficiles que la situation qui prévaut au Sahel, aux frontières tunisiennes ou encore les relations avec le Maroc au sujet du Polisario, par exemple ? Sans toutefois désavouer son bilan, éclaboussé par plusieurs scandales de corruption, au plus haut sommet de l’Etat, au cours de ses trois mandats successifs, les citoyens affirment qu’il n’est plus capable de gouverner. «Désormais, il doit céder sa place », martèlent encore nos interlocuteurs. Par ailleurs, Les citoyens s’interrogent pourquoi entourer de mystères l’état de santé du président, alors que la maladie « n’est ni un vice ni un signe de lâcheté ou de trahison ».Les algériens n’ont-ils pas le droit à la vérité et à la transparence lorsqu’il s’agit des questions qui engagent le destin de la nation ? Pourquoi donner l’occasion aux médias spécialisés dans la manipulation et la fabrication de mensonges, d’instrumentaliser la maladie de Bouteflika et de créer le doute et la suspicion parmi les populations du pays ? Sur fond d’inquiétudes et de frustrations, ces questions qui demeurent sans véritable réponse, sont suspendues sur toutes les lèvres aux quatre coins du pays. Elles alimentent toutes les conversations sur les places publiques. Et ce ne sont certainement la presse algérienne et les bulletins laconiques de la télévision sur « l’état de santé plus que réjouissant de Bouteflika » qui vont rassurer les millions d’algériennes et d’algériens.


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  1. samy iris dit :

    salut cher Said Radjef

    Le pouvoir criminel en Algérie sentait-il le besoin d’une révolution en Algérie à l’image de ce qui s’est passé en Tunisie et en Égypte?
    Le pouvoir criminel du DRS, organiserait-il la révolution à la place du peuple?
    Le DRS et les généraux criminels de l’armée sacrifieraient-ils Bouteflika et toute la façade politique pour perdurer au pouvoir?
    le DRS a-t-il réussi a imposer sa vision du changement et à infiltrer les rangs de l’opposition?
    Je comprends maintenant pourquoi le FFS avait refusé de participer à la manifestation organisée par la CISA le 12 Février 2011. En regardant une vidéo de débat au sein de la CISA, et en constatant le mélange et l’ambigüité non créatifs j’ai eu un étrange sentiment qu’une comédie dangereuse se prépare contre l’opposition contre le pouvoir criminel en Algérie et surtout contre le peuple Algérien.
    Le mélange non créatif se voit dans la présence de grandes figures de la sincérité militante de la cause nationale comme Mr Ali Yahia Abdennour et Mr Bouchachi aux cotés de Belaid Abrika, un vendu et un manipulateur du pouvoir criminel et un agent du DRS qui a su étouffé la voix des Algériens Kabyles en 2001. Aux cotés aussi de Fodil Boumala le haut parleur et le bon manipulateur lui aussi.
    Auparavant, j’ai mis en garde à la présence de Boumala entre les rangs des opposants de longues dates. Boumala n’a effectivement aucune histoire dans l’opposition au pouvoir criminel. Il n’a aucune présence dans les rangs du peuple à part ses chances inaccessibles à d’autres sur les écrans de l’ENTV, que tout le monde sait que l’accès n’est réservé qu’aux proches du DRS ou à ceux que le DRS autorise à condition qu’ils adoptent sa version des faits.
    Boumala donc a adopté la version du pouvoir pendant une décennie, toute une décennie. Dans cette décennie, des centaines de milliers d’Algériens sont morts, des dizaines d’autres sont disparus sans que Boumala ne prononce aucun mot. Tout au contraire, il était en 2004 aux cotés de Ali Benflis dans sa compagne électorale dans les présidentielles de Avril 2004.
    Là j’attire l’attention de lecteur sur ce que j’appelle ‘l’ambigüité’. Boumala et bien d’autres qui rejoignent l’initiative de la CISA utilisent le mot POUVOIR de façon très lousse et très ambigüe. Certaines comprennent que le pouvoir signifie le clan de Bouteflika et compagnie. L’opposition dont Rachad fait partie, a tellement signifie que le mot ‘POUVOIR’ signifie la bande inchangée des criminels décideurs. Le conflit n’était jamais personnel avec le pouvoir. Le conflit concerne la liberté et la vérité et la justice.
    Bouteflika entant que composante de ce clan ne signifie en fait rien. Ce n’est qu’une figure inactive. Il y’a donc certains dans la CISA, ceux qui utilisent l’ambigüité des mots et profitent de l’initiative de la CISA, veulent donner l’impression que la révolution se ferra contre le pouvoir, qui pour eux signifie Bouteflika.
    Je dire que la manifestation de la CISA, ou autres initiatives auraient comme objectif le départ de Bouteflika. Ce départ signifiera un changement dans le pouvoir, ce qui satisferait une bonne tranche de la société. Ce départ donnera aussi lieu à certaines initiatives de la part du vrai pouvoir criminel. Ils lèveraient l’État d’urgence, mèneraient des changements sociopolitiques ou même la restructuration du DRS, vrai teneur du passé et l’avenir du pays.
    Ils vont donc sacrifier une façade qui était très utile pendant une décennie. Les gens qui ont perdu leurs privilèges pendant cette décennie de Boueflika applaudiront certainement ce départ, participeront à toutes les manifestations, critiqueront le ‘POUVOIR’ sans prononcer les bons noms de ce pouvoir.
    La CISA ne représente certainement pas toutes les tranches de la société Algérienne. Le FFS est absent, les Islamistes sont carrément écartés. L’identité de la CISA n’est pas clairement proposée. Est-ce qu’elle est syndicale? Politique? Associative? Certains diraient que c’était tout ça. Le fait de se poser ces questions, me signifie qu’un travail précédent manquait quelque part, et c’est peut être ce qu’a vu le FFS.
    La manifestation de la CISA ne changera pas le pouvoir criminel, certainement pas. Ce POUVOIR, et je parle du vrai pouvoir, composé par le DRS et l’armée avec toutes les figures composantes. Ce vrai POUVOIR sacrifierait un homme malade avec ses frères, changerait de façade pour nous donner un semblant de révolution rejoignant donc la Tunisie et l’Égypte. Si la CISA voulait vraiment réussir et tamiser ses rangs des opportunistes et des infiltrés, il faudra donc continuer jusqu’à l’effondrement de tout le système. Il faudra constituer une base de principe sur laquelle participeront les vrais opposants au POUVOIR, appeler les représentants du peuple des Islamistes et des nationalistes, chasser les pseudo-opposants de l’initiative. Sans cela, on aura un autre échec sur le dos.
    Vive l’Algérie libre

    SAMY IRIS

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