DzActiviste.info Publié le sam 1 Mar 2014

Ce sont les enfants du système qui enterreront le système

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Notes perso: rares sont nos sociologues et autres intellectuels qui essayent de nous montrer les possibles changements dans le brouillard actuel bien entretenu, surtout avec les mèches qui s’allument un peu partout dans le pays depuis quelques temps déjà, favorisant un immense brasier tant….. attendu ou craint, c’est selon

Nacer Djabi est de ceux la, sa phrase choc « Ce sont les enfants du système qui enterreront le système » est comprétréhensible, parce que le régime a trop tardé à disparaitre et donc forcément n’aura que ses propres enfants en face de lui ou bien pour le succéder, l’affronter ou le tuer, à l’image de Mouamar Kadhafi qui a « su » imposer sa petite personne contre toute la société, son but a dorès et déjà été atteint, il n’y plus de Libye et il y a réel risque de ne plus y avoir de Libye à l’avenir, qu’en est il de notre pays ? REPONSE du SOCIOLOGUE:

Pour le sociologue et auteur, en 2012, d’une étude sur les scénarios possibles pour le changement en Algérie, le pays ratera encore une fois une occasion d’aller vers un nouveau système. Selon lui, l’option du quatrième mandat pour le président Bouteflika peut être expliquée en prenant en considération deux éléments importants. Le premier concerne l’ego du chef de l’Etat qui croit être né pour gouverner. Le second est qu’en face de lui, il n’y a pas d’homme de système disposant d’une légitimité et d’un charisme pour contrecarrer ce projet du 4e mandat. Ce dernier, dit-il, est un message adressé au peuple algérien et qui consiste à lui dire qu’il ne faut pas compter sur l’élection pour changer le système.

– L’officialisation, samedi dernier, de la candidature du président Bouteflika à un 4e mandat a annulé tous les scénarios imaginés auparavant pour le changement en Algérie. Comment expliquer aujourd’hui ce passage en force et cette candidature par procuration  ?

Celui qui pensait que le président Bouteflika ne briguerait pas un quatrième mandat ne connaît rien à son profil psychologique et sa culture politique. Ces deux facteurs sont importants quand on veut étudier la question de la prise de décision. Celui qui pense ainsi ne saisit pas l’évolution du système politique depuis de longues années et ignore l’équilibre des pouvoirs actuel au sommet de l’Etat.

En tant que personne, Bouteflika croit qu’il est né pour gouverner, comme la plupart des gens de sa génération et de sa culture politique. C’est ce qu’il fait depuis l’âge de 24 ans. De ce fait, il n’a pas encore digéré la période allant de 1979 à 1999 qu’il a passée en dehors du pouvoir. Pour lui, c’était une injustice et il est prêt à en punir les responsables, en premier lieu le peuple algérien qui l’avait abandonné en 1979. Il croyait être le deuxième homme dans le régime de Boumediène et ne pardonne pas à ceux qui l’ont éjecté du pouvoir après sa mort.

L’homme ne s’imagine pas en dehors du pouvoir, même pour une minute, et dans cette logique il rencontrera son dieu en tant que Président. Mais le côté psychologique et culturel est insuffisant pour comprendre cette candidature. Ces derniers temps, le système politique algérien ne dispose plus de grands centres de décision légitimes ou d’homme charismatiques en mesure de contrecarrer le projet d’un 4e mandat et de proposer une alternative. Si Bouteflika est faible politiquement et sans légitimité, ceux qui sont en face de lui ne sont pas dans une meilleure situation : ils sont eux aussi âgés, sans légitimité et opposés au changement… Ils étaient, même implicitement, d’accord pour le viol de la Constitution en 2008.

En d’autres termes, ce sont les enfants du système qui enterreront le système, car ils n’ont pas un autre projet politique que de gérer les derniers moments de sa vie. Et cette période risque de connaître des mouvements et des troubles…

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