DzActiviste.info Publié le lun 5 Août 2013

Ces religions, facteurs de guerres avaient elles divisé le monde ?

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jerusalemJ’y pensais souvent à ce texte, et ce soir j’ai pris un peu de temps en allant dans le disque dur de mon ordinateur, j’ai lancé la recherche, en mettant le mot Israël. J’ai obtenu 198 documents que j’ai rapidement parcouru pour retrouver le texte que j’avais écris le 24 janvier 2012 ; je l’avais partagé avec vous et je crois qu’il n’y avait pas beaucoup de réactions. Je l’ai relu et ai décidé de le partager de nouveau. Pour espérer un jour que nous tous, des deux côtés de la barrière, nous sortirons des craintes et des haines mutuelles, sans ressentiments. Je l’avais intitulé Cela me tient à cœur. J’aurai du choisir un autre titre, comme par exemple : Ces religions, facteurs de guerres avaient elles divisé le monde ?
Car à vrai dire aujourd’hui je m’en émeus juste comme le fait un européen ou un chinois par exemple, du fait aussi, que je suis fort loin du lieu où se déroule ce conflit. Et d’ailleurs m’étais- je demandé, pourquoi je ne m’étais pas pris la tête autant pour les noirs en Afrique du Sud, du temps de l’apartheid…étais-je jeune, ou moins conditionné ? Je ne saurai y répondre tout de suite.
Cela me tient tant à cœur…

De quoi souffres-tu ?
De l’idéal intact dans le réel dévasté (René Char)

Cela fait assez longtemps que j’y pense. Et, Que cela me revient en tête. Avec cette envie d’en parler. Surtout après avoir lu encore une fois que dans les rues de Tel Aviv, des jeunes israéliens s’en prenaient sauvagement à de jeunes arabes.

L’Etat d’Israël existe je crois depuis 1948. Sans me laisser influencer et imprégner des lectures de livres d’auteurs engagés, je vais essayer pas naïvement de poser quelques petites questions simples aux amis(es) internautes, de simples questions de bon sens.

Je ne me souviens pas si j’écrivais ces lignes, avant le voyage controversé, en Israël, de l’écrivain algérien Boualem Sansal dont le journaliste A. Merdarci avait dit :
« L’écrivain, plus que l’homme, qui a fait le choix de la fortune de l’oppresseur contre la souffrance de l’opprimé, devra l’assumer face au silence blessé des enfants de Palestine, aux plaies toujours vives et aux décombres de Gaza aux tombes ouvertes. » Ou après.

Voilà donc ce à quoi j’avais pensé.

Pourquoi en tant qu’algérien si je postule pour un visa pour visiter Jérusalem, je ne l’obtiendrai sûrement pas ? Et si par hasard, j’arrive à l’obtenir, pourquoi mes appréhensions et cette certitude que je ne voyagerai pas en ce pays ? Pourquoi ces peurs à l’avance de me faire lyncher dans les rues des villes d’Israël en cas où je ferai le voyage? Car étant de condition modeste, même d’Afrique du Nord, je n’ai pas grand-chose de différend d’un palestinien. Et au regard de ce que vivent les palestiniens, il y a donc des raisons d’avoir des craintes. Même si je sais et essaie de me réconforter en me disant par exemple, que des soldats israéliens avaient une fois démissionné de l’armée de Tsahal refusant de cautionner les massacres contre les palestiniens et qu’il existe un mouvement pacifiste.

L’autre question concerne la passivité ou la compromission des israéliens avec leur armée : pourquoi cette société d’ingénieurs et de personnes très douées permet elle à son armée les massacres de palestiniens, ce blocus de gaza que nous avaient montré les télévisions du monde entier ? Est-ce que ce peuple est conditionné comme ce qui arrive à beaucoup d’autres peuples ?

Si j’aborde ce sujet, c’est que depuis longtemps en occident, en Israël, on considère les arabes, les gens du tiers-monde comme des terroristes. De triste mémoire, les colons français appelaient terroristes les révolutionnaires algériens et traitant de ratons les indigènes.

Certes, en chaque société il y a des bons, il y a des méchants me rétorquerez vous. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac et qu’il existe des tiers-mondistes fabuleux mais force est de reconnaître que c’est l’occident qui use en permanence de la force. Je considère que c’est d’abord aux gens civilisés, instruits, évolués à donner l’exemple dans la recherche de la paix, le dialogue des civilisations ; c’est en occident et en Amériques, que l’on doit plus se sentir concernés par cette famine dans le reste du monde, famine qui tue encore, toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans dans le monde.
Alors il faut qu’un jour cesse cette guerre médiatique et qu’à l’unisson les gens de paix désignent un chat par son nom. Et qu’il faut agir là où il le faut, c’est-à-dire stopper le terrorisme et le racisme des puissants.

A ma grande stupéfaction, je viens encore de lire que la Lybie a été renvoyée au moyen âge par une guerre qui a fait 70 000 morts : il lui a été présenté par l’OTAN une facture de 480 milliards de dollars c’est-à-dire quasiment le prix de la production pétrolière de Lybie les 50 prochaines années. Ce que j’ai de la peine à comprendre alors que des acteurs politiques dans le tiers-monde ont approuvé l’intervention de l’Otan !

AMOKRANE NOURDINE
Boghni le 4 août 2013


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