DzActiviste.info Publié le ven 5 Avr 2013

C’est Pas Demain La Veille…

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les-algeriennes-supporter-femme-algerieParce que le statut de la femme ne cesse pas de faire débat et affaire d’Etat. Et que partout, l’on ne cesse point d’en parler…

Et même, si par pudeur par ici, l’on n’évoque point les relations hommes-femmes, je prends tout de même les libertés de vous flatter afin de trouver, en accouchant de ces lignes, les quiétudes à mon corps enflammé.
Je regrette tant de ne pas partager avec les maghrébines ce que j’ai assez partagé avec les européennes. En ces pays d’exil, il y a les libertés alors qu’en nos pays du Maghreb, il y a encore les interdits et pas du tout d’égalité ; les femmes régnant aux foyers, les hommes maîtres, aujourd’hui contestés, de l’espace public.

En émergeant d’un hiver cruel avec mon cœur noir, pleurant avec les sans-abris, je vis les premiers jours reluisants de la douceur printanière, même si malmenés et encore maussades par l’absence de fleurs, ces filles encore interdites de flâner avec nous dans les rues…

Est-ce que je regrette d’avoir su par mon vécu ailleurs, les bienfaits de la mixité, la douceur de ces femmes égayant l’espace public, adoucissant nos mœurs ?

Qu’est ce qui me prend de dénoncer encore notre mode de vie réfuté des les premières années de notre adolescence, par mes copains et moi ?

Parce qu’à mon sens il y a toujours déraisons à entretenir ce monde d’interdits. Je trouve toujours ridicule le fait de ne pas saluer une belle passante comme on salue un ami, un proche ou un étranger. Si on ressasse que la vie avec les femmes d’un côté et les hommes de l’autre, c’est tellement démodé et aliénant, ici l’on continue à ce mode de vie aliénant, comme si la majorité n’a pas conscience de passer à côté d’un monde de douceur et de bons sentiments.

Des discussions, jaillit souvent les lumières. N’avons-nous pas intérêt à communiquer tous ensemble hommes et femmes sans interdits ? Nous avons tant à apprendre de cette autre moitié de l’humanité qu’il faut considérer avec respect et courtoisie. N’est il point venu le temps de les considérer comme égales de l’homme, pour commencer à sortir du sous développement, des frustrations et de l’arriération ? C’est un défi à relever pour nos sociétés maghrébines pour faire de la terre d’ici un eden comme celui tant envié à l’Occident ….

De Boghni le 5/04/2013
Amokrane Nourdine


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