DzActiviste.info Publié le ven 7 Juin 2013

Chapeau bas à toi !

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Depuis que je l’ai connu, elle n’a jamais cessé d’être fidèle à son poste. J’entendais, émerveiller, son réveil sonner les matins d’hivers et d’étés. Son travail d’enseignante, elle l’avait commencé il y a plus d’une vingtaine d’années, bien avant notre mariage, en 1992. Et aujourd’hui, je ne peux pas dire qu’elle n’a pas été responsable de tout ! C’est elle comme on dit, c’est elle Qui Tient La Baraque. Elle avait longtemps été craintive, ma mère même si bien bonne, n’a jamais été facile.

J’ai toujours admiré ses forces à s’occuper de tout. Me déchargeant même de l’éducation de mes deux garçons qu’elle a toujours mené à la baguette ; ils lui vouent d’ailleurs du respect, comme ils s’apitoient, souvent, impuissants de mes états maladifs permanents.

Je pense que beaucoup d’algériennes sont comme elles. Elles sont nombreuses à se dévouer, à leurs petites et grandes familles. Que serions-nous Vraiment sans Elles ?

Je ne jette pas la pierre à celles qui ont décidé depuis longtemps, de vivre Seules ou Différemment, se libérant de toutes les corvées ; je crois d’ailleurs avoir eu beaucoup de chance de l’avoir rencontré. Ne regrettant aujourd’hui q’une chose, c’est de ne pas lui avoir rendu tout ce qu’elle m’a apporté et donné, dans la vie.

Je ne sais pas pourquoi, nous autres algériens, redoutons toujours et beaucoup cette saine et simple vie, avec toutes celles de notre pays qui nous considèrent et comprennent aussi nos situations ; nous restons, surtout les plus jeunes, toujours à rêver de vies ailleurs. Même si c’est vrai, nos problèmes ici résident le plus souvent dans les moyens dont ne disposent pas beaucoup de nous autres.
Il nous faut garder les pieds sur terre auprès d’Elles. Même si souvent cette hantise de vouloir, changer de vie, vivre autre chose et se surpasser..

C’est du certainement, au fait, pour ma génération, d’avoir été colonisé. Même si cela remonte déjà à très …loin !

Hier ne sera plus.

On était resté nous-mêmes
Sans s’enticher de vie artificielle
On avait existé pour l’utile nécessaire
Et la vie si belle et naturelle
En tous âges
En Kabylie dans nos villages

Et quelle pénible douleur
Toutes ces mues d’aujourd’hui
Obligés à la modernité
Cesser notre vie passée !

Boghni le 7/06/2013
Amokrane Nourdine


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