DzActiviste.info Publié le ven 16 Nov 2012

Cheftek al barah eddour fi elfacebook

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ça aurait pu etre le titre d’une chanson Rai à la Cheb Abdou entre autres que j’apprécie tout particulièrement, et bien je n’en sais rien, je n’ai pas encore eu le plaisir de verifier toutes les sottises bien sympathiques de la planète Rai ( comme dirait notre king Khaled en parlant d’un cheb obscur, cheb Billal pour pas le nomer, devenu entretemps un célèbrissime « mayakhrach » à Marseille et bien au dela, – vaut mieux pour lui qu’il chante, comme ça,il n’aura pas besoin de voler ! na ! – )

si j’evoque ce titre, en fait, c’est parceque je l’ai entendu dans la rue, pas plus tard qu’hier, j’ai voulu le graver sur le blog, je sais ça parait un peu superflu de relayer ce langage de la rue, mais moi, il me plait, le langage seulement, quand à la realité quotidienne de nos concitoyens, et bien, je les plaint vraimant, vivre de la sorte, c’est horrible, c’est une vie monotone à mourir d’ennui, et c’est hélas le cas, c’est pourquoi la harga, le mal vie, le suicide, la drogue, et tuti quanti

en tous cas, le fond de tout cela, c’est le spleen, la vie dure,les frustrations,les rêves impossibles, une volonté de vivre sa jeunesse coute que coute, et d’improbables petites evasions malgré tout, faites de bric et de broc dans une société outrageusement et obscessionnellement conservatrice, au point d’accoucher des avortons nihilistes, des terroristes, j’en passe et des plus nuisibles

alors, faute de mieux, pouquoi ne pas faire de tout cela des melodies ? une musique ? c’etait la realité du Rai à ses débuts avec feu cheikha Rimitti rahimouha Allah durant la colonisation, idée géniale admirablement poursuivie par Cheikha Djenia et bien d’autres bien sur,je me rappelle encore la chanson de Djenia ou elle glorifait son « mec avec le klash », c’etait au temps atroce de la décennie rouge, les années 90,ou elle avait d’ailleurs laissée la vie, une année ou deux aprés celle de son époux et berah ( griot ), cheikh Zouaoui,rahimouhou Allah, tué -involontairement- ? par la gendarmerie nationale

pour revenir aux petits jeunes qui parlaient de Facebook comme on parlerait du café du coin,je me dit que les réseaux sociaux,l’internet réduit à cette seule page (facebabak), toutes ces technologies, sont en fait que de la confiture étalée aux cochons, hacha, mais vraimant, c’est l’image que j’ai spontanément, parceque glandouiller et se rencontrer entre potes du matin au soir dans le quartier tout pourri, et ne pas savoir quoi foutre de la connexion internet au point d’aller suivre ces meme potes sur facebook, excusez moi, je ne peux pas accepter cela, ça dépasse mon imagination s’ils prenaient une gasba ( flutte ) et un gallal ( un petit tambourin ) ou meme en plus excubérant, une trompette de Bellemou, ils s’emmerderaient beaucoup moins !

ah, du coup, j’ai une terrible nostalgie du passé, moi qui a entendu tout récement quelqu’un me dire gentiment zaama, que les Algériens étaient ignorants de leur vraies traditions et religion dans les années Boumedienne pour avoir permis de célèbrer des fêtes de mariage avec des cheikhates Rai -prétendument- obscènes, alors que de nos jours, dieu merçi, nous avons enfin « éradiqué » ce phénomène résidu de la colonisation, j’ai failli m’etouffer d’indignation, je suis sur que c’est encore un frustré, un wahabite qui s’ignore ( assumera facilement au cas ou vous l’accuseriez d’être issu de l’idéologie saoudienne ), et il fait sans doute partie de ceux qui vont au cyber glandouiller sur facebook youtube etc

Cheikha Djenia reviens,la vie sans toi et sans ta poésie bédouine est horrible, malgré toutes ces virtualités technologiques à portée de main, plus personne n’arrive à apporter du vrai rêve,le rêve a été « managé » par les dirigeants charognards capitalistes ( google, facebook, tweeter,youtube etc ) et le troupeau de notre peuple est désormais entre leur mains, en plus du gourdin des é(h)mirs arabes

l’aêreb rassa welli hab i3ich m3ahoum bassa


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