DzActiviste.info Publié le mer 26 Mar 2014

Clan Bouteflika : le bal des hypocrites ! (source LeMatin DZ)

Partager

Clan Bouteflika : le bal des hypocrites ! (source LeMatin DZ)

Telles des vierges effarouchées et paniquées, le clan présidentiel et ses relais n’ont pas hésité, par Ennahar Tv interposée, à lâcher leurs chiens, pour pourfendre et descendre en flammes le président Liamine Zeroual et triturer son bilan. Tiens ! Tiens ! Une station TV privée qui chante la voix de son maître.

La sortie tonitruante de l’ex-chef d’Etat, un général de corps d’armée de surcroit, appelant à une alternance du pouvoir et de faire des prochaines élections présidentielles : Un mandat de transition, a de quoi susciter une levée de boucliers, sans précédent, de la smala de Tlemcen, de ses courtisans et ses comploteurs de l’ombre, de leurs larbins et de leurs baltaguias, et pour cause, le charisme et l’aura de Liamine Zeroual font de l’ombre à un personnage qui s’affirme 2 cm plus haut que Napoléon, ce faisant, la lecture de la philippique audiovisuelle de la télé-Maison-Présidence ne reconnait aucun mérite à ce militaire qui sous son règne l’article 74 de la présidence à 2 mandats s’est fait constitutionalisé pour mieux asseoir les bases d’une véritable alternance du pouvoir et de la démocratie, une œuvre replacée, en 2008, à la case départ par son successeur un civil, assoiffé et en mal de puissance, après une traversée du désert de deux décades au Qatar, en l’abrogeant pour donner libre cours à une présidence à vie pour mieux s’en délecter et s’enivrer du pouvoir et de ses «bienfaits» dont il pensait en avoir été injustement écarté à la mort de son tuteur Houari Boumediène. Juste Dieu ! Un civil plus dictatorial qu’un militaire de carrière. Et, depuis «le Plus dictateur que moi, tu meurs» s’est fait violence. Le côté contempteur du puissant du moment s’est fait jour à Oran par le «Assis-toi Ogresse !» lancé à une femme lors d’un rassemblement, et l’agression d’un professeur d’université dans son campus sont encore vivaces dans les esprits. La probité intellectuelle aurait voulu que soit mis en exergue le contexte, très particulier, tant sur le plan national qu’international de l’époque où tout un chacun refusait d’endosser les charges présidentielles dans un climat d’hostilité tous azimuts : politique, économique et surtout sécuritaire des biens et des personnes, ne l’a-t-on pas proposé en 1994 à l’actuel président qui l’a poliment et en bon calculateur refusé. C’était sans compter sur la sacrée dose de courage et de patriotisme du soldat Liamine Zeroual pour prendre les commandes de cette locomotive Algérie afin de la dégager de cette ornière de dangers présents et à venir. N’est-ce pas ce même Général qui a initié "la loi de la Rahma", initiative du reste qui a ramenée bon nombre de rebelles à déposer les armes et rentrer chez eux, n’est-ce pas ce même homme, tout puissant général qu’il était, qui a démissionné de son poste, devenant l’unique président arabe à en faire autant, il avait tout pour faire pérenniser son règne, mais a préféré s’en aller, la paix dans l’âme, à sa Batna native, et s’occuper de son jardin, de ses fleurs et de s’enivrer de leurs senteurs. Il était loin de se douter, au lendemain de son départ, ce à quoi cette grande Algérie allait se muer, les arcanes du pouvoir sont, tour à tour, envahis par les caudataires du nouvel arrivant, affichant haut et fort l’esprit tribal et régionaliste du désormais impotent président à la motilité sérieusement amochée, presque 17 ministres et autant de cadres militaires, sont issus de Tlemcen, région fétiche de la fratrie Bouteflika, font main basse sur les ministères de souveraineté et autres postes clés de la grande muette. Et le tempo fût donné de faire du pays et de ses ressources un énorme gâteau pour le bal des hypocrites, qui n’en continue pas de défrayer la chronique depuis 15 ans avec ses scandales, sa rapine, ses corruptions ses goinfres, ses danseurs et son drebki de service. Un gâteau partagé selon le degré de loyauté et de puissance aux suzerains visibles et de l’ombre, sous l’œil bienveillant de Saïd, notre duc de Richelieu national. D’ailleurs, le ton goguenard affiché à l’adresse des Chaouias, par l’ex chef de Daïra, propulsé tantôt ministre, premier-ministre, tantôt directeur de compagne de son suzerain de chef, reflète le mépris qu’ont les puissances d’argents mal acquis, ces ploutocrates du marché informel, pour le peuple, le petit peuple. Chemin faisant, des opposants politiques de pacotille, les Benyounès, Ghoul et Khalida Toumi, sans honneur, ni principes, sont amadoués par des OPA, et sitôt la mue faite, en bon ministres qu’ils sont devenu, changent illico-presto de casaques, et chantent à qui mieux-mieux les louanges de leur homme providentiel, dont le QI (Quotient Intellectuel) dépasse de loin celui de Amara Benyounès et son crédo culte « maudit soit celui qui ne nous aime pas. » Glissons ! ils lui doivent bien çà pour leur respectives réussites. Et de compromission en compromission, le pays s’est retrouvé gangrené par la corruption, désormais démocratisée, de la base au sommet de la pyramide, c’est la clé de réussite pour pouvoir se prélasser un jour dans les loges princières du système féodal, que l’on nous propose le 17 avril prochain. Le suzerain de l’un sera la vassal de l’autre, il est à se demander si l’on n’y est pas plein dedans, à voir le serment d’allégeance des serfs de service, des bustes creux du sénat et de l’APN, de l’inamovible Sidi Saïd de l’U.G.T.A, clamant haut et fort leurs support à un 4e mandat, histoire de stabilité, nous susurre-t-on, la stabilité de leurs rangs, leurs statures et leurs privilèges. Même la trotskyste Louisa Hanoune, le cœur à gauche et le portefeuille à droite, semble se plaire en lièvre et s’en accommoder pour livrer bataille à la Don quichotte dans cette course, qui n’en est pas une, le champion est d’ores et déjà connu, cachant mal, en définitive, le but inavoué de couvrir d’un voile pudique de légalité la prochaine élection présidentielle. C’est le résultat des urnes, voyons ! Dans sa dernière lettre au peuple Algérien, Mr Abdelaziz Bouteflika, imbu de sa personne nous invite à lui redonner notre confiance pour qu’il puisse parachever ses grandes réalisations et procéder ainsi à des réformes constitutionnelles sic… Justement, n’est-ce pas cette même Constitution qui consolidait l’alternance du pouvoir qui a été violée par sa personne, pour justement pérenniser son règne ? Les grandes réalisations à 800 milliards sous sa supervision parlons-en ! -La déliquescence de l’Etat et son largage à vau-l’eau, l’anarchie dans toute sa splendeur tolérée pour raison de paix sociale. Hibet el Dawla : La peur de l’agent de l’ordre public, du gendarme et du garde-champêtre n’a plus droit de cité, donnant libre cours au vandalisme de la Res Puplica (chose publique) en toute impunité, c’est le beylik ! – L’attaque frontale contre nos services de sécurités et de ses cadres – La prolifération de la mafia des marchés de l’informel et son corollaire d’évasion fiscale. Des manques à gagner pour le trésor public. Ses concepteurs ont désormais pignon sur rue, font et défont les honnêtes fonctionnaires se dressant sur leurs passage – Le scandale de l’autoroute Est-Ouest qui a coûtée 3 fois son prix initial, et qui n’a pas encore livrée tous ses secrets, et qui présente désormais une multitude de malfaçons, de nids de poule et de crevasses béantes. – Le scandale de Sonatrach et ses dessous de tables, et la fuite inexpliquée de « l’énergique » Chakib Khelil via une petite porte de l’aéroport d’Oran pour échapper aux griffes de la justice. – Le carriérisme ministériel et ses dégâts, des ministres qui n’ont rien prouvés, et que l’on mute, tels des bêtes de somme, d’un ministère à l’autre, promettant monts et merveilles, qui repartent sitôt leurs travail de vandalisme achevé… L’éducation nationale de Benbouzid et ses pléthores d’analphabètes bilingues, Le secteur de la Santé et ses hôpitaux mouroirs, que notre distinguée nomenklatura fuit, pour de bonnes raisons, pour le Val-de-Grâce et Cochin. L’agriculture de Rachid Benaïssa et ses produits du terroir aux prix inabordables pour les pauvres, la queue et les interminables chaines pour pouvoir s’offrir un litre de lait pasteurisé… – La construction de la grande mosquée d’Afrique, un budget colossal, confié à des chinois pour satisfaire une politique de prestige et un caprice personnel. Est-ce l’urgence du moment ? Surement oui, il faut bien donner un nom à cet édifice religieux… Suivez notre regard et l’heureux lauréat est : A.B, il faut bien marquer son nom pour la postérité. – Les signes de richesses inexpliquées n’offusquent plus, encore moins l’IGF (Inspection générale des Finances) – L’ANSEJ et sa gabegie, des crédits alloués sans aucun organisme de contrôle et de suivi – "L’emploi des jeunes" Un vernis moral dont s’est teinté le gouvernement dans son traitement «social» du chômage, quantifié bien en deçà des chiffres réels, une main d’œuvre bon marché, taillable et corvéable à merci, des jeunes besogneux, diplômés pour certains, œuvrant la mort dans l’âme pour une rémunération à consistance d’aumône. Et Dieu seul sait, ce que ça nous en coûtera le lendemain du 17 avril. La plèbe avec ses sans-logis, ses sans-le-sou, ses sans-abris, continuera à vaquer à ses multiples occupations qui lui font la vie dure, son rêve et ses mille espoirs de voir, le droit et le droit de ceux qui sont dans le droit triompher dans un pays de droit, ont été, hélas, spoliés un 5 juillet 1962.C’est tout dire, depuis !

Clan Bouteflika : le bal des hypocrites ! (source LeMatin DZ)


Nombre de lectures: 931 Views
Embed This