DzActiviste.info Publié le lun 29 Avr 2013

Comme ils l’aiment la belle vie ! Comme c’est rageant de la quitter !

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Ils s’accrochent, bec et ongles, ils crient et pleurent, et supplient qu’on les garde encore un peu, sur cette terre dont ils se sont si longtemps sustentés. 

Sauf erreur de ma part, mourir est la seule façon de quitter la vie. En aller-simple.

On meurt à tout âge, de façons diverses et variées. Mais alors que la plupart des gens accepte de partir dans la sérénité, d’autres s’accrochent, pleurent et geignent, et jusqu’au dernier soupir supplient qu’on les sauve.
J’ai entendu dire, dans une ville de l’Est algérien, d’un homme, qui avait galéré toute sa vie, avant de devenir subitement riche, que les médecins lui avaient annoncé, un beau jour, qu’il devait se préparer au grand départ, et qu’il n’y avait plus rien à faire. Le ciel lui tomba sur la tête. Il ne comprenait pas. Il venait tout juste de gagner une fortune, dont il n’avait pas encore vraiment profité. Il tenta tout ce que lui pouvait lui permettre son argent. Peine perdue. Tous les médecins lui confirmèrent l’inéluctable. Alors, sur son lit d’hôpital, entouré d’une foule de parents et d’amis, il éclata en sanglots, et cria à la face de l’assistance: « C’est injuste, c’est injuste ! Normalement un homme riche ne devrait pas mourir. «  Cette histoire a vraiment eu lieu. C’est dire !
C’est dire aussi aussi qu’elle est bien plus répandue qu’on ne croit.  Il n’y a qu’à voir commentent les barons de notre régime dépensent notre argent, dans les meilleures cliniques du monde, pour tenter de gagner un rab. 
Presque tous grabataires, et alors que les pauvres gens, dont ils se sont eux-mêmes arrogés la charge, en faisant main-basse sur leur pays, crèvent de toutes sortes de maladies, dans des hôpitaux mouroirs, eux vont dans les meilleurs établissements de soins du monde, et s’acharnent à rester dans cette vie, quitte à tout essayer, pour gratter quelques instants supplémentaires. Ils s’accrochent de tous leurs ongles, et à l’instar du Monsieur qui ne voulait pas s’en aller, ils doivent penser, eux-aussi, que c’est injuste de mettre fin à leur précieuse vie, dans un pays où d’autres, pauvres, miséreux, et qui ne demanderaient pas mieux que de mourir, de quitter cette pitoyable vie qui est la leur, ont le culot d’être bien vivants, de péter la santé. 
C’est comme ça !
Quand on s’est enrichi de façon malhonnête, ou quand on a pillé tout un peuple, et qu’on a fini par se convaincre qu’on est un être d’exception, on en arrive à perdre la notion de l’essentiel. On ne parvient plus à imaginer que tout le monde doit partir un jour, que des hommes immenses, et qui ont été d’une très grande utilité, pour l’humanité entière, sont partis eux-aussi, simplement, sans faire de bruit. C’est vraiment trop demander à ces gens. Ils s’acharnent à prolonger leur mandat sur terre, pour continuer d’y perpétrer le saccage et l’injustice. 
Mais ils auront beau ruer dans les brancards. C’est peine perdue ! Le train de la mort est d’une exactitude qui ne souffre aucun retard. Quand il siffle, il part ! A l’exacte seconde prévue.
Et celui qui envoie la convocation finale n’est pas du genre à revenir sur ses décisions.
DB


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