DzActiviste.info Publié le sam 26 Avr 2014

Comment Saïdani a-t-il pu se payer ses deux appartements chics à Neuilly et près de La Défense ?

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Comment Saïdani a-t-il pu se payer ses deux appartements chics à Neuilly et près de La Défense ?

Amar Saïdani avait raison de mettre au défi les journalistes de pouvoir déterrer son pactole. C’est que le secrétaire général du FLN n’est pas né de la dernière pluie. Il a détourné de l’argent et il sait où le cacher et comment le dépenser. Après une enquête minutieuse, Algerie patriotique a «recensé» deux appartements de haut standing appartenant à Amar Saïdani dans la capitale française, Paris. Les deux résidences se trouvent dans deux quartiers cossus. FR Image Banner 120 x 600 La première, sise au 15, boulevard Victor Hugo, à Neuilly-sur-Seine, dispose d’une superficie de plus de 100 m2. Le prix de cet appartement luxueux avoisine les deux millions d’euros. En effet, il suffit d’accéder aux sites spécialisés dans le prix de l’immobilier en France pour connaître le prix du mètre carré par quartier ; les tarifs appliqués dans cette banlieue chic de Paris atteignent allègrement les 15 000 euros. Le calcul est simple. Amar Saïdani dispose d’une seconde habitation située non loin du quartier de la Défense, au 36, Résidence Belle Rive. Cet appartement a dû coûter entre 800 000 et un million d’euros. Le total des biens immobiliers du secrétaire général du FLN en France avoisinerait les trois millions d’euros. Notre enquête n’étant qu’à ses débuts, il est fort à parier que nous finirons par découvrir d’autres biens acquis dans l’Hexagone par celui qui, il y a quelques années, fut le troisième homme de l’Etat. Pour gérer sa fortune, le voisin de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni a recours à un homme d’affaires algérien – dont nous tairons le nom pour l’instant – qui se trouve être son pourvoyeur de fonds. Pourquoi ? Comment ? Ce sont des questions auxquelles nous tenterons de répondre dans de prochains articles. Par ailleurs, nous avons appris que la simple notification adressée par le bureau d’avocats parisien de Saïdani à notre site et – vraisemblablement aussi – au journaliste français Nicolas Beau nécessite le paiement d’un émolument d’environ 14 000 euros. Cette somme faramineuse – pas pour Saïdani – ne couvre que les honoraires relatifs à l’ouverture du dossier. L’affaire, si elle devait être introduite en justice, pourrait obliger le plaignant à débourser jusqu’à 50 000 euros. Pourquoi Amar Saïdani serait-il prêt à payer autant s’il n’avait rien à se reprocher ? Il n’est pas malaisé de comprendre que si le secrétaire général du FLN, dont la résidence fait face à la Seine où d’authentiques militants du FLN révolutionnaire avaient été jetés par Maurice Papon un certain 17 octobre 1961, a pu se payer deux somptueux appartements à Paris, c’est qu’il dispose en parallèle de moyens de subsistance énormes. La Cour des comptes épluche le dossier GCA Notre enquête sur le dossier de la passation de marchés contraire à la législation, connu sous le nom de l’affaire GCA, nous a conduits jusqu’à la Cour des comptes qui a été saisie pour statuer sur le détournement des fonds destinés au financement des projets entrant dans le cadre du développement de l’agriculture rurale. Le nom d’Amar Saïdani est intimement lié à ce scandale qui lui a valu, d’ailleurs, une interdiction de sortie du territoire national en 2008. L’instruction avait été ouverte au niveau des tribunaux de Ouargla et Djelfa. C’est dans cette dernière ville que l’actuel secrétaire général du FLN est soupçonné d’avoir pillé l’argent de la Générale des concessions agricoles. Amar Saïdani, qui avait été convoqué à comparaître en juin 2007 par le tribunal de Djelfa, ne s’était pas présenté devant le juge pour s’expliquer sur les quelque 3 000 à 4 000 milliards dilapidés sans aucun résultat positif pour le secteur agricole victime de la vermine. Cet argent aurait été détourné au profit d’un certain nombre de sociétés privées, dont l’une appartenait à Amar Saïdani et qu’il avait fondée pour «prendre sa part du gâteau». Le dossier est entre les mains des juges depuis près de huit ans et Amar Saïdani multiplie les démarches pour se tirer d’affaire. Pour cela, il aura défendu bec et ongles l’autre ancien dignitaire du régime, Chakib Khelil, ex-ministre de l’Energie, dont Algerie patriotique fut le premier média algérien à sortir le dossier du détournement de l’argent du pétrole par des circuits viciés, qu’il qualifiera d’homme «honnête» ; appellera de tous ses vœux à un quatrième mandat pour le président Bouteflika dont le maintien au pouvoir mettra fin – du moins l’espère-t-il – à ses démêlés avec la justice ; proposera carrément la dissolution de la Haute Cour de l’Etat dont la mission constitutionnelle consiste à «connaître des actes pouvant être qualifiés de haute trahison». Amar Saïdani, qui semble craindre que cette instance voie le jour tôt ou tard, réussira-t-il à passer entre les mailles du filet comme Chakib Khelil ? La balle est dans le camp des magistrats de la Cour des comptes qui ont juré de fidèlement remplir leurs fonctions et de se conduire dignement.


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