DzActiviste.info Publié le sam 5 Avr 2014

Communiqué du Bureau National en date du 05 avril 2014

Partager
Ce jour le Vendredi 04-04-2014 s’est tenu la réunion du bureau national du SESS à Oran.
Le Bureau national constate que les autorités Algériennes refusent de se conformer aux lois de la république en bloquant l’enregistrement du SESS.
Après un premier dépôt de dossier le 19-01-2012, un deuxième dépôt a eu lieu le 25 Novembre 2012 après la prise en charge des remarques du Ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale. La durée qui s’est écoulée (16 mois) dépasse largement celle inscrite dans la réglementation (1 mois d’après l’article 8 de la loi 90-14 du 02 juin 1990 relative aux modalités d’exercice du droit syndical). De plus, l’enquête illégale de la police n’a servi qu’à faire gagner du temps et ainsi prolonger l’arbitraire. Le Bureau national demande aux sections de continuer l’adhésion des enseignants et d’activer au sein des établissements universitaires, c’est à la justice et non à l’administration de dire le droit.
Le Bureau national ne peut taire l’état de déliquescence qu’a atteint l’université Algérienne sous les coups de boutoir d’une gestion désastreuse et des effets du LMD qui a détruit la base de l’Université Nationale. Le Bureau national souligne que l’affectation de finances au secteur universitaire sert actuellement surtout à acheter la paix sociale et ancrer des mécanismes de corruptibilité au sein de l’Université. Le nouveau ministre qui avait laissé présager une remise en cause du LMD ainsi qu’une remise en cause de la gestion arbitraire par l’acceptation des élections au sein des établissements universitaires semble avoir changé de feuille de route et s’est installé dans l’accompagnement de la dérive de l’université. L’Université Algérienne est devant le risque d’éclatement surtout que la reproduction du personnel enseignant bute devant les conséquences de l’installation du système LMD. 
Le Bureau national constate que les autorités refusent toujours de traiter les organisations syndicales comme partenaire social comme elles refusent de faire du dialogue, de la concertation et de la négociation, les outils d’une gestion efficace. La gestion de la grève au sein du secteur de l’éducation en est la preuve évidente puisque le refus de négocier pour trouver des solutions à des revendications légitimes a fait perdre aux élèves plus d’un mois de cours.
De même, le Bureau national conscient que la crise au sein du pouvoir pour l’hégémonie risque de faire prendre tout le pays comme otage dans ce bras de fer ou manipulation et contre feux sont légion. Le Bureau national estime que le moment est à l’engagement clair, serein et radical pour que nous puissions laisser aux générations futures autres choses que ruine et désolation que ce soit au sein même de l’université ou dans tous les autres secteurs. Il fait sien l’appel fait par le SNAPAP et la LADDH le 24-03-2014 et se déclare partie prenante de cette initiative.
Le Bureau National se réjouit d’avoir été invité et participé aux travaux de la première Assemblée Générale de la CGATA (Confédération générale Autonome des Travailleurs en Algérie) comme il est convaincu que la majorité des travailleurs Algériens verront dans la CGATA l’instrument qui leur manquait pour s’imposer et imposer les valeurs telles qu’équité, justice sociale et solidarité dans la construction d’une nouvelle Algérie. C’est à ce titre que le Bureau national se porte solidaire des travailleurs de LAFARGE en grève de la faim depuis le 09-03-2014 qui viennent de mettre en relief l’assujettissement des autorités Algériennes devant le Capital Etranger.
Oran le 05-04-2014 
Le Coordonnateur National K. Chouicha


Nombre de lectures: 179 Views
Embed This