DzActiviste.info Publié le sam 30 Nov 2013

COMMUNIQUE SECTIONS LADDH

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Le déplacement de Me Salah Dabouz, Président de la section d’Alger de la LADDH, le 29-11-2013 à
Guerrara pour s’enquérir sur place de la situation ainsi que les différentes vidéo tournées sur place lors de ces
évènements et portés à la connaissance de la LADDH nous incitent à dire que la police nationale ne reconnait
aucune limite quant à la répression des citoyens. Même si les vidéos en notre possession ne montrent qu’une
vision partielle des évènements il n’en demeure pas moins que leur contenu mis en parallèle avec le rapport de
Me Salah DABOUZ indique clairement que les forces de police ont pris fait et cause avec l’une des parties en
conflit allant jusqu’à inciter des Algériens à agresser et lancer des pierres sur d’autres Algériens en leur
assurant la protection alors que leur mission constitutionnelle est de protéger les personnes et les biens de
tous les Algériens.
L’attitude scandaleuse de certains agents des forces de police que ce soit lors du conflit (gestes
obscènes, comportement et propos racistes etc) ou lors de l’arrestation des Algériens Mozabites (jeter de l’eau
froide sur des détenus, les obliger à se déshabiller, les obligés à prendre des attitudes obscènes) laissent croire
que les forces de police Algériennes se comportent comme les forces d’occupation Américaine en Irak
notamment dans la prison d’Abu Ghraib. Le fait de cibler les Mozabites lors des interpellations alors que la
destruction des biens privés, en plus de celle des biens publics, les a touchés particulièrement indique une
démarche de stigmatisation et d’hostilité claire qui répond à une politique de remise en cause de la cohésion
en Algérie.
La LADDH dénonce ce comportement et demande à la justice de faire toute la lumière sur ces
évènements et sur le comportement des forces de l’ordre car plusieurs personnes porteront ces cas devant la
juridiction compétente. La LADDH se fait un point d’honneur de les assister.
La récurrence des conflits entre communautés, si elle relève d’attitudes communautaristes, persiste car
les autorités n’ont à aucun moyen mis au point une politique réelle de concertation avec les deux
communautés pour réduire ce conflit à sa plus simple expression et cela quand elles n’ont pas joué à l’apprenti
sorcier.
La LADDH dénonce cette gestion par des crises qui se répètent et s’alimentent et demandent aux forces
de police d’assumer leur rôle conformément aux lois de la république.
De même la convocation d’Ahmed MANSRI militant de la LADDH à Ksar echallala de la part des services
de police et ce pour le vendredi 29-11-2013 indique que tous les moyens sont bons (convocation un Weekend
et probablement détention durant ce Weekend) pour terroriser les militants de la LADDH surtout ceux qui
persistent à promouvoir le respect des droits de l’homme dans les petites villes où les autorités se sont bien
accommodés du climat de répression qui y règne.
Oran le 30/11/2013 P/ les sections Kaddour CHOUICHA


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