DzActiviste.info Publié le dim 24 Fév 2013

Contribution à l’histoire du pétrole algérien 1er novembre 1954-24 février 1971 (*)

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Hassi Messaoud2Première partie : du 1er novembre 1954 au 18 mars 1962
 
–     Premier novembre 1954: La première découverte pétrolière au Sahara algérien date de 1954, découverte qui s’est faite au moment même où commençait la guerre de libération nationale, ce qui allait poser de nombreux problèmes à la France, et allait décider de l’utilisation du Sahara comme enjeu capital dans la prolongation de la guerre.
 
–       1956 : La politique pétrolière de la France commence à se préciser suite aux grandes découvertes de pétrole à Edjelé en janvier et à Hassi Messaoud en juillet.
 
–    1956 : Constitution de l’Organisation commune des régions sahariennes sous le gouvernement Guy Mollet. L’OCRS deviendra peu à peu un « Etat dans l’Etat », le Sahara séparé de l’Algérie étant érigé en province autonome française à laquelle viendra s’ajouter des états africains : Mauritanie, Niger, Tchad.
 
–       1957 : Refus des Etats d’Afrique noire de participer à la politique saharienne française. Le journal Le Monde rapporte dans son numéro du 19 novembre une déclaration de M. Djibo Bakary vice-président de l’assemblée du Niger : « L’authenticité de la représentation algérienne est une condition fondamentale de la participation sous réserve des territoires de l’Afrique occidentale française à l’OCRS ».
 
–    1957 : Dans le cadre de sa politique saharienne, le gouvernement français tente un rapprochement avec le Maroc et la Tunisie en vue d’obtenir soit leur « coopération », ou à tout le moins leur « neutralité ».
 
–       1958 : Le journal « El Moudjahid », organe de la révolution algérienne, publie dans son numéro 22 du 16 avril un article intitulé « La défense du Sahara reprend le problème en ces termes : …tout l’intérêt économique du Sahara est fonction des possibilités de transport de ses richesses naturelles… ».
–       1958 : Un conseil restreint du gouvernement français étudie un projet de construction d’un pipeline qui acheminerait le pétrole algérien d’Edjelé vers le territoire tunisien.
–       1958 : Réaction du Comité de coordination et d’exécution du FLN par une note adressée au gouvernement tunisien : « Le FLN à l’honneur de préciser sa position en ce qui concerne le problème de l’exploitation par la France du pétrole saharien, notamment par la construction d’un pipeline à travers le territoire tunisien ». Le FLN rappelle sa note précédente de janvier 1958 dans laquelle il avait « attiré l’attention des gouvernements des pays du Maghreb sur la gravité de ce problème, et l’importance que l’Algérie combattante lui accordait dans la guerre qu’elle mène contre les colonialistes français ».
 
–       Discours de Maurice Lemaire rapporté par l’agence française AFP : « Le Sahara représente des réserves de plus de deux milliards de tonnes, et un revenu annuel (pour la France) 1000 milliards de francs… Quant aux ressources du Sahara en gaz naturel elles sont énormes… ».
 
–       1959 : le 21 janvier, un communiqué officiel français annonçait l’accord conclu entre la Compagnie française des pétroles et la Standard Oil of New Jersey, dont ESSO détient 50% des parts. Les Américains foulent de leurs bottes le Sahara, ce qui exaspère l’opinion publique en France qui parle de « braderie du Sahara ».
 
–       Réaction du GPRA : « La guerre d’Algérie asphyxie l’économie française. Le gouvernement français a fait appel aux capitaux étrangers pour une participation indirecte aux frais de la guerre… ».
 
–     1961 : Lors des négociations algéro-françaises, le problème du Sahara revient en force, la France ayant proposé l’autodétermination limitée à l’Algérie du nord seulement.
 
–       Réponse du GPRA : « Opposition irréductible à la partition du territoire national…Le Sahara algérien ne sera pas un nouveau Katanga ! ».
 
–   18 mars 1962 : Signature des accords d’Evian, le Sahara restera algérien, mais des bases militaires françaises seront maintenues pour continuer les expériences nucléaires.
  
A suivre deuxième partie : du 8 avril 1962 au 24 février 1971.
 
* Extrait : « Contribution à l’étude de l’histoire du pétrole algérien, 1ER novembre 1954-24 février 1971 », par Abdelkrim Badjadja et Madani Boubekeur, Université de Constantine, faculté des lettres et sciences humaines, section Histoire, Juin 1971.
Ce mémoire a été déposé, sur leur demande, à la Bibliothèque du Congrès des Etats Unis d’Amérique. Cote :
 
Abdelkrim Badjadja 
Consultant en Archivistique
http://badjadja.e-monsite.com/
 


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