DzActiviste.info Publié le dim 2 Sep 2012

Convention internationale sur la disparition forcée; L’appel de la LADDH à l’Etat algérien

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Mehdi Bsikri 01/09/2012
El Watan

Le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Noureddine Benissad, souhaite «la mise en place d’une commission vérité et justice pour apporter des réponses au dossier des disparus».

Intervenant lors d’une conférence de presse, hier à Alger, M. Benissad estime qu’«il faut reconnaître le statut de victime aux personnes disparues en Algérie durant la période de violences». «Les autorités algériennes doivent également demander pardon aux familles. Le pardon, c’est reconnaître les erreurs. Et admettre la faute, c’est déjà un demi-pardon», juge-t-il. Le président de la LADDH pense dans le même sillage que «rendre justice peut se concrétiser sous plusieurs formes».

«Nous préconisons la justice de transition et envisageons des réparations sans que cela conduise forcément à des poursuites judiciaires. Les expériences dans le monde démontrent que c’est une bonne solution», suggère-t-il. M. Benissad suppose que «l’Etat algérien n’est pas encore prêt à dire la vérité. Mais cela pourrait se réaliser dans approximativement 20 ans par le biais d’un processus».
Toutefois, le président de la LADDH précise que «le dossier des disparus n’est pas clos et ne le sera jamais, tant que le sentiment d’injustice perdure».

Pour cela, il appelle les organisations à former une coalition pour pousser l’Etat algérien à ratifier la Convention internationale sur les disparitions forcées, signée à Paris le 6 février 2007 par 91 pays, dont l’Algérie. «C’est un sujet qui concerne tous les Algériens», souligne-t-il. Dans ce cadre, une pétition sera lancée pour arracher le maximum de signatures.

De son côté, le vice-président de la LADDH, Kamel Daoud, prévient : «Il faut opposer la vérité et la justice pour contrecarrer les velléités du régime qui souhaite instaurer l’amnésie et l’impunité.» Pour lui, «le dossier des disparus est particulier». «Les familles se posent quotidiennement des questions. Si les personnes enlevées sont mortes, alors il faut restituer les corps. Si elles sont vivantes, qu’elles rejoignent leur famille. Tant qu’il n’y a pas de réponses, cela reste un crime contre l’humanité. Et pour les familles, les disparus demeurent en vie», explique-t-il.
Enfin, Noureddine Benissad estime que «le nombre de personnes assassinées durant la décennie noire est sujet à débat, car aucune base ne permet à ce jour de donner un chiffre exact».

Mehdi Bsikri


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