DzActiviste.info Publié le mer 18 Sep 2013

Corruption à Sonatrach. De nouveaux placements appartenant à Khelil et Bedjaoui découverts par les juges italiens

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Hadjer Guenanfa
TSA 17/09/2013

76b6239ab3d59e8abf27801967772898_XLLes juges italiens à Milan poursuivent leurs investigations dans le dossier Sonatrach. « De nouveaux placements effectués par Farid Bedjaoui, Chakib Khelil et ses proches ont été identifiés, il y a quelques jours, à Hong Kong, Singapour, Panama et aux îles vierges britanniques », affirme à TSA Djilali Hadjadj, porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC).

« Ce sont des sociétés-écrans, gérées pour le compte de Chakib Khelil et Bedjaoui par des avocats spécialisés dans les placements ». Selon lui, les magistrats italiens ont pu obtenir ces informations grâce aux révélations de l’ancien responsable de Saipem Algérie qui est toujours sous contrôle judiciaire. « Les autorités judiciaires de Hong Kong ne sont pas très coopératives », souligne-t-il.

Selon lui, Farid Bedjaoui, recherché par la justice algérienne et la justice italienne dans le cadre du scandale de corruption à Sonatrach, a sollicité les autorités américaines pour bénéficier de leur protection. « Il considère qu’elles peuvent lui assurer éventuellement des poursuites judiciaires équitables », affirme M. Hadjadj. Il est impossible de savoir où Farid Béjaoui se trouve actuellement, selon lui. « Les informations sont contradictoires mais nous avons la confirmation que les autorités américaines le savent », assure-t-il.

« Les contacts se sont multipliés ces dernières semaines (entre les deux parties, NDLR). C’est un peu délicat mais il y a un certain nombre d’institutions américaines qui sont intéressées » par ce dossier, ajoute-t-il. Le secteur du pétrole et du gaz est très sensible, rappelle le responsable de l’AACC. « Et cette sensibilité du secteur fait que les Américains soient intéressés », ajoute M. Hadjadj. Pour lui, Farid Bédjaoui constitue une « mine d’or » pour les Américains « comme l’a été Khalifa pour un certain nombre de gouvernements occidentaux ».

Il s’agit d’un homme qui « a été en première ligne dans toutes les négociations et les marchés », poursuit-il. Les Américains veulent connaître « l’étendue de la corruption », précise Djilali Hadjadj qui ajoute : « ce qui les effraie le plus est qu’une partie de cet argent risque d’aller dans le financement du terrorisme. Non pas qu’ils soupçonnent Bedjaoui d’être en relation avec les terroristes, leur crainte est qu’une partie de cet argent puisse aller, par différents canaux, dans le financement du terrorisme ».


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