DzActiviste.info Publié le lun 25 Mar 2013

Corruption : « Représailles contre le dénonciateur ».

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Le kanoun du pouvoir mafieuxCORRUPTION : Lettre ouverte à l’attention de M. SELLAL

M. le premier ministre, Je suis l’ingénieur qui, vers la fin du mois de septembre 2010, alors que vous étiez ministre des ressources en eau, vous a remis en mains propres, par personne interposée, un dossier de faits de corruption impliquant de manière directe la société Française CSM BESSAC , les dirigeants de l’entreprise Hydrotechnique relevant de votre tutelle, et la direction des ressources en eau de la wilaya d’Alger , et indirectement d’autres personnes qu’une petite enquête aurait simplement pu dévoiler.

Je sais pertinemment que vous ne m’avez pas oublié puisque depuis lors et à ce jour, je suis victime de représailles qui sont allées du blocage de mon salaire, au licenciement abusif, et jusqu’à des décisions  de justice prises à mon encontre par inimitié en violation de la loi et visant à me couper toute forme de subsistance.

C’est dire que le dossier « représailles contre le dénonciateur » a fait une avancée considérable par rapport au dossier corruption qui lui, est resté depuis deux ans et demie en statut quo total sinon qu’il a été carrément mis aux oubliettes.

Bien sûr, il n’y a aucune commune mesure avec le dossier Sonatrach ou celui de l’autoroute est- ouest, car il ne s’agit d’après mon humble estimation et pour la partie visible de l’iceberg, que d’une petite somme avoisinant les 200 milliards de centimes détournés ; comparés aux 200 millions d’Euros  du dossier Sonatrach vous me direz que ce ne sont que des broutilles, mais comme une infraction reste une infraction…

Vous me direz par ailleurs que le dossier Sonatrach a été mis en mouvement par le procureur de Milan et que l’Algérie a été obligée de prendre le train en marche, par contre le dossier CSM BESSAC- Hydrotechnique est pour le moment entièrement sous contrôle.

Je vous réponds que ce n’est qu’un leurre, car le procureur prés le TGI de Toulouse pourrait très bien mettre en mouvement l’action publique suite à une plainte contre CSM BESSAC pour évasion fiscale qui émanerait du fisc Français en raison des déficits fictifs déclarés par cette société sur plusieurs exercices entre 2008 et 2011, et par delà déboucher sur les faits de corruption où plusieurs responsables Algériens sont impliqués.

Il y a aussi l’infraction de concurrence déloyale pour cause de réévaluation illégale du marché, qui pourrait être déclenchée par la société ASTALDI le concurrent de CSM BESSAC, et qui aboutira inéluctablement sur les faits de corruption, et là l’Algérie sera une nouvelle fois dans l’obligation de prendre le train en marche.

Aussi le but de ma présente lettre est de vous demander, maintenant que vous avez plus de prérogatives, d’éviter à l’Algérie une nouvelle humiliation et qui passera nécessairement par le déclenchement d’une enquête sérieuse, l’application stricte et sans limite de la loi n°06-01 du 20 février 2006 relative à la prévention et la lutte contre la corruption, et le rétablissement dans mes droits suite au préjudice que j’ai subi dans cette affaire.

Ahmed BOURAHLA, Ingénieur-expert.


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