DzActiviste.info Publié le mar 3 Juil 2012

Crie d’un Citoyen Algérien ….

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Ce pouvoir n’aurait pas eu une aussi colossale faillite s’il avait projeté de perdre !

Indépendance, vous dites indépendance ?

Indépendance et liberté qui a séparé la fille de sa mère à tel point qu’on n’arrive plus à les distinguer ?

Cinquante ans ! C’est toute ma vie, je n’en avais pas une avant et je n’en aurais pas une après ! Quand vais-je vivre ?

Qui de moi ou de mon pays doit pleurer ce gâchis ?

Malgré toutes les explications et supplications, ma fille de neuf ans n’arrivait toujours pas à avaler sa pilule médicamenteuse. Elle la tournait et retournait dans sa bouche jusqu’à ce qu’on lui dise de la recracher avant qu’elle ne fonde.

Il en est de même de cette indépendance qui nous a été confisquée avant qu’on en dispose.

Des héros nous l’avaient offerte et des zéros nous la séquestrent !

C’est quoi cette indépendance qu’on n’arrive pas à définir, à cerner, à libérer et à expliquer à nos enfants ?

Cette indépendance chèrement acquise et bradée à perte (Martyrs, honneur…).

Une indépendance arrachée par des héros morts il y a plus de cinquante ans et séquestrée par les contemporains de ces mêmes héros sous la fallacieuse allégation de légitimité préhistorique ou d’illégitimité historique, je n’arrive plus à suivre !

Imaginez un instant les contemporains de Winston Churchill ou de Charles De Gaulle revendiquer une légitimité historique, une urne bourrée, des avantages sonnant et trébuchants pour leurs descendances, une famille révolutionnaire, celer le fichier national électoral symbole de la souveraineté infranationale à n’exhiber sous aucun mandement pressant ou pressé !!!

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis convaincu que maintenir le sigle du front de libération nationale et hélitreuiller et parachuter un grand corps malade, un soudanais estampillé iranien, pour le mettre à la tête creuse du parti cinquante ans après le départ des François est une certitude pour le système et ses dithyrambistes qu’il y a toujours un peuple à libérer.

A libérer de leur emprise vampirique, s’entend.

Ça, ce serait une libération et quelle libération.

Indépendance de notre liberté, la seule certitude.

Notre liberté est indépendante de notre volonté mais elle est aussi leur prison !

Nos droits sont leurs torts !

La légitimité hystérique est un cordon ombilical. Un cordon ombilical ça se coupe !

Imaginez un cordon ombilical maintenu cinquante ans durant. Imaginez l’état du peuple, du FLN et du cordon ombilical.

« Tab djenanna » Un fruit mûr se cueille ou pourrit et tombe tout seul.

Cinquante ans ! Voilà, pêle-mêle tout ce que je peux vous en dire sans être étouffé par la honte !

Voilà ce qu’en a fait, ce qu’en fait et ce qu’en fera ce système :

Des générations sacrifiées, un socialisme lénifiant, un président assassiné, un autre assis sur la constitution et le discours pour circonvenir l’auditoire toujours sous le coude, des milliards de dollars aspirés, une école au service d’un système, une foire d’empoigne pour pays, des partis apolitique, une société aphone, une télévision au Stalinisme encomiastique dédié à la louange de little Bouddha ! Du pétrole dans la caisse noire, des réalisations de son excellence le président de la république financées par la partie blanche de la même caisse pendant que le peuple dort et rêve d’un applaudimètre en panne. Des assemblées croupions, des élections truquées, des démocrates traqués, une administration alambiquée, asservie et au service du plus offrant, des réussites scolaires, professionnelles, sociales et politiques téléphonées, Le meilleur site plagier du pays érigé en bunker pour la nomenklatura et ses affidés est interdit aux citoyens.

Vingt-cinq mètres de tramway disputant la voie aux piétons et aux véhicules additionnés aux vingt-cinq mètres de métro d’un chantier ouvert quand le pétrole était à dix dollars et achevé parce que le pétrole caracolait à 150 dollars effort national compris. Ajoutez à cela quelques trémies, beaucoup de logements très laids, mais pas tant que ça ! Je vise le nombre pas la laideur ! Ah ! J’oubliai l’autoroute est-ouest ou ouest-est, elle est à double sens, figurez-vous ! Aménageable et améliorable à souhait. Mais le pétrole est toujours là, il sert et dessert un peuple qui se noie dans le bitume, l’essence et le fioul importés !

La prévarication, la hogra, la corruption, la concussion et la médiocrité comme style et l’impunité comme sacerdoce.

Des hôpitaux plus malades que leurs indésirables visiteurs qui risquent, en sus, plus de choper une infection noso-amicale (nosocomiale) que de partir avec le bon diagnostic et l’ordonnance correspondante. En somme des patients très patients mais de plus en plus malades. Un pays livré aux rackets de tous genres citoyens-citoyens, administration-citoyens, politiques-citoyens, politiques-pays…

La chkara (l’oseille) peut mener vers le diplôme, c’est à sens unique.

La chkara (l’oseille) peut mener vers la politique et c’est à double sens !

Un appel à la prière (à la télévision, oui !) interrompt un match de football que tout le monde regarde mais n’interrompt pas un discours que personne n’écoute.

Dieu, le peuple, le football, le muezzin, le président, de grâce, classez-moi ces entités du plus craint au plus important, dans cet ordre.

C’est à qui vous fera payer, le premier, un stationnement sur la place publique ou un bout de plage publique, à qui occupera la chaussée, le trottoir, le jardin, l’entrée de votre immeuble ou de votre commerce pour écouler ses breloques ou ses tomates et ses melons arrosés à l’eau usée. Tout cela sous l’œil torve mais bienveillant d’un Etat qui tremble à la seule idée de survenue d’un printemps hors saison !

Nous avons des droits mais pas le droit d’en disposer.

Nous avons des obligations, mais nous sommes inégalement tenues de nous y conformer.

Nous avons une constitution par président malmenée par tous les présidents.

Nous avons des lois qui ne résistent pas à des… notes !

Nous n’avons que ce qui ne nous sert pas et nous manquons de tout ce qui nous sert à quelque chose.

L’Algérie est une vitrine chic dans une favéla ou un yacht dans un boat-people.

Une indépendance qui a cinquante ans et aucune dent ! Déjà, l’espérance de vie et de règne des dirigeants de ce pays a beaucoup progressé, la note de leurs vrais frais, faux frais et forfaits aussi !

Monsieur le président accomplissez l’ultime B.A : Mettez le Front de Libération Nationale au musée et accolez à l’indépendance le simple mot : Liberté !

source:  Radio Trottoir


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