DzActiviste.info Publié le lun 20 Mai 2013

Débila ? Juste une poupée gonflable de chez Tati !

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 Il n’est un secret pour personne que la télévision française est, entre d’autres, un espace privilégié, voire une chasse gardée de la communauté juive française, ou pour être plus précis celle des affiliés au lobby sioniste français. Ils y sont omniprésents, et y occupent quasiment toutes les tranches horaires. La logique du réseau ethnique y carbure à plein pot. Il arrive même que les plateaux y soient constitués majoritairement de ces gens, depuis le présentateur jusqu’aux invités. On dit que ce réseau pousse la pratique de cousinage jusqu’au personnel technique et administratif. On parle, de manière quelque peu ampoulée, de sur-représentation sioniste dans ces espaces médiatiques. La presse écrite est dans la même situation.

Par contre, la communauté maghrébine, qui doit être trois ou quatre fois plus nombreuse, n’est sur-représentée que dans les prisons, le taux de chômage, les gardes-à-vue, et autres créneaux infamants. Le contraste était tellement saisissant que des initiatives ont été prises pour y palier, avec des idées par très nettes derrière la tête. A chaque fois on a fait en sorte de montrer qu’on faisait de la discrimination positive, pour pousser ces boulets maghrébins vers la notoriété, pour combler le vide de vide. Et à chaque fois, les veinards et les veinardes ne servent que d’animaux de foire, qu’on montre, pour démontrer à tout le monde, tout en jouant aux grands seigneurs, que ces maghrébins qui geignent et qui renâclent ne sont bons à rien d’autre qu’à amuser la galerie. Dans le meilleur des cas.
Et ainsi, alors que la société française regorge de maghrébines de très haute tenue, dans tous les domaines, c’est Rachida Dati et Fadila Amara qui ont été choisies par Sarkozy pour représenter leur communauté d’origine. Nous savons ce qu’il en fut, de leur accession aux hautes charges de l’Etat qu’elles ont assumées. Quelles pathétiques modèles elles furent ! Dati est devenu le porte-manteau des grandes marques, en plus de se vautrer dans des attitudes qui nous ont donné envie de rentrer sous terre, et Amara a joué le rôle de la fatma qui brise ses chaînes, juste pour faire marrer dans les chaumières. Elle a réussi l’exploit de faire tomber de rire des millions de téléspectateurs, lorsqu’elle lâcha son fameux: « Il faut arrêter de battre son poulpe ! « 
Sarkozy, qui les avaient choisies, l’une et l’autre, aurait voulu rabaisser encore plus qu’elle ne l’était, l’image des Maghrébins de France, qu’il n’aurait pas agi autrement. A croire qu’ils les a choisies avec un soin d’éboueur qui cherche dans les poubelles.
Ces derniers temps, les mêmes intentions chafouines se redéploient à la télé française, pour mettre d’autres représentantes de la communauté maghrébine sous les feux de la rampe. Et ainsi, d’outrance en démesure, à croire que rien n’était assez avilissant pour cette communauté que ces vedettes à rebours représentent malgré elles, l’opération a tourné au défilé des horreurs.
Il faut vraiment être de mauvaise foi, ou idiot profond, pour ne pas voir la grossière manipulation, avec ses grosses godasses. Ce spectacle affligeant, et qui revient en boucle, cherche visiblement, et délibérément, à nous rabaisser, à nous humilier, à nous injurier.
Il n’y a plus de limite à ces shows grimés d’intention ludique, qui font comme si de rien n’était. Tout est mis à contribution, pour des objectifs inavoués, où en plus de déchaîner une haine débridée contre nous, ils trouvent des trucs pour nous avilir, pour nous rabaisser. Les noyaux de décision où a été mise en branle cette méthode ont mis le paquet. Ils ont soigneusement cherché notre talon d’Achile, notre point faible, là où ils nous feraient le plus mal, et ils l’ont trouvé. C’est notre sens de l’honneur, souvent exacerbé, pas toujours raisonnable. Et ils se sont servis de nos femmes, du moins croient-ils que ce sont les nôtres. Ce qui est totalement faux, puisque dans notre imaginaire collectif, elles ne sont plus des nôtres. Nous en avons honte, parce que nous savons qu’elles nous sont imputées, contre notre gré. Pour nous, elles ne sont plus de chez nous. Elles ne sont de nulle part de toute façon, ces malheureuses. Juste des épaves identitaires, qui cabotent de port en port, de bordel en partouze, et qui s’offrent le luxe un peu comique d’avoir honte de leurs propres origines. Si elles savaient combien nous le leur rendons!
Ces femmes légères qu’on surexpose, ces Nabila et autres lobotomisées du même genre, qui défilent sur nos écrans, les unes après les autres, et qui se vautrent dans la plus inimaginable bêtise, qui se trémoussent du popotin, qui déversent leurs mamelles , et qui disent des camions à chaque fois qu’elles ouvrent la bouche, sont notre plaie, même si nous n’avons plus rien de commun avec elles. Mais tout est fait pour rappeler aux téléspectateurs que ce sont bien des maghrébines. Et elles, qui ont souvent tendance à se choisir des prénoms qui font oublier leur origine, ont gardé pour la circonstance ceux que leurs parents leur avaient donné. Tout est fait pour fixer l’imaginaire sur la Fatma salope, qui se prête à tous les caprices, à tous les fantasmes.
Ceux qui sont sur-représentés dans les médias français, dans le beau rôle, bien sûr, et qui savent plus que quiconque ce que l’image veut dire, ce qu’elle véhicule de non-dits, on réussi à se faire oublier, en surexposant les putes de l’ennemi atavique, celui qu’ils haïssent.
Nous devrions nous bouger un peu, pour faire savoir à ceux qui l’ignorent, où qui feignent de l’ignorer, que nous n’avons rien de commun avec toutes ces caricatures de la vie. Elles ne sont que le propre produit de ces mêmes médias, qui cherchent visiblement à forcer le trait, pour que celui qu’ils lancent nous atteigne en plein cœur.
Pour ce qui nous concerne, et pour ceux qui nous connaissent et nous respectent, nous ne sommes pas comme on cherche à nous montrer. Il y a de tout dans notre communauté, comme dans n’importe quelle autre, mais généralement, nos femmes, nos filles et nos sœurs sont à l’opposé des Nabila aux gros nichons. Que nous soyons pratiquants ou non, la pudeur et la réserve sont celles de nos valeurs les plus présentes dans nos tempéraments, et dans notre vie de tous les jours.
D.Benchenouf


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