DzActiviste.info Publié le sam 27 Oct 2012

DÉCLIN DES GISEMENTS DE HASSI MESSAOUD ET HASSI R’MEL ! POURQUOI …? (1ére partie)

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M. LEFHEL

 

Il s’avère juste que les  gisements de pétrole et de gaz des champs Sonatrach découverts durant l’ère coloniale sont en déclin avancé pour diverses raisons, par déplétion naturelle et/ou provoquée (…), par manque de suivi quotidien d’entretien des puits de production et d’injection, de supervision des opérations de maintenance (Work-Over, Snubbing, coiled Tubing, Wire-Line, Well Testing…), de réalisation  des opérations spéciales (Acidification, Fracturation, …, etc.), et surtout de marginalisation des compétences poussées à l’exode durant le nuisible règne du clan CHAKIB Khelil.

La planification des opérations d’ingénierie de la production se faisait mal pour nos puits fatigués, malades en baisse de rendement, en panne et accidentés, bouchés par des dépôts de sel, de sable, d’asphalte, de minéraux et sédiments, corrodés et érodés, ainsi a commencé la déplorable chute de production d’hydrocarbures depuis longtemps dans les champs pétroliers et gaziers, pourtant Sonatrach Spa avait les moyens financiers pour y remédier à temps !

Comment est-on arrivé à cette désastreuse situation …?

L’ère du tandem CHAKIB Khelil / MEZIANE Mohamed (2000/2010) a été l’outil destructeur portant un coup fatale au dispositif productif de Sonatrach consécutivement à sa gestion dictatoriale, incontrôlable et impunie qui engendra la fuite des compétences vers d’autre horizons, rendant quasi générale la dépendance de l’entreprise Sonatrach de l’étranger pour l’approvisionnement en équipements et pièces de rechange, brisant la gestion de la maintenance assistée par ordinateur en réseau, gelant les formations dans les métiers de base d’Opérateurs, de Techniciens et d’Ingénieurs, opérant la démotivation salariale du collectif et le privant de plan de carrière. La mort programmée de Sonatrach orchestrée en cousu main par ledit tandem a été  belle et bien réalisée et ce, au détriment des hauts intérêts de la Nation.

Connaissant les lourdeurs et lenteurs des procédures de travail appliquées à Sonatrach, pragmatiquement, il est bien tard à présent pour pouvoir sauver ce qui peut être encore sauvé, néanmoins l’entreprise doit engager dans des efforts de sursaut pour essayer d’arracher un timide début de redressement intra-muros et éviter la destination gouffre.

Pour viser l’amélioration rapide des suivis quotidiens de maintenance et d’entretien général des puits, et l’utilisation efficiente étudiée de type de récupération traditionnelle ou tertiaire adéquate pour chaque cas (injection d’eau, gaz miscible, opérations spéciales, enfouissement du CO2…, etc.) que Sonatrach pratique mal sur ses champs au vu des très coûteux négatifs résultats connus présentement,  essayer vainement d’augmenter le taux de récupération qui n’est actuellement qu’à 15% à Hassi Messaoud et à moins de 20% dans la majorité des champs en déclin dans les mêmes taux, il est primordiale pour Sonatrach, de faire réviser annuellement les plans de développement des régions productives du sud par la division de Sonatrach Activité Amont : le PED (Petroleum-Engineering-Development), le grand absent dans la débâcle de l’essoufflée Sonatrach Spa !!!

Quel dommage et quelle perte pour le pays que soit suivis actuellement la majorité de nos gisements de pétrole et de gaz par les partenaires étrangers seul ! PED, ou-es-tu ???

L’intervention rapide de spécialistes algériens aidés par des étrangers est fondamentale pour sauver le feu en la demeure, qui une fois venus à la rescousse, ces derniers sauront prendre les décisions utiles sur des critères fondés sur lesquels ils appuierons les urgentes opérations de suivi et de maintenance à engager rapidement pour les puits souffrants, et prodiguer le choix de thérapie pour chaque type de déclin desdits champs, particulièrement pour ceux de Hassi Messaoud et de Hassi R’Mel. Ce n’est qu’après que viendra la recherche à développer les champs  périphériques par moyens propres pour améliorer la production de pétrole brut et de gaz de la vache laitière en sevrage avancé, Sonatrach Spa en l’occurrence.

Les prémices et signes d’un ruineux déclin :

 A la lecture des PV de l’année 2012 des partenaires de la Chaine Gaz GR1/GR2 42’’/48 ‘’ (composée de Sonatrach et ses partenaires étrangers), selon les données prévisionnelles de réalisation et d’injection de gaz dans certains gisements du sud, l’analyse technique confirme que pas mal d’anciens gisements sont en déclin par déplétion naturelle et/ou provoquée par baisse de pression de fond et de tête des réservoirs, par erreurs fatales commises dans le management l’ingénierie et développement, par manque de suivis et de maintenance des puits producteurs dont l’incompétence et le laisser aller des managers !

En tête du peloton vient le gisement de Hassi Messaoud présentant actuellement une forte montée de GOR (Gaz/ Oil Ratio, le rapport Gaz/Huile), induisant une baisse de production d’huile et une forte montée de production de gaz, alors que c’est l’inverse qui est recherché dans l’exploitation correcte des gisements, d’ailleurs ce qui arrangerai au mieux les intérêts du pays confronté à de multiples difficultés, politique, économique et sociale …)

Quelle solution pour cette inattendue fatalité …?

Point l’option gouvernementale cherchant précipitamment en cachette à développer l’exploitation  de gaz de schistes en Algérie alors que le sujet fait polémique en Europe et au Canada car posant autant d’interrogations, environnementales, écologiques, économiques et politiques que de risques majeurs dont la pollution de la nappe phréatique albienne et surtout, le coûteux prix d’un forage de puits de schistes qui revient à environ 30 millions de dollars, alors que celui d’un forage de puits de pétrole conventionnel revient à 6 millions de dollars !

 

L’exploitation des gaz de schistes tant convoitée par le ministre de l’Énergie et des Mines, M. Youcef  YOUSFI en l’occurrence, exige la maîtrise de la haute technologie qui nous échappe et l’investissement dans des équipements très coûteux  qu’on  n’a jamais vus encore ici, alors que la pauvre riche Sonatrach peine à acheter de manière régulière les médicaments pour la grippe saisonnière de ses puits  malades et traumatisés. Allez chanter ailleurs cette  chanson pour le moment !

 

La considérable baisse de production connue par les susdits champs poussa Sonatrach précipitamment à chercher à colmater un manque à gagner national par des effets d’annonce à laUNE’ auprès de la presse locale et étrangère, tel que l’entretien de son PDG publié lundi 28 mai dans le journal gouvernemental El Moudjahid, indiquant que le groupe pétrolier public algérien Sonatrach prévoit d’investir 68,2 milliards de dollars entre 2012 et 2016, sans présenter de schéma organisationnel adéquat, ni la liste nominative des hommes qui auront la lourde charge de cette mission hautement stratégique pour le pays.

En effet, nommé à la tête de Sonatrach en Septembre 2011, M. Abdelhamid ZERGUINE déclarait au dit journal que les investissements prévus pour 2012/2016, nous confortent dans l’idée que Sonatrach est un groupe de grande envergure qui continue de se développer !!!

Cette somme sera répartie comme suit: 82% seront destinés à l’Activité Amont (Exploration et Production), 9% pour l’activité Aval (Raffinage) et le reste pour l’Activité Transport par canalisations, a ajouté M. ZERGUINE.

Tandis que l’élargissement du portefeuille des activités de l’exploration est passé de 30 périmètres de recherche en 2011 à 57 périmètres de recherche et 15 de prospection en 2012, selon M. ZERGUINE. Le groupe prévoit 79 périmètres de recherche à l’horizon 2014.

Les recettes enregistrées durant l’exercice 2011 ont été de 72 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 29% par rapport à 2010, a-t-il ajouté, sans qu’il ne parle de la dévaluation du Dinar sur le cours mondial, ce qui a induit forcément ce maigre résultat.

Déclarant fièrement aussi que, l’Algérie est le 2éme fournisseur de gaz de l’Europe après la Russie et son 13éme fournisseur en pétrole, mais évitant de parler de l’amer  remède concocté à Sonatrach pour pallier au récurrent manque de bouteilles de gaz butane dans les zones rurales pour l’hiver prochain et du chimérique et hallucinant projet de développement du programme d’élargissement du gaz de ville aux malheureux et malchanceux citoyens dont certains attendent l’arrivée du flux gazeux dans leurs foyers depuis l’indépendance du pays.

 

Quel plan de développement pour le Champ de Hassi Messaoud ?

On vient de connaître récemment que pour accroître vite sa production de pétrole, la stratégie mise en œuvre par Sonatrach c’est de chercher à développer les gisements périphériques à Hassi Messaoud. D’ailleurs la société pétrolière vient de lancer un appel d’offres en juillet 2012 pour la réalisation d’une étude concernant le développement des champs situés à proximité du gisement principal de Hassi Messaoud, répartis comme suit :

– Périphérie sud : champs de Hassi Guettar (HGA), Hassi Guettar west (HGAW), Hassi

Khbiza (HKZ), Hassi Terfa (HTF) et Hassi D’Zabat (HDZ)

– Périphérie nord : champs de Rhourd Chegga (RDC), Garet Benchentir (OL)

– Périphérie est : champs de Bhiret Aissa (BRA) et Draa Eddaoui (DAD)

Le développement de ces gisements périphériques envisagé, vise à trouver des réserves additionnelles au principal gisement de Hassi Messaoud qui est en train de décliner vertigineusement, mais sans qu’un des traitements cités plus haut  (moins couteux à l’époque) ne lui soit prodiguer à l’époque ! Sonatrach dans son appel d’offres n’a fourni aucune indication concernant le potentiel desdits gisements !

On sait seulement qu’en 2004, la société algérienne des hydrocarbures Sonatrach a annoncé avoir réalisé une importante découverte d’huile dans la région de Hassi Dzabat, au nord-est de Rhourd El Baguel, suite au forage du puits de Bhiret Aïssa-1 (BRA-1) réalisé dans le bloc 427. Sonatrach indiquait que les réserves en place de cette nouvelle découverte sont de l’ordre de 360 millions de barils.

Pourquoi Sonatrach a laissé tout ce temps pour essayer maintenant de développer avec moyens propres des champs découverts il y a presque 10 ans ? La réponse réelle est (pour que les ex et présents managers de Sonatrach et sa Tutelle ne rendent pas de comptes au peuple de leur catastrophique gestion des gisements pétroliers et gaziers). Cacher le soleil avec un tamis n’a plus cours en ces temps qui courent dans le monde de la haute technologie ! MOUSTAHILE ANGATIW ESSAMCHE BEL GARBALE YA SI EL PDG DE Sonatrach !

Quel plan de développement pour le Champ de Hassi R’Mel ?

Selon une source étrangère spécialisée, la production de gaz naturel est en déclin en Algérie. L’important champ de Hassi R’Mel, l’un des principaux gisements avec celui de Hassi Messaoud qui fournit l’essentiel du gaz exporté, s’épuise et entre dans sa phase de déclin.

Une mauvaise nouvelle pour Sonatrach qui du coup, pour pallier à ce manque de débit, la société nationale se tourne vers les gisements découverts essentiellement au sud-ouest du pays et opérés en partenariat avec des groupes gaziers étrangers, ils seront pleinement productifs à l’horizon 2013-2015, précise la même source.

Il s’agit, des champs de Touat, d’Ahnet, de Timimoune, de Reggan, Ain Salah à cela s’ajoute le champ de Hassi Mouina. Il reste à savoir si ces sources de gaz supplémentaires sont à même de maintenir la production algérienne qui table sur un rythme d’exportation fixé à 85 milliards M3/an à l’horizon 2012/2013, sans oublier la demande locale en constante augmentation ! Nous sommes à présent à environ 52 Milliards de mètres cubes d’exportation.

Hassi R’Mel qui était un pôle économique international et une fierté des réalisations de la Sonatrach et de la nation algérienne, chute, parce que l’équipe CHAKIB a installé une bande de mafiosi comme managers pour gérer cette région livrée à volonté au laisser-aller.

Les compétences ont été marginalisées, les départs massifs en retraite et en exode se sont accentués, le sauve qui peu fait encore rage ! Des agents partis de Sonatrach font actuellement des merveilles dans d’autres entreprises internationales, car bien considérés et bien rémunérés.

Est-ce que c’est normal d’isoler une compétence reconnue, alors qu’il fallait l’encourager afin de faire profitez l’entreprise de son expérience et de l’aider à implanter les bonne habitudes, la discipline, et entourer des futurs cadres afin de les guider et les former sur le terrain en leur transférant son expérience et savoir faire. Isoler ces compétences sous différents prétextes fallacieux, est complot contre l’entreprise et la nation. Le seul objectif de cet acte était de mettre davantage l’entreprise nationale Sonatrach Spa à genoux, chose faite par le clan CHAKIB à travers l’instauration au départ de sa bourse de l’emploi en Oct. 2001 à Sonatrach.

Quel plan de développement pour les Champs périphériques ?

Pour donner l’un des  meilleurs mauvais tristes cas de développement à l’algérienne de champs périphérique,  il est incontournable de citer celui de Rhourd El Baguel, bradé sans pitié dans un passé récent par le management de Sonatrach aux multinationales et dont des quotidiens de la presse nationale écrite et électronique ont fait de fracassantes révélations dans un passé récent sur le sujet, et que Sonatrach cherche à développer maintenant sous l’égide de son vice-président Amont M. Said SAHNOUN entouré d’un nuisible clan, auteurs de la ruine des Associations de Sonatrach.

BP, après 15 ans de partenariat infructueux avec Sonatrach (Groupement SONARCO), a renoncé volontairement à l’association en quittant Rhourd El Baguel le 31/12/2011 en violation des dispositions contractuelles figurant dans le contrat de partage de production du  16 Février 1996, notamment l’article 38. Mais le management Sonatrach a laissé faire … ! ?

BP a quitté Rhourd El Baguel sans construire l’usine de GPL (pourtant une clause contractuelle !) coûtant presque un (01) milliard de dollars US actuellement- elle devait traiter une capacité de gaz de 20 Millions de standards mètres cubes/Jour, Sonatrach a laissé faire …! ?

BP est parti du champ ruiné en fournissant qu’une indemnisation de toc au pays, Sonatrach a laissé faire !, etc.

QUE FAIRE DEVANT CE DÉSASTRE NATIONAL COUSU MAINS …?

Meurtri dans l’âme, il ne reste plus pour ce pillé pays qu’à mettre Sonatrach Spa en vente aux enchères publiques et forcer le peuple comme on a l’habitude de le faire, à revenir à la vocation paysanne de ses ancêtres, l’élevage et l’agriculture de campagne, pratiqués en ville, une nouvelle option qui trouve pas mal de partisans, même à Alger la capitale du pays meurtri …!!!

Quant à l’hypothéqué et noir avenir des générations futures d’algériens et d’algériennes, appel est lancé auprès de qui de droit pour le revoir, afin de le reconstruire autre que dans le sulfureux mixage HARGA / HOGRA d’une grande frange de jeunesse algérienne humiliée et méprisée et ce, en renationalisant les recettes des hydrocarbures au profit de la Nation algérienne, et non pas d’une quinzaine (15) de barrons comme on dit depuis longtemps ..!

 M. LEFHEL

 


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