DzActiviste.info Publié le ven 22 Nov 2013

Des fossiles sans lendemain

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NOTRE SUPPLÉMENT ÉCONOMIE AVEC LA COLLABORATION DE «MAGHREB EMERGENT»

par Salim Rabia, Le Quotidien d’Oran, 19 novembre 2013

Ce diable d’Al Gore. Depuis qu’il a raté la présidence – au profit de George W Bush – plus à cause des algerie-petrolemachines à voter que des votants, il s’est reconverti dans les idées écolo-catastrophiques. Il a même un fait un film – d’horreur – sur l’environnement. Effet de serre, réchauffement climatique, que tout cela paraissait loin de l’Algérie avec ses dirigeants à l’optimisme fossile indécrottable. Ceux qui, en Algérie, tentait d’imposer un débat sur le gaz de schiste n’ont pas fait le poids. Balayés par l’optimisme fossile qui fait la folie automobile algérienne. Sachons-le, nous dépensons en automobile, pièces détachées et carburant (importé) presque autant que l’ensemble de nos importations en 2002. Et avec une insouciance stratégique terrible, on continue. Jib Elouto, sahbi ! Et les autoroutes qui vont avec, les pièces détachées et le carburant ! Et pas question d’imposer aux chers importateurs de proposer obligatoirement des voitures avec un kit Gpl ! On est pour la liberté de consommer et de commercer ! C’est Hallal, comme disent les autres ! Et puis, ils nous l’ont dit : ne vous faites pas de mouron, on a encore du pétrole, du gaz et on aura du schiste et on trouvera l’eau qu’il faudra. Tout baigne ! Al Gore peut continuer à faire des films d’horreur, on ne bougera pas ! Sauf, qu’il y a un hic. Un gros ! Ce ne sont plus les braves écolos sympas qu’on n’écoute jamais qui viennent bousculer notre optimisme fossile. Non, ce sont des investisseurs, des gestionnaires de fonds assis sur des trillions de dollars qui s’en mêlent. Ce sont des gens froids. Ils savent compter, spéculer y compris sur la chute des Etats. Ces gens-là s’adressent aux majors pétroliers en leur disant qu’ils vont dans un mur à continuer à investir dans les ressources hydrocarbures fossiles alors que celles qui sont disponibles ne seront pas consommées. Bref, le placement dans les grandes entreprises pétrolières devient risqué ! Un placement aussi toxique que les émanations du diesel, comme le confirme l’OMS ! Et nos plans radieux sur la comète schiste en prennent un coup. De quoi descendre normalement de voiture, de mettre pied à terre et de se mettre à réfléchir. Sauf si la pathologie de l’automobile a causé des dégâts, irréversibles, dans les têtes, il serait temps de démaquiller le fossile… Et peut-être d’écouter Al Gore annonçant le dégonflement dramatique de la bulle carbone. Et de regarder, plus sérieusement, du côté du soleil.
Un débat sur la «bulle carbone» bouscule les certitudes fossiles algériennes

par Oussama Nadjib

Des fonds d’investissements internationaux qui pèsent lourd mettent en garde contre le risque d’une «bulle carbone». De quoi ébrécher les «certitudes fossiles» des responsables algériens.

L’économie algérienne est connectée au monde de manière presque exclusive par les ressources hydrocarbures, par les ressources qu’elles procurent et les importations qu’elles permettent. Les dirigeants du secteur pétrolier, comme cela a été montré lors de la convention sur l’énergie organisée par le FFS, continuent de proclamer leur « foi » dans l’avenir de l’énergie fossile. Ils adhérent essentiellement aux thèses globalement dominantes de la dernière décennie sur la poursuite de la croissance de la demande en énergie fossile au cours des 20 prochaines années, période où les prix du pétrole devraient demeurer élevés.

Or, ces certitudes tranquilles commencent à être battues en brèche, non par des écologistes, mais par de puissants groupes financiers (investisseurs, fonds de pension) pesant des trillions de dollars qui mettent en garde contre la « bulle carbone ». Une alerte relayée, au début de ce mois, par Al Gore, l’ancien vice-président des Etats-Unis qui affirme que le monde va vers la « plus grosse bulle financière jamais vue dans la finance ». Ces investisseurs de poids alertent sur le risque d’investir pour des ressources qui seront inexploitables et resteront des réserves de combustibles fossiles non utilisables (en anglais : unburnablecarbon). Les investissements en capital dans les entreprises pétrolières – qui représentent jusqu’à 30% des actifs boursiers – risquent de devenir aléatoire du fait de la conjugaison des politiques de limitation des émissions carbones et une croissance mondiale basse. Un message pris au sérieux par les compagnies pétrolières, même si elles ne s’expriment pas sur le sujet, mais aussi par les grandes banques.

VERS UN RALENTISSEMENT DES INVESTISSEMENTS
Ces mises en garde récurrentes annoncent, à moyen terme, un consensus sur le ralentissement des investissements dans le secteur des hydrocarbures. Les gestionnaires de fonds d’investissements importants intègrent désormais le fait qu’il serait désormais impossible de consommer les combustibles déjà comptabilisés en actifs sur les bourses financières sans dépasser le seuil fixé par la communauté internationale d’une hausse de deux degrés centigrade de la température moyenne globale d’ici 2050. Au-delà, les scientifiques évoquent des scénarios catastrophiques pour l’humanité avec des milliards de personnes privées d’eau potable et une agriculture impossible dans certaines régions.

Le message fondamental réitéré est lourdement significatif : les réserves prouvées d’énergie fossile (charbon, pétrole et gaz) sont déjà plus importantes que ce que peut l’atmosphère peut absorber si l’on entend respecter un réchauffement global inférieur à la limite maximale de 2°. De ce fait, les combustibles fossiles non-utilisables ne correspondent plus à des actifs réels et pourraient se transformer en non-valeurs, en passifs financiers. D’où la « bulle » sans précédent annoncée par Al-Gore dont l’éclatement serait plus dévastatrice que la grande crise financière de 2008. Le fait nouveau et remarquable est que ces alarmes sont le fait de financiers qui écrivent directement – et publiquement – aux grandes compagnies pétrolières pour les mettre en garde contre un excès d’investissement dans les énergies fossiles. Et, ainsi que le constate un économiste algérien, « en la matière ce sont les analyses financières qui sont décisives, le reste n’existe que pour les légitimer ».

DES PLANS SUR LA COMETE SCHISTE
Du coup, l’optimisme fossile des responsables algériens et les plans sur la comète schiste pourraient être rattrapés par ce nouveau « consensus » qui se met en place. Et redonne une pertinence économique et stratégique aux énergies renouvelables qui, ainsi que l’a souligné, TewfikHasni, expert en énergie et ancien vice-président Aval de Sonatrach, à la web radio de Maghreb Emergent, sont en train de devenir l’alternative aux hydrocarbures fossiles dans le monde et plus particulièrement dans les pays développés. Elles devraient peser pour 80% dans le mix énergétique de ces pays développés dans les années 2040. Pour lui, il est urgent d’aller vite dans ce créneau afin d’exporter de l’électricité verte vers le marché européen. « Elle peut être sa future source de revenus à la place du gaz naturel, quand les réserves se seront asséchées ». Mais, Sonatrach qui doit investir ce créneau, « doit donner dès maintenant des signes au marché européen que nous pouvons être présents au rendez-vous ». Le débat ouvert dans le monde sur la « bulle carbone » est un argument de plus. Pour Tewfik Hasni, c’est une combinaison du gaz et du solaire qui est la solution. Cet expert a évoqué un coût possible de 10 dinars le kilowattheure produit à partir du solaire combiné à du gaz récupéré sur les torchères du sud. Le cout actuel du kilowattheure conventionnel serait de 6 dinars. Un écart, relativement peu important, qui justifierait l’investissement alors que les probabilités d’un recul des investissements des grandes compagnies dans la prospection dans les hydrocarbures fossiles deviennent de plus en plus fortes.

Les coûts faramineux de la folie automobile en Algérie

par Yazid Taleb

La frénésie d’achat d’automobiles des Algériens s’est accentuée au cours des trois dernières années. Combien coûte-t-elle ? Ici, une tentative d’estimation qui ne tient pas compte des conséquences nombreuses et considérables sur la vie des Algériens que certains qualifient de « pathologie de l’automobile ».

Le coût économique de la frénésie de l’achat automobile, pour être mesuré de façon aussi complète que possible ,devrait prendre en compte non seulement les coût directs liés aux achats de véhicules,de pièces détachées et de carburants mais également les coûts « implicites» inhérents au caractère fortement subventionné des prix des carburants en Algérie. Il devrait également tenir compte d’un certains nombres de coûts indirects, sur l’environnement et la santé par exemple, dont la mesure est plus complexe.

UNE FACTURE D’IMPORTATION SUPERIEURE A 10 MILLIARDS DE DOLLARS EN 2013
Quelle est actuellement la facture d’importation de véhicules en Algérie ? La réponse à cette question apparemment simple est devenue plus compliquée depuis la fin de l’année dernière. En 2011, les douanes algériennes annonçaient des importations de véhicules en hausse de plus de 37% avec près de 390 000 voitures importées pour une facture supérieure à 4 milliards de dollars. On pensait que le marché allait un peu se calmer en 2012. Cela n’a pas été le cas ! Non seulement le marché ne s’est pas tassé, mais il a continué au contraire de progresser à un rythme qui ne cesse de s’accélérer au point de donner le vertige aux responsables économiques algériens.

Les chiffres pour 2012 communiqués officiellement par l’administration des douanes jusqu’en septembre de l’année dernière – 420 000 véhicules importés en 9 mois,en hausse de 40% – indiquaient clairement que le cap du demi million de véhicules importés allait être dépassé allègrement à la fin de l’année .Le coût des importations de véhicules était également en passe d’exploser pour atteindre le montant faramineux de plus de 6 milliards de dollars. C’est le moment que le ministère des finances a choisi pour interrompre brutalement la publication de ces statistiques, très bien documentées et très complètes, élaborées et mises en ligne par l’administration des douanes. Ces statistiques présentaient sans doute l’inconvénient majeur d’être largement relayées par les médias nationaux et faisaient un peu désordre du point de vue du pilotage de l’économie nationale.

Combien de véhicules seront importés en 2013 et pour quelle facture ? Un haut fonctionnaire dans l’administration des finances que nous avons consulté tente un chiffrage. « En faisant l’hypothèse minimale d’une stabilisation du nombre de véhicules importés en 2013, on arrive quand même à près de 6,5 milliards de dollars. Mais il faut ajouter à ce montant , les pièces détachées pour environ un milliard et des carburants importés pour 2 à 3 milliards, ce qui donne une facture d’importation de l’ordre de 10 milliards de dollars même en faisant deshypothèses très conservatrices.Il faut rappeler pour indiquer l’ampleur que prend ce phénomène, que l’ensemble des importations de notre pays toutes catégories de produits confondus ne dépassait pas 12 milliards de dollars en 2002 »…..

SUBVENTION DES CARBURANTS : UN COUT FINANCIER CONSIDERABLE ET MECONNU
Le coût économique de l’automobile ne se mesure pas seulement en termes de facture d’importation. Alors que les véhicules et les pièces détachées sont en gros payés à leur vrais prix par les consommateurs algériens, il n’en est pas de même, il s’en faut de beaucoup, pour la consommation de carburants. Plusieurs études internationales récentes confirment que l’Algérie est dans le peloton de tête des pays où les carburants sont le moins cher du monde. Le coût financier de la politique de subvention du prix mise en œuvre depuis des décennies, était jusqu’à une date récente quasiment passé sous silence aussi bien par les pouvoirs publics que par les médias nationaux. Et pour cause, si le coût du soutien des prix des produits alimentaires est relativement bien connu, le coût de la subvention des produits énergétiques n’était jusqu’ici pas mesuré avec précision du fait qu’il s’opère par d’autres moyens que le budget de l’Etat ; essentiellement sous forme de rachat des dettes des entreprises concernées par le Trésor public.

Le ministre des finances M.Karim Djoudi avait promis que le Parlement serait informé par le Gouvernement, dès la présentation de la prochaine loi de finances, du coût annuel des subventions accordées aux produits énergétiques. « Nous sommes en train de travailler actuellement au ministère des Finances pour quantifier ces subventions pour que la prochaine loi de finances permette au Parlement de prendre connaissance du montant des subventions non budgétisées. Ces montants ne vont donc pas être budgétisés mais affichés sur le budget à titre indicatif » avait-ilindiqué. La promesse a été tenue. Un document annexé à la loi de finance pour 2014 que les députés viennentd’approuver précise notamment que les subventions implicites dont bénéficient les carburants dans notre pays devraient atteindre l’année prochaine un coût supérieur à 800 milliards de dinars (encore 10 milliards de dollars). Une étude réalisée par le PNUD sur la base des données de l’année 2010 évaluait déjà ces subventions à 650 milliards de dinars.

Pas question pour l’instant de relever les prix des carburants, mais on sait au moins ce que leur subvention coûte à la collectivité nationale. Malgré le consensus qui s’élargit sur le caractère globalement néfaste de la politique du gel des prix des produits énergétiques, la révision des prix à la hausse n’est pas pour demain. Elle devra attendre un calendrier politique plus favorable. Elle pourrait être sérieusement à l’ordre du jour une fois passée les échéances électorales de 2014.

Au pays du gaz, le GPL carburant n’est pas roi

par Abdelkader Zahar

150.000 véhicules convertis au GPL/c, un carburant plus propre, moins cher, produit en Algérie ! Le bilan du programme, plus récent, du développement du gaz naturel comprimé (GNC), est tout aussi maigre. Faute d’une politique volontariste, le gasoil et l’essence – dont une partie est importée – dominent.

Lancée en 1983, la politique algérienne de substitution aux carburants traditionnels, le gasoil et l’essence, marque le pas. Pourtant, l’explosion du parc automobile, fait du développement de carburants peu polluants comme le GPL/c et le GNC un impératif aussi bien économique qu’environnemental. Avec des capacités nationales de raffinage encore insuffisantes, une partie importante des besoins en carburants est importée (environ 2,5 millions de tonnes en 2012). Selon l’Office national des statistiques (ONS), à fin décembre 2012, le parc national automobile comptait plus de 4,8 millions de véhicules dont 65% à essence et 35% à gasoil. Inversement, le gasoil représente 64% de la consommation de carburants dans le secteur des transports, contre 33% pour l’essence. Sur plus de trois millions de véhicules roulant à l’essence, la part de ceux roulant au GPL est infime, même si l’on tient compte des chiffres faisant état de 250.000 véhicules convertis au GPL/c au début 2013.Le parc de véhicules Sirghaz était estimé à 135.000 véhicules en 2011.Ces chiffres ne semblent pas correspondre à ceux de la consommation de GPL/c qui reste aux alentours de 350.000 tonnes métriques par an depuis 2011, soit à peu de chose près la même quantité que celle de l’année 2009 où le nombre de véhicules convertis était de l’ordre de 120.000 unités. Mais même en adoptant l’hypothèse haute de 250.000 unités, la part des véhicules roulant au GPL/c ne dépasse pas les 7%.

DES PROGRAMMES ET PEU DE RESULTATS
En 2009, l’Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l’Utilisation de l’Energie (APRUE)a lancé le programme PROP-AIR en partenariat avec la BDL, la SAA et une douzaine d’installateurs de Kits GPL/c. Le programme consistait à octroyer des crédits non rémunérés aux particuliers souhaitant convertir leurs véhicules au GPL/c.L’objectif d’atteindre les 4000 véhicules de particuliers n’a pas été atteint. Quelques 200 «flottes captives» (véhicules) des «administrations centrales et des entreprises publiques et privées» ont été converties.L’APRUE est passée à la phase «PROP-Air 2», qui accorde une «subvention de 50%», prise en charge par le Fonds National pour la Maîtrise de l’Energie(FNME). L’objectif sur trois ans (2011-2013), est de convertir 55.000 véhicules, dont 5000 «flottes captives». Pour les administrations et les entreprises, l’aide financière est de 25% du coût du kit GPL/c installé.27 centres de conversion de Naftal et 38 installateurs privés dont la liste reste inconnueet même pas publiée sur le site Internet de l’Agencesont parties prenantes de cette 2e phase. La «vaste campagne de communication» envisagée brille par sa discrétion.Le seul bilan disponible, pour cette 2e phase, fait état de la conversion de 2000 «flottes captives» en 2012.

Outre les questions d’aides financières et de manque de communication, d’autres obstaclesempêchent le développement de carburants peu polluants.Il y a d’abord, le nombre nettement insuffisant des stations-services proposant le GPL/c, estimées à environ 500 sur plus de 2100 réparties sur le territoire national.En outre, le faible différentiel entre le prix du GPL/c (9 DA/l) et celui du gasoil (13,7 DA/l) n’incite pas les automobilistes à aller vers un carburant environnemental.

LE GNC A ENCORE DU CHEMIN A PARCOURIR
Si l’introduction du GPL/c a pris 30 années pour atteindre 250.000 véhicules, celle du GNC risque de prendre encore plus temps.Depuis le lancement de l’opération pilote comprenant la réalisation de deux stations de compression (à Gué de Constantine siège de Sonelgaz, et Caroubier dépôt de bus de l’ETUSA), la mise en circulation de 10 autobus roulant au GNC (05 acquis par Sonelgaz en 2004 et 05 par l’ETUSA fin 2006), «en plus de 85 véhicules de Sonelgaz convertis depuis 2002», les choses évoluent lentement. L’APRUE a été chargée, en 2008, de définir une stratégie pour le développement du GNC en Algérie, une étape suivie par l’adoption d’une réglementation concernant toute l’activité GNC, de la distribution à la tarification à la pompe, en passant par la transformation des véhicules, et l’agrément des installateurs.Deux centres de remplissage ont été installés au niveau de la station Sissane à Rouïba et à l’aéroport international d’Alger. Une troisième est en cours de réalisation au niveau du parc de l’ETUSA de la place du 1er mai. Une seconde opération pilote a également été lancée pour l’acquisition ou la conversion de 100 bus roulant au GNC, au profit des entreprises de transports de voyageurs de la wilaya d’Alger.A ce jour, on reste dans l’annonce, sans plus. Pour rappel, en 2007, deux programmes de développement de GNC ont été annoncés par différents responsables du secteur de l’énergie. Un programme (2007-2011) de 7,3 milliards de DA pour l’achat de 175 bus GNC, la mise en place de 40 stations-service et la conversion de 14.000 véhicules taxis (GNV).Et un second programme (pour 2012 à 2025) qui comprend l’installation de 112 stations-service GNC dans plusieurs villes d’Algérie et l’acquisition de 500 bus utilisant ce carburant. En attendant, la facture d’importation des carburants liquides (gasoil et essence) continue d’augmenter.


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