DzActiviste.info Publié le mar 16 Oct 2012

Des ONG demandent à l’UE d’agir Neuf militants des droits de l’Homme, dont Yacine Zaïd, arrêtés à Sétif (Actualisé)

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Actualisé à 12 h 20 avec réaction du Snapap –

 
Le Snapap déposera plainte contre les agents de police
 
Le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap) « prendra les mesures nécessaires » contre les agents de police ayant arrêté et « tabassé » les militants et syndicalistes lors de leur sit‑in devant le tribunal de Sétif en soutien à Saïd Bourekba (lire), selon un communiqué du syndicat signé par sa secrétaire générale, Nassira Ghozlane. Concrètement, le Snapap déposera plainte contre les agents ayant fait usage de violence contre les manifestants, indique Mme Ghozlane.

Actualisé à 11 h 55 avec libération des militants –

 Les militants arrêtés dans la matinée de ce mardi ont été relâchés depuis une heure, selon Yacine Zaïd. « On était plus d’une dizaine. Il n’y a pas eu de PV, ils ont juste pris nos coordonnées », précise‑t‑il. Une cadre du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique, Fatma Hirèche, est toujours au niveau CHU de Sétif, selon le syndicat.
 
 
9 h 43 – Neuf militants des droits de l’Homme ont été arrêtés, ce mardi matin, par la police à Sétif. « La police nous a interpellés. Les policiers nous ont tabassés. Je suis actuellement dans le fourgon de police », témoigne au téléphone, Yacine Zaïd, militant des droits humains. Le militant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh) et membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), Abdelkader Kherba, figure également parmi les personnes interpellées.

Le 8 octobre, Yacine Zaïd a été condamné à six mois de prison avec sursis par le Tribunal de Ouargla, après avoir été interpellé une semaine plus tôt dans un barrage de police alors qu’il se rendait en autobus à Hassi Messaoud.

Les militants sont venus à Sétif pour soutenir Saad Bourekba, membre de la Fédération des fonctionnaires de la justice affiliée au Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), qui doit comparaître devant le Tribunal de la ville. Ce fonctionnaire travaillant au sein du service informatique du tribunal de Sétif a été suspendu et assigné à résidence pour sabotage du réseau, après avoir participé à plusieurs mouvements de protestation. Les militants des droits de l’Homme estiment que ce procès est une nouvelle tentative d’intimidation à leur égard. Les représentants des 36 fédérations du Snapap étaient attendus à Sétif pour soutenir Saad Bourekba.
 
 
Des ONG demandent à l’UE d’agir
Dans un communiqué rendu public ce mardi, le Réseau euro‑méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et ses partenaires « appellent l’Union européenne (UE) à réorienter ses relations avec l’Algérie en donnant la priorité au respect des droits de l’Homme ». « Le REMDH, comme ses partenaires, demande à l’UE de mettre en pratique les engagements qu’elle a pris dans le cadre de la nouvelle Politique européenne de voisinage, si elle veut soutenir les aspirations démocratiques de la population algérienne », ajoute le communiqué.
 


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