DzActiviste.info Publié le mar 11 Juin 2013

DES PSEUDOS ASSOCIATIONS CULTURELLES DANS LE CARNAVAL FI DECHRA TANT QUE LA SUBVENTION EST ACCORDEE

Partager

Par Abdelkader Benbrik

rai-musiqueCes dernières années, un grand opportunisme a vu le jour sans peine, malgré les nouvelles mesures et procédures pour la création des associations. Certains opportunistes non pas hésités à fonder des pseudos associations dits culturelles, notamment celle du Théâtre, assistés par certaines directions de la culture de wilaya, produisent et diffusent n’importe quoi. Des pièces théâtrales d’une extrême médiocrité sont subventionnées par l’argent des contribuables.Aussi, les spectacles musicaux en préparation pour les soirées durant la saison d’été, tel le festival de Timgad, qui fait venir de très loin de l’Algérie et de ses traditions, des participants qui se font payer en monnaie étrangère leur médiocrité.
UN PHENOMENE QUI PERDURE

Il est du droit du citoyen contribuable d’exiger des explications sur les dépenses multiples d’argent aux profits de certains festivals qui n’ont aucun rendement positif au profit de la société. Il n’en demeure que ces  festivals sont souvent organisés et animés par des personnes incultes, même au niveau de certaines directions de la culture, c’est l’un des facteurs principaux de la perdition du patrimoine culturel de l’Algérie.

Ainsi, le rôle du journaliste n’est pas de couvrir un festival banni par la majorité, refusé et rejeté, pour le mal qu’il provoquait à la société. Couvrir de tels ‘’tapages nocturne’’ c’est traduire l’incompétence et l’ignorance du reporter et concrétiser la médiocrité qui frappe les organisateurs qui très souvent ciblaient la subvention. Parmi ces faux festivals, celui dit du ‘’raï’’, un genre de chant qui n’a aucun lien avec l’environnement algérien et qu’il est en réalité un type de déviation qui a dérouté une jeunesse qui risque de perdre ses repères. Ce genre de chant était en réalité un opium qui a dérouté, la génération montante déjà mal parti. La première génération a portée dans son cœur le patrimoine culturel malgré les siècles d’occupation étrangère  et surtout les 132 années du colonialisme Français, qui a tenté de retirer du peuple algérien ses traditions et son amour à sa terre et patrie et sa culture. Dans ce temps la chanson algérienne quelque soit Algéroise, Oranaise, Amazigh, Sahraoui ou Chaoui, était une chanson qui s’exprime du fond de la société algérienne, elle représentait toutes les régions de l’Algérie profonde. Issue du patrimoine populaire d’une poésie authentique l’auditeur avait l’embarras du choix entre bédoui, moderne, chaâbi, andalous, targui etc. L’Algérie est riche en patrimoine culturel, malheureusement la politique culturelle actuelle va à contre courant et ne répond nullement aux besoins de la société Algérienne.

Le ‘’raï’’ un opium pour sombrer la jeunesse dans l’oubli

Le ‘’raï’’, le registre vocal des juifs d’Algérie, à une époque adopté par des marginaux et favorisé avec de larges facilitations par les SAS, le service d’action sociale de l’armée d’occupation et du service psychologique, dans un seul but combattre la poésie authentique qui chante l’amour de la patrie, la considération de la femme algérienne et sa place dans la société combattante, l’orientation de la jeunesse etc. Malheureusement le ‘’raï’’ a trouvé des ‘’preneurs’’ qui ont pris le relais des chanteurs juifs en particulier durant les années cinquante avec des femmes chanteuses de ce genre à leur tête Rimiti, El Ouachma, Habiba et chez les hommes nous trouvons trois chanteurs :Bouâlem el maâscri , Belabbes et El Frendi. Une lutte fût ouverte entre les vrais cheikhs de la vraie chanson bédouine et les marginaux appuyés par le service psychologique de l’autorité d’occupation. Plusieurs chanteurs authentiques fûts  déportés en nouvelle Calédonie, le cas de l’auteur de la chanson vedette ‘’ Ya El Menfi’’ chantée en 1962 par Akli Yahiaten elle demeure en vogue à nos jours, d’autres assassinés :   Cheikh Bouras, Ali Maâchi… D’autres ont étaient transférés dans les camps de concentration : Blaoui Houari, Maazouz Bouâdjadj

Les premières années de l’indépendance, aucune politique culturelle n’a réussi à –rendre à César ce qui appartient à Cesar- la. Le carnaval continu mais à une vitesse de croisière, le ‘’raï’’ chanté accompagné de flûtes sort de sa zone rurale et pénètre dans les villes. Une nouvelle sortie avec la trompette de Bellemou et une nouvelle ’’ section’’ des chebs. Si dans le passé colonialiste les SAS avaient jouaient leurs rôles de propagande du chant de la débauche et prostitution, durant les années de l’indépendance et surtout les années quatre-vingts, le ‘’raï’’ fût légalisé par le pouvoir de Chadli Bendjedid, malgré une opposition de certains militants du FLN de cette époque. Alors  qu’Oran tente de renouer avec ses traditions en organisant durant l’été 1984, le premier grand festival traditionnel de la ville appelé – Maoussem Sidi El Houari- Cette grande rencontre a fait revivre les oranais dans leur glorieuse tradition et généreuse, avec la participation de cavaliers, baroud, rencontre des poètes et chantres de la chanson bédouine, organisation commune du couscous traditionnel etc. Ce festival devrait s’organiser chaque année. Malheureusement l’année précédente, juillet 1985, le pouvoir imposa le festival du ‘’raï’’ et annulé ‘’Maoussem Sidi El Houari’’ !! Des journalistes occidentaux venus à la rescousse pour soutenir cette initiative du pouvoir, l’AFP présente en permanence avec une couverture sensationnelle.

En 1986, Une vraie opposition s’est organisée dans les confidences pour barrer la route devant l’éventuelle organisation du second festival. Cette édition est très vite récupérée en France, c’est le Zenith de Paris qui abritera le festival du ‘’raï’’ Une armada de journalistes algériens, frais de mission gonflés, sont dêchés pour la couverture, la chanteuse Rimiti présentée comme représentant du patrimoine populaire d’Algérie. Depuis c’est Riad el Feth (Mqam Chahid) qui prend le relais, les radios et télévision s’ouvrent pour la première fois à cet opium. Les chantres algériens sont retirés progressivement de la programmation : Khelifi Ahmed, Hamada, Slimane Azzem, Wahbi, Cherifa, Abdelhamid Ababsa et les chanteurs du chaâbi authentiques deviendront une histoire du passé.

Déjà des soirées de la dance au ventre et de la fausse chanson dit oranaise et du pseudo populaire se préparaient avec leurs ‘’Chkara’’, et plus intelligents se posent la question, à qui profite ses FESTI- vals ?

Concernant la télévision nationale et les chaînes privées créées à la hâte, dits algériennes, ces dernières ont déjà gommé de leur programme, les émissions culturelles authentiques, de la poésie populaire de toutes les régions du pays et les chantres de l’art bédouin et Amazigh.


Nombre de lectures: 1422 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>