DzActiviste.info Publié le mar 10 Sep 2013

Détournement des biens publics et privés Révélations sur « l’empire » Rahmani

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rahmaniLes accusations de détournement des biens publics et privés à l’encontre du ministre de l’Environnement,
Chérif Rahmani, se poursuivent.

La presse étrangère ne cesse, en effet, de révéler des scandales dans lesquels serait impliqué le ministre
qui n’a toujours pas réagi à ces accusations graves. En effet, aux accusations de détournements des firmes agricoles, des biens immobiliers appartenant au patrimoine du ministère du Tourisme, s’ajoutent des informations rapportées par le journal français le Canard Enchainé sur des biens achetés à Paris par le ministre.

Hier encore, c’est au tour de l’Express de publier une autre information accusant directement le ministre d’avoir spolié un citoyen d’un garage situé à Alger-Centre, d’une superficie de 500 m2 . «Hocine Djidel,
anthropologue algérien installé en France, accuse Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, de l’avoir spolié. Une proche de ce dernier aurait, avec sa bénédiction, mis la main sur un local de 500 mètres carrés appartenant à Djidel, dans le centre d’Alger, et l’aurait transformé en un très lucratif parking. Excédé par l’interminable guérilla judiciaire en cours devant les
tribunaux de son pays, l’anthropologue s’est mis en tête de dénoncer, en France cette fois, les détournements de fonds publics dont Chérif Rahmani et ses affidés seraient coupables, selon lui », lit-on dans l’édition d’hier de l’Express. Hocine Djidel décide d’aller loin dans la guerre qu’il a déclaré à Cherif Rahmani. Dans ce cadre, il prépare un livre au titre évocateur : « One, two, three, voleur de l’Algérie ! » L’Express affirme également que la famille du ministre règne sur une galaxie d’entreprises.
«Neveu de l’ex-patron de la gendarmerie Ahmed Bencherif, ministre sans interruption (ou presque) depuis 1988, Rahmani, 67 ans, n’est pas né riche. Mais c’est aujourd’hui un businessman avisé, comme
en témoigne la galaxie d’entreprises sur laquelle règne sa famille. Ainsi, son épouse est associée ou gérante de trois sociétés algériennes dans des domaines aussi divers que l’immobilier, les installations sportives et les services hôteliers. Elle serait aussi propriétaire d’une boutique de vêtements à
l’enseigne Aladin, aux Canaries, et d’un magasin de chaussures aux Bermudes », affirme l’Express. Les enfants Rahmani ne sont pas en reste des accusations de la presse française. « Fella, diplômée de l’université de Monaco, est associée à son frère Mokhtar, ancien étudiant à Oxford, dans la Sarl Felmo Dounia Sahari, dont les activités s’étendent du commerce de vêtements à la publicité. Elle est également propriétaire d’une pizzeria à Hydra, près d’Alger, et actionnaire d’une société de promotion médicale et scientifique. Son frère Mokhtar, gérant du cabinet de conseil et d’ingénierie Polyfinance Algeria et actionnaire de Bricorama Algérie, est associé à un conseiller de son père au sein de l’entreprise Les Bétons du Maghreb. Il serait aussi à la tête d’une boutique de vêtements Aladin en Thaïlande. Son cadet, Mahdi, lui, s’intéresse à la confection de vêtements, de lingerie et de chaussures, ainsi qu’à l’importation de produits cosmétiques et parapharmaceutiques. Il est actionnaire de trois sociétés qui travaillent dans ces secteurs.

Notons que Le Canard enchaîné a consacré dans son édition du 16 février 2011, tout un dossier au ministre Rahmani. Le journal a indiqué que la famille du ministre a investi à Paris en acquérant un appartement de 85 m2, un studio de 20 m2 et un deux-pièces de 31 m2 dans le très chic XVIe arrondissement. Trois pied-à-terre achetés par des proches du ministre, dont son chauffeur, avant de se retrouver entre les mains de… Mme Rahmani. « Tout ceci n’est que le sommet de la partie de l’iceberg », affirme Hocine Djidel, à l’Express. Le ministre est à la tête de nombreuses autres entreprises par l’intermédiaire des membres de sa famille ou de celle de sa femme, ainsi qu’à travers une poignée de fidèles associés en affaires. Ces accusations agacent l’avocat parisien de Chérif Rahmani, Me Edgard Vincensini, qui conteste tout
détournement de fonds : « Ce monsieur Djidel n’est pas sérieux, explique-t-il. Il n’existe aucun élément de preuve contre M. Rahmani. » Rappelons qu’avant 1999, Rahmani occupait le poste de ministre gouverneur du grand Alger, accusé d’avoir dépensé des milliards dans des projets qui n’ont pas vu le jour, à l’instar du centre commercial de la Place des Martyrs. Il est également cité dans un rapport de la Cour des comptes, par rapport à une grande opération de replâtrage de la capitale.

Aucune suite ne sera donnée à cette affaire qui, à l’époque, avait défrayé la chronique.

Younès Saadi 28/01/2012
http://www.djazairnews.info/pdf_fr/fr-28-01-2012.pdf


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Displaying 1 Comments
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  1. Abou Daoud dit :

    Leurs enfants vont réduire nos enfants à l’eclavage, si les choses ne changeront pas prochainement. Leurs enfants sont employés dans les ambassades, et les représentations de l’Algérie à l’étranger.

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