DzActiviste.info Publié le dim 6 Juil 2014

Diwane Es-Salihine. Les conférences de Si Makhlouf El Bombardé

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Le-Ramadhan-à-Dechra-Ghir-HakDe notre envoyé spécial  Si Ramdane  à Dechra Ghir Hak

Scénario : Abdelkader BENBRIK

Notre envoyé spécial à Bled Tout Fric, a  été l’invité d’honneur à la conférence organisée à Dechra Ghir Hak qui est animé par son premier magistrat Si Makhlouf El Bombardé, dont le thème ‘’ Pourquoi Dar Ethakafa dans chaque Dechra’’. Notre envoyé spécial Si Ramdane  nous a fait parvenir l’intervention de Si Makhlouf :

Si Makhlouf comme à ses habitudes arrive à la salle, jette un regard sur le public il mitraille les présents et constate l’absence de ses collègues élus : «  Khmage ils préfèrent jouer aux dominos fi kahwet Moh ou veiller chez  Kheira El Guettatia que  d’assister aux conférences » dira  Si Makhlouf à son secrétaire Allouche, il lui ordonne d’y aller les chercher sinon il signera la décision de fermeture définitive de kahwet Moh.

Si Makhlouf commence son intervention :

« Bismi Allah Arrahmane Arrahim,  nous allons parler ce soir de « tradition et Siyassa » : C’est le lieu, ici d’en cerner le caractère général pour des Dechra engagés dans la bataille silencieuse  et tragique de la survie à cause des retards accumulés, des carences et des agressions qui les menaçaient d’anéantissement. Ya jamaâ, avoir part à une tradition, être dans une tradition, cela signifie : accepter le contenu transmis en qualité de tradition. Cela signifie : j’accepte ce qui m’est transmis comme vrai et valable, bienque je ne puisse en verifier la valeur selon la methode critique, il s’agit exactement de recevoir, d’écouter, d’accepter ce qui vous est dit et non de voir, de savoir soi-même. Quelque chose m’est donné par quelqu’un d’autre, et cela inclut que je ne l’ai pas trouvé moi-même.. Existe t-il  une obligation de recevoir pour valable et de transmettre pour tel quelque chose qui a été dit et fait.  Pourquoi, en vertu de quoi y serions-nous obligés ?..Il faut répondre d’abord qu’il y a naturellement- des degrès  dans l’obligation, certaines choses peuvent être indisponsables pour atteindre un but déterminé, certaines choses peuvent être « convenables » – sans être cependant un devoir absolu. Une Dechra ne peut conserver son patrimoine culturel que si la jeune génération commence par recevoir ce patrimoine, et cela d’abord sans critique, en repétant seulement ce qui lui est transmis… L’obligation proclamée ici n’est certes pas mince ; on hésitera cependant à parler d’un devoir absolu envers la tradition culturelle, sans compter que cette première phase où l’on reçoit cette tradition en apprenant et en répétant n’est pas la dernière ; chaque génération s’apostrophe cette tradition, l’enrichit et l’augmente. On pourrait peut-être dire ; la permanence, la continuité dans la vie d’une population, son déjà en elle-même  des valeurs absolues,  mais surtout je ne crois pas que dans le domaine purement culturel on puisse trouver le fondement d’une obligation absolue à conserver et- transmettre le patrimoine reçu.

Seule la cellule centrale de ce qui est reçu et transmis, seule la tradition sacrée qui est le noyau de toute tradition, cela seul doit obligatoirement être reçu et transmis sans aucun changement…C’est la raison pour laquelle une conscience authentique de la tradition nous rend libres et indépendants envers le conservatisme de ceux qui se prétendent les gardiens de la tradition. En  fait, il peut arriver que ces fameux tenants de la tradition, parce qu’ils s’en tiennent à des formes historiques, empêchent la véritable transmission de ce qui est valable.. A ce propos faut-il rappeler que malgré la domination des incultes qui condamnait à peu près toutes  les issues vers la liberté de pensée et le progrès et pesait d’une manière intolérable sur la population de Bled Tout fric, Dechra Ghir Hak avait su créer  quelques courants culturels autonomes s’opposant, à la fois à l’idéologie des incultes et de mépris et à l’obscurantisme. Les incultes, cet ensemble assez touffu et occulte de manœuvres, de complots, de séductions étant le fait d’attentistes patentés aux aguets, depuis longtemps, sous l’aile tutélaire de l’ennemi colonial ou par simple réflexe d’exploitateur et de nationaliste de dernière heure, d’un événement de cette envergure dont-ils ne  pouvaient pas ne pas escompter pour eux-mêmes et leurs clans respectifs , des gains et profits de toutes sortes sous-forme d’alliance tactiques (même conjugale !), de services à rendre, de recettes de promotion matériels, de promesses de fortunes faciles aux dépends des biens du Beylek, etc. La plupart de ces attentistes du temps de la résistance et spéculateurs éprouvés de la paix revenue, dont c’était le métier d’exploiter le malheur d’autrui et d’en faire un tremplin pour l’arrivisme le plus insolent, étaient entrés dans la carrière. Ces incultes ont mis la main sur l’économie, sur la culture et notamment les affaires et le commerce.

Entendons-nous bien au sujet de cette analyse qui n’est pas nécessairement un réquisitoire mais plutôt un rappel d’ordre sociologique relatif à des faits inhabituels passés et ils passent sous silence et dont on ne soupçonnait pas l’impact à long terme depuis un demi siècle. En effet, c’était la première fois que des fortunes colossales sous-tendues par les ambitions d’arrivisme et de savoir faire intéresser opérant aux abords d’un pouvoir toujours inexpérimenté, allaient se réaliser tout d’un coup. Nous constatons un phénomène qui consistait donc en l’irruption en force d’un capitalisme sans intercédant   de travail et de production, étant, la plupart du temps, le fruit d’une situation trouble, parasitaire, spontanée et parfois truquée en vue de mener, insidieusement, des projets anti révolutionnaires, sinon anti nationaux ou, tout au moins de créer un état de choses contrenature propice à l’enrichissement sauvage et Hram des individus et des clans. Et peut-être plus une main mise sur le couffin n’taâkoum et une grande partie des biens immobiliers, ce qui est en cause et dont la Dechra a trainée depuis l’ors le boulet, c’est un habile savoir-faire, une certaine. Permissivité à visage découvert, propre tous deux aux Bleds capitalistes et accompagnés toujours par la faute de cette double intrusion subite et imméritée de l’argent et du revanchisme social des nantis. Comme nous l’avons indiqué, le calendrier des priorités avait été bouleversé, non seulement devant cette intrusion mercantile bien caractérisée, legs soudain hypertrophie   et pratique désormais courante d’affairistes tchipatistes sans scrupules, mais aussi à cause d’autres agressions que seuls la volonté et le refus presque unanime des masses populaires parvenaient à tempérer ou à désamorcer timidement sinon à écarter. Le sort contraire fait aux priorités implicitement établies, relevait aussi de malentendus souvent tactiques ou délibérés car chaque clan , selon les lignes impératives ou convenues d’une idéologie adoptée à point nommé au regard des irrésistibles ambitions en cours émettait ses utopies ou ses calculs ou son cynisme à la fois, à la faveur de la confiance abusée d’une population, et- des   contradictions à perte de vue d’un Bled exsangue ou les querelles déstabilisatrices naissaient d’un Beylek. Un Beylek assiégé, de surcroît, par des apprentis révolutionnaires d’une espèce et leurs introducteurs, en dépit de la valeur et de la générosité intellectuelle de certains d’entre-deux et de leur dévouement passé à la cause du Bled, et par les plus habiles des tard-venus  ‘’libéraux’’ déjà mis en appétit sous le règne éphémère de l’exécutif au cours duquel plus d’un s’était accroché un fil à la patte venant d’horizons réformistes ou un solide gage de sécurité matérielle pour le proche avenir.. Wa Assalam Alaykom wa rahmatou Allah »

Pour ceux qui ne n’ont pas compris, rendez-vous demain après le ftour dans cette salle, je leur explique clairement les choses

A demain


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