DzActiviste.info Publié le sam 19 Juil 2014

Diwane Es-Salihine. Protestation pacifique

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Le-Ramadhan-à-Dechra-Ghir-HakDe notre envoyé spécial Si Ramdane à Dechra Ghir Hak
Scénario : Abdelkader BE NBRIK

A Dechra Ghir Hak, le majorité des habitants est sortie, dans la matinée d’hier, pour protester pacifiquement contre la cherté et le pouvoir d’achat qui les guillotinait. Ils se sont rassemblés à la place du Souk, dans le calme pendant toute la demi-journée, sans qu’aucun responsable ne leur a consacré cinq minutes de son temps pour enregistrer leur revendication. Si Walou, que nous avons contactés à ce sujet, nous a surpris par sa réponse : « Ils n’ont cas rentrer chez eux, la vie est chère partout, et d’ailleurs pourquoi ils insistent sur la cherté de la viande blanche et rouge, ils n’ont cas se passer de la viande, s’ils ne peuvent pas la payer. J’ai hier insisté avec le chef de la garde, à ce que cette protestation soit dans le calme pacifique, sinon en embarque tout le monde il passera le reste du Ramadhan en prison. Moi j’ai des responsabilités je ne permets jamais un autre chahut d’enfant dans mon Bled ». J’ai posé quelques questions à M. le Walou :- Pourquoi est-ce toujours aux opprimés que l’on exige la non-violence ? Ne faudrait-il pas d’abord la prôner aux oppresseurs ? Et là M.le Walou m’a fixé de ses yeux : « Vous êtes journaliste ou les droits de l’homme ! Si vous êtes journaliste changez votre question et si vous êtes des droits de l’homme, je vous oriente chez le constantinois !. »

On réalité, peut-on jamais imaginer un oppresseur non-violent. Tout simplement parce que l’oppresseur c’est lui qui commande la garde, il est le chef suprême de tout les vivants et les morts dans son Bled..De retour à la place du Souk, il était 13 heures trente, sous un soleil de plomb un jour du Ramadhan, j’ai constaté la présence de Si Makhlouf el bombardié avec les protestataires, je l’ai informé que M. le Walou ne voulait rien entendre, et le responsable du commerce dit à qui veut l’entendre que les prix sont libres et la Dechra pour eux est un grand bazar ouvert les tarifs marchent selon le jeu de l’offre et la demande, et que le Walou rappelle aux protestataire que l’époque de lichtirakia est révolu. « Nous somme à l’époque du grand bazar, les prix ya Ikhouani sont libre » cria M. le Walou dans le mégaphone en ajoutant : » Aya eddoukhlou lediarkoum, Attajamouô interdit belqanoune ». Si Makhlouf insista à ce que le contrôle des prix sera réactivé de nouveau, mais le Walou régira : » Il n’y a ni contrôle des prix ni Ammar Bouzouar, Houriat essouk qui fait foi, si c’est chère tu n’a pas à acheter, c’est simple ». Si Makhlouf baissa sa tête en murmurant ;’’La Haoula wa la kouta illa bi allah’’, alors que la masse cria ensemble : ‘’ Hisbouna Allah naâm el wakil fikoum ya houkam’’ Le Walou en entendu cette dernière phrase, murmura à l’oreille de celui qui se trouvait à sa gauche, un gros blond, qui à son tour sortira de sa poche interieur de la veste un talkie walkie en parlant dans le micro. Soudain des hommes habillés en bleu casqués tenant des manches à pelle à la main surgiront et sans sommation commencent à repousser la population protestataire, les malchanceux qui n’ont pas quitté les lieux ont reçu des coups sur leurs têtes. C’est la méthode et procédure locale pour disperser une manif pacifique à Dechra Ghir Hak et au coin de la place un fourgon châssis long, recevait des gents conduit par des hommes en civil leurs visages dégageait des traits que Lombroso avait étudié les nés sans pitié.

A demain


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