DzActiviste.info Publié le dim 29 Juin 2014

Diwane Es-Salihine.  Rab El Bled

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Le-Ramadhan-à-Dechra-Ghir-HakDe notre envoyé spécial Si Ramdane à Dechra Ghir Hak

Scénario : Abdelkader BENBRIK

Si Ramdane dans son reportage d’aujourd’hui, constate grâce à son ami Cerpico, qu’à Bled Tout Fric, ils ont un Dieu, leur Dieu,  ‘’Rab El Bled’’ ils s’entredéchirent pour ça, s’annihilent, se massacrent pour un seul et même dieu. De Dechra ghir hak à la région de Béni sioux, les montagnes, les campagnes et j’en passe, ils ont tous un seul dieu et de multiples responsabilités, leur dieu ? C’est le Fric. En ce sens leur civilisation est une civilisation  monothéiste, ils n’aiment et n’adorent qu’un seul dieu. Fric,  Dans cette partie de la planète  C’est bizarre comme nom, Bled Tout Fric.  Leur dieu,  il n’a pas d’apparence physique à proprement parler. Il fait partie du monde végétal. C’est un papier. Rectangulaire. C’est un papier spécial qui est maître de leur Bled. Un papier coloré. Un papier sophistiqué. Imprimé, nécessitant des procédés de fabrication extrêmement complexes. Loin du « simplélégé ». Un portcrob, il s’appelle pognon de son vrai nom, alias dollars alias euros alias yen, alias livres, alias  franc Suisse alias Chkara….

Il faut quand même imaginer ce papier dieu  le nombre de microbes, parasites, virus, bactéries et autres saloperies que ça collecte..…Il y a aussi l’adjoint dieu, c’est un dieu subalterne, il se nomme Tchipa. Donc leur dieu principal Pognon, prénom Fric et son adjoint se prénomme Tchipa alias Dhane essir yssir, on est d’accord ! Et puis il y a toute une flopée de sous-dieux. Religion monothéiste avec sous-dieux. Les larbins. Comme partout à Bled Tout Fric. Dans le genre y’a donc le dieu annexe, mais pourtant représentant en chef du dieu principal Argent.

Dieu de l’argent, qui paraît que pour certains l’est éternel. Je ne vois pas comment qu’il peut être éternel vu que dans la troisième dimension tout décède un jour ou l’autre ? Pis y’a Flouz, Péze, Pépette, Roupy, Pognon, Fréch, Ozeill, Drahem, Yammahoum, chkara et les autres…. Finalement y’en a tout un stock…. Je sais pas pourquoi qu’ils ont besoin de tant de sous dieux ? Peut être que ça les rassure ? D’ailleurs ils  exigent la formule ‘’d’hane Essir Yssir’’. D’abord quant tu te présente devant l’un d’eux, ce n’est pas comme chez le cordonnier, il te parle en fixant de ses yeux tes  chaussures, eux ils fixent tes poches .Sans discuter ‘’Tellaâ Jbed Yammahoum’’. Le bon dieu Fric au prénom duquel ils s’enculent tous, sans plaisir et sans vaseline. Par obligation, par manipulation, par endoctrinement Comme les pères de leurs mères. Mais pour rien au monde ils se détourneraient de cette carottée absurde et meurtrière.  Et ils ont aussi le sous dieu comptes en banque dans d’autres Bleds des Roumis et surtout l’autre dieu adjoint Travelchéque . Ce dernier c’est pour ceux qui voyagent  et avantagés par les Roumis en leur attribuant à eux et à leurs progénitures le papillon collé sur  le Jawaz safar qui leur permet de voyager sans problème chez l’oncle Roumis. Pratique paraîtrait-il de favoritisme? Dont les autres indigènes n’ont pas droit. Un vrai abus de pouvoir est concrétisé par les distributeurs de papillons.

Ils ont attrapé le virus le plus grave,  un virus appelé ‘’Tchipa’’ pire que le Sida, inguérissable et seule un jugement du Cadi suivi de  la pondaison ou le pelletons d’exécution  éradiquera ce virus.

Enfin nombre de responsables de Bled Tout Fric, sont tous rattrapés par l’histoire de fric. Deux passions inconciliables dans l’histoire de notre Dechra Ghir Hak à Bled Tout Fric, el bolitique wel  business, le pouvoir et le ‘’fric’’ marchent ensemble.

Les habitants de Bled Tout Fric se souviennent que c’est la querelle entre les hommes armés et les hommes politiques qui, dans les années soixante, avait mis à l’ordre du jour de la recherche la question de la mesure et de la signification des ‘’Inkilabat’’ dans la société Bled Tout Fric. La lutte des clans date  malheureusement de huit années auparavant. Il semblait  alors qu’après la  révolte de Makhlouf el bombardé, l’empereur de Bled Tout Fric avait maitrisé la rébellion chronique grâce au développement de l’appareil répressif  importée par contre l’exportation de la ‘’Rouina’’ et à l’appui idéologique de la contre Réforme. La poursuite, quoique ralentie, de la mise en place des réseaux de développement de ‘’Kheimat Moh Koul wo rouh’’, avait permis une relative pacification des mœurs populaires, occupés par la viande surgelée et les miettes en dépit d’une poussière de troubles de subsistances dus à la persistance de vielles craintes en face  de la circulation accrue de la Tchipa. Ayant organisé  une vaste enquête collective avec près de 100 journalistes, portant sur Bled Tout Fric dans ses frontières actuelles, utilisant l’informatique pour le recollement des fiches de dépouillement des sources et des ressources, Makhlouf el Bombardé présente dans son rapport final tant attendu la synthèse de l’énorme masse des renseignements recueillis. El Bombardé sait prendre une distance critique vis-à-vis de ce qu’il apporte. Ainsi il apparait que les VIP de Bled Tout Fric, ne constituent qu’un minimum  par rapport à la réalité. Sous le slogan ‘’Kheimat Moh Koul wo Rouh’’ les projets de réalisation des mangeoires, ont pris une ampleur catastrophique. Dans chaque coin de la Dechra Ghir Hak, au bout de chaque ruelle et dans tout les carrefours des mangeoires réalisés. Ainsi madame Dalila c’est vue aussi valider ses quatre attributions au détriment de la contestation et du refus de Makhlouf el bombardé qu’on ne veut pas l’entendre dire  BARAKAT.

J’ajouterai, Il en est de même du sens du point d’honneur et de la réclamation du respect de la dignité personnelle. Ils sont à la fois le résultat du mimétisme social, copier les dominants, la noblesse, comme en témoignent les multiples affaires de la Tchipa, et joue également le refus du mépris venu d’en haut qui humilie la « populace », et s’exprime par là la revendication d’une liberté personnelle, une conscience libertaire dont on trouve aussi la trace dans des protestations de la jeunesse. Enfin l’existence quotidienne restant toujours précaire pour la masse des intellectuels,  universitaires et des journaliers et compagnons, s’affirme l’idée d’un droit naturel à la vie supérieur aux lois et interdits dictés par la société, ce que montrent les cris de défi et d’acceptation de la mort dans l’émeute, que ce soit la mort due aux fusils de la répression ou celle dictée par les jugements des tribunaux, car, comme il a  dit Makhlouf el Bombardé, « autant périr dans une manifestation que de mourir de faim » fréquemment en augmentent le prix dans l’immédiat. Le système économique– , en dépit de mercantilisme et des corporations, est en bonne partie réglé par les pros de la Tchipa, au moins à l’échelle locale et régionale, et le marché n’a cure des bons sentiments. Est-il donc nécessaire d’invoquer encore ici l’archaïsme, la routine et le mythe lorsque l’on connaît la minceur et l’irrégularité des revenus populaires Avec la faiblesse et la rigidité de beaucoup de salaires, l’étroitesse des rendements à la semence, le chômage qui arrive du jour au lendemain sans compensation, la moindre augmentation du coût des denrées due à la manipulation des aides, des octrois ou à une mauvaise récolte aggravée par la spéculation, ou bien même à la remise à jour de telle redevance pour le seigneur de Bled Tout Fric  peut être catastrophique, de même que la restriction de telle petite ressource secondaire liée à une réglementation ou une exclusion devenue soudain plus rigoureuse sur, par exemple, le droit à fouiner dans les poubelles.

A demain.


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