DzActiviste.info Publié le jeu 24 Juil 2014

Diwane Es-Salihine. Le patrimoine enterré

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Le-Ramadhan-à-Dechra-Ghir-HakDe notre envoyé spécial Si Ramdane à Dechra Ghir Hak
Scénario : Abdelkader BENBRIK

Dès la plus haute antiquité, on voit certains artistes, sous la qualification de Cheikh ou de Poètes, se donner pour mission de divertir, leurs lazzis, leurs Qassidat, leurs chants et leurs gestes d’interprétations, ceux qui voulaient bien les prendre à gages à cet effet et comprendre de  leurs paroles.

La mode d’entretenir les artistes c’était surtout aux périodes d’après les moissons et les veillées du mois du Ramadhan, que ces artistes et poètes donnaient carrière à leur joyeuse humeur pour égayer les convives.  Après les danseurs, les cavaliers les cubitières, qui marchaient la tête en bas et les pieds en l’air, venaient les artistes proprement dits, les Choyoukhsqui animent les soirées

Ces Choyoukhs qu’ils avaient divertis, et où ils avaient joui de la faveur de la population vaillante et des. Tout au moins les voit-on reparaîtra à l’époque de l’occupation où leur gaieté factice vient égayer d’un réveil d’esprit strident ceux qui les invites. On les retrouve dans les manoirs, auprès de la population, et jusqu’à la cour des princes et des rois.

Le poète devient alors un personnage important. Le plus souvent une personnalité, , contrefait, il se met en quatre pour exciter le réveil des dormants, pour faire naître le patriotisme ou le sourire sur les lèvres de celui dont il est le commensal et le parasite, n’épargnant rien pour atteindre son but, jouissant d’ailleurs d’une licence particulière, raillant toutes choses et toutes gens, et tirant souvent parti de ses difformités à ses dépens lorsqu’il ne trouve pas de meilleur moyen de remplir à souhait le rôle qui lui est confié. Le métier de poète, car c’en était un, n’était pas toujours facile, et à ceux qui n’avaient que la volonté et les dispositions naturelles, on donnait un maître pour les former. Le Poète, faisait des vers et des chansons, bavardait à tort et à travers, avait toujours la réplique prête à qui lui parlait, se répandait en saillies, abalourdisses volontaires, avait toujours prêt un conte à débiter, une énigme à proposer, une histoire à raconter. Bien respecté et traiter et surtout la crainte tribus de se faire caricaturier par le poète.

Alors vous les présents! je m’adresse à cette jeunesse qui est devant moi, connaissez-vous les poètes Mohand Oumohand ? » Posa sévèrement Si Makhlouf cette question au public, Y-a-t-il quelqu’un parmi les universitaires ici présents peut nous parlerdu poète Mohamed Benguitone  ou Mustapha Benbrahim ?. Hen ? Personne !! Mais si je vous parle du Raï, tous le monde s’y mettait ! Et bien sachez que Si Mohand oumhand est un grand poète Algérien, issu de la Kabylie de Aït Iraten, né en 1840 à   Icheraiouen, aujourd’hui Labaâ Nath Iraten ex Fort National. Ses œuvres sont inspirés de sa vie. Il a vécu l’occupation coloniale à l’arrivée des envahisseurs du général Randon, il a assisté à la destruction de son village. Installé loin du village et se destinait au droit musulman. A la révolte populaire de 1871, son père fut exécuté par les colonialistes et son oncle déporté à la Nouvelle Calédonie. Déraciné  il demeure solitaire et devient un poète errant Déraciné, Si Mohand devient un poète errant. Il emprunte à son expérience les thèmes de l’exil dans son pays et de l’amour de la patrie, sa terre natale.. Le poète aurait par ailleurs juré de ne jamais répéter deux fois le même poème, de sorte que seule la mémoire populaire a permis de conserver son œuvre.

Plus d’un siècle après sa disparition, Si Mohand Oumhand suscite encore et toujours l’admiration et l’intérêt. Des passionnés, tous âges confondus, continuent de l’idolâtrer et à prendre du plaisir à déclamer ses poèmes dès que l’occasion se présente à eux. Les paroles de Si Mohand sont devenues proverbiales dans le langage de tous les jours. Son influence sur les poètes et les chanteurs kabyles contemporains est manifeste. Le poète de la révolte et de l’errance intéresse chercheurs, réalisateurs, gens de lettres, etc. Portrait d’un poète pas comme les autres. Rebelle et amoureux des sentiers, des chemins inconnus et des contrées lointaines, c’est ainsi qu’il fut Si Moh Oumhand. N’était-ce pas lui qui disait  dans l’un de ses célèbres poèmes : « J’ai juré de Tizi Ouzou jusqu’à Akfadou que nul ne me fera subir sa loi. Je me briserai mais sans me plier là les chefs sont des maquereaux ; je préfère l’exil à l’humiliation » Il décéda un jour du 28 décembre 1905 à Aïn el Hammam, ex Michelet. Ces paroles, du reste comme toute sa poésie, sont révélatrices de la conjoncture qui marqua sa vie. Il y’a comme Si Mohand Oumohand d’autres figures, des grands poètes comme…

Mohamed Ben Guitoun est un célèbre poète algérien mort à la fin du XIXe siècle2. Originaire de la ville de Biskra (localité de Sidi Khaled, il compose en 1878  Haïziya, une élégie qui fera sa renommée dans toute l’Algérie Le poème, qui célèbre la mémoire de Haizia Bouakkaz (1855-1878), la bien-aimée de son ami Sayyad, morte dans la fleur de l’âge, « a été chanté par les plus brillants interprètes » de musique. Le poète

Mostefa Abdallah Ben Brahim Al Mahaji.
Mostefa Abdellah Ben Brahim (1800-1867) est un grand poète algérien qui a rejoint également la résistance d’Abd El Kader face à la conquête française de l’Algérie (1830-1857).

Mostefa Abdellah Ben Brahim fut la gloire de la poésie populaire algérienne dite ‘’Melhoun’’. Son œuvre aura particulièrement eu une influence considérable sur la chanson oranaise qui perdure jusqu’à aujourd’hui. Ses textes auront donné du nerf â la poésie bédouine.

Safa, poète fécond se distingua par des textes amoureux dans lesquels il chantait ses multiples conquêtes. Ses écrits les plus célèbres furent.
*Matoual Dellil Ki Toual.
*Serej Ya Fares Laoutane Fi Wahran Sekna Ghzali.
*Zendha Ichali Yamina Aâdra.
*Ya Ben Sidi ou Ya Khouya.
* Ya Lezrag Ould El Hamamm.
*Khoud El Wed Oumchi Bederja Hadouk Selah Al Mahaja.
*Yamina.
*Ahkem Ya Rabi Ahkem etc….
il a citées dans c’est textes juste yamina sa femme, Zohra sa mère ou Kheira sa fille, dans sa famille il a deux enfants Ahmed et Kheira.
Safa, comme on le nommait, appartient à des fractions des Chorafas d’Al Mahaja de la Zaouia Derkaouia, celle des Ouled Sidi Brahim, Douar Boujebha, sur les hauteurs d’El Gaâda 40Kms dans la banlieue d’Oran.
Safa et un gentleman aimant la vie et amateur des chevaux, le pur sang arabe en particulier et la fantasia chevaleresque qui est une tradition ancestrale. Arabe d’Afrique du nord.
Safa est un homme sage et respecté par les Oranais les tribus des Zmalas, El Ghoulems, El Gherabas et sa tribu des Chorafa d’Al Mahaja ainsi que d’autres région comme des Beni Ameur de Sidi-Bel-Abbès, Ouled Sidi Slimane et Ouled Souyad de Sfisef, l’administration française l’installe à Sidi-Bel-Abbès en qualité de caïd de la ville, chargé de la perception des impôts auprès des populations locales. Refusant d’exécuter les ordres, il est relevé de ses fonctions et s’exile â Fès, au Maroc (Jelabti oua setre m’aâha ouala k’yadet bel abbés oua dele m’aâha)
Safa (aâlem Jalil), poète et imam formé à la Zaouïa Derkaouia Al Mahajia, s’imprégna des plus grands poètes du melhoun du terroir Oranais et de ceux lors de son exil au Maroc. Dans son exil, il a été influencé par les maîtres et précurseurs de ‘’Melhoun’’ dans le Maghreb, tels que les plus anciens poète algérien de melhoun, Sidi Lakhdar Ben Khlouf, ayant vécu au début du XVIe Siècle, Ben Msyeb décédé en 1768à Tlemcen et Cheikh Ben Guenoun de Mascara.

En 1832, Abd El Kader qui obtint une fatwa des tribus d’Al-Mahaja dirigea le soulèvement contre la conquête coloniale française. Dés lors, Safa rejoint les rangs de la résistance avec les troupes de L’Émir Abd El Kader.
Mort en 1867, il est enterré dans le cimetière du village d’Al Mahaja M’Cid (École Coranique) dans la région de Sfisef dans la willaya de Sidi-Bel-Abbès.

Alors ne restez pas en marge de l’histoire de votre patrimoine culturel, ne dormez pas sous le rythme du raï, ce genre batard, propagé par ceux qui voulaient vous éloigner de vos sources, de votre véritable identité nationale. Faites des recherches apprenez votre histoire culturelle  SVP.

A demain.


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