DzActiviste.info Publié le ven 29 Nov 2013

Droits et protection des travailleurs Les syndicats autonomes en quête de reconnaissance

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Mercredi 27 novembre 2013Intimidation, harcèlement et licenciement : c’est le quotidien des personnes décidées à activer dans un syndicat autonome en Algérie. Chronique d’un mouvement sous les coups de boutoir d’une perpétuelle répression.Le 2 juin 1990, l’Algérie adopte la loi 90-14 autorisant la création d’organisations syndicales. Marginalisés dans les organes dirigeants du syndicat unique, les fonctionnaires se sont investis et structurés dans des syndicats autonomes, malgré un environnement politique et sécuritaire hostile et une répression sans répit. Des dizaines de syndicats autonomes ont été créés dans la Fonction publique, à l’exemple du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), des syndicats des praticiens et spécialistes de santé publique et de tant d’autres. Dans la pratique pourtant, les pouvoirs publics continuent à peine à tolérer les syndicats autonomes que l’adhésion de plus en plus large des travailleurs a déjà légitimés.

Des militants sont muselés, réprimés, tabassés, arrêtés arbitrairement et poursuivis, en pénal pour certains, pour l’exercice de leurs activités syndicales. Des syndicalistes sont licenciés ou suspendus de leur poste de travail parce qu’ils n’ont fait que s’organiser dans une structure indépendante. Ces répressions ont fini par avoir raison de beaucoup de sigles créés pour défendre les travailleurs loin de l’hégémonie de l’UGTA. Pourquoi tant d’entraves à l’exercice syndical ? Pourquoi tant d’obstacles pour la création d’une confédération regroupant les syndicats autonomes ? Le pouvoir est-il à l’origine des scissions qu’ont connues certains syndicats


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