DzActiviste.info Publié le mer 20 Fév 2013

Du Djurdjura à Beni Abbas ou L’architecture par la photo.

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L’architecture par la photoLe département d’architecture de l’université de Bechar et l’école technique de Tizi ouzou ont organisé en collaboration avec Voyage Photo un Workshop, le premier du genre, au cours duquel a été étudiée la relation entre l’architecture et la photographie. Selon le directeur et fondateur de l’école technique de Tizi ouzou, Djebbara Sofiane, « cette initiative va se renouveler dans les mois qui viennent. Le secteur du tourisme sera particulièrement ciblé ».Pour revenir au vif du sujet, le photographe d’architecture est chargé des prises de vues extérieures et/ou intérieures d’un bâtiment, de sa structure et de ses aménagements. Il utilise différentes techniques afin d’épurer sa photographie et de mettre le sujet principal en avant : respect des perspectives, exposition, élimination des éléments indésirables. Pour obtenir les meilleurs résultats, il utilise ainsi un matériel et des techniques minutieuses et spécifiques. C’est l’objectif recherché lors de ce Workshop par le département d’architecture de l’université de Bechar.

A cet effet, 200 étudiants ont pris part à cette expérience avec des sorties sur les sites touristiques de Beni Abbas et de Taghit. L’objectif étant de montrer le rôle de la photo dans la compréhension des lois qui ont régulé et commandé l’acte esthétique et architectural de la région. A cela s’ajoute également la thématique pertinente qui consiste à s’interroger sur les apports propres de la photo dans la promotion du tourisme, qu’il soit d’élite ou de masse. A cet égard, c’est tout un module qui soulève toutes les approches, allant des cultural studies à celles desdites « sciences de gestion » qui est proposé aux étudiants. Il faut de surcroît ajouter que le regard du photographe est lourd d’anticipations, d’ordre artistique cette fois. Au fait, il s’agit d’une ligne d’harmonie entre le vestige, le monument et l’architecture moderne. C’est ce qui est proposé aux étudiant LMD de Bechar. « Nous allons vers de nouvelles formes d’urbanisation », explique un étudiant. Et d’ajouter : « Il faut en finir avec l’anarchie et la précipitation. Il faut vider notre architecture des éléments gênants qui dénaturent nos villes ».

En un mot, il s’agit de réadapter l’architecture algérienne aux exigences des temps modernes. En effet, l’artiste photographe, dès la prise de vue, anticipe sur l’image future par l’expérience antérieure qu’il a acquise, par la formation qu’il a reçue et qu’il s’est donné. Il anticipe par l’idée et par la technique, par le choix de l’appareil, de l’objectif, du format, de filtres éventuels, etc… Pour terminer il nous faut mentionner encore que le résultat final, le regard photographique tel que l’image obtenue comme œuvre le révèle, dépend d’un travail de laboratoire. Il s’agit là de la phase terminale du tirage. Le regard photographique impliqué par l’image va donc de pair avec un processus de genèse complexe, que « nous pouvons rassembler sous le terme de stylisation »

Les étudiants qui ont pris part à ce Workshop ont été plus qu’enthousiasmés à la découverte des vertus de la photographie. « C’est une expérience instructive, riche et agréable », dira en substance Tlemçani Hanan étudiante en 2eme année architecture. L’avis est partagé par l’ensemble des étudiants qui ont redécouvert l’architecture de Beni Abbas et de Taghit sous le regard de la photographie.

« Ce que nous soutenons ici et ce que nous nous proposons de montrer, c’est que cette stylisation de l’image, cette mise en forme, est au service d’un effet de vérité », dira à son tour un enseignant du département d’architecture. L’image, en effet, n’a pas besoin de beaucoup de stylisation pour nous apprendre quelque chose, pour jouer le rôle de document, pour nous informer au sujet de vérités factuelles. Il lui suffit pour cela de laisser agir sa fonction de renvoi, d’image de quelque chose, ses fonctions de ressemblance et de simulacre. Si nous ne connaissons pas certains paysages exotiques du Sahara, des images photographiques peuvent en fournir une certaine idée. Ainsi, une vérité d’information, substitut d’une observation, n’est certes pas à négliger. Mais ce qui est recherché principalement à expliciter et à extraire de chaque image, ce sont plutôt des vérités d’essence. Et d’ajouter : « Nous chercherons à montrer que la photographie, par ses moyens propres, est apte à dévoiler quelques uns des traits essentiels de l’œuvre architecturale en elle-même et dans ses rapports avec son entour. C’est par là que cette rencontre, entre deux écoles, se rattachera de manière biaise et modeste il est vrai, au thème de l’architecture ».

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VOYAGE PHOTO


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