DzActiviste.info Publié le lun 8 Juil 2013

Egypte: Encore des démocrates éradicateurs ?

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Ce qui se passe en Egypte est terrifiant. Un peuple fractionné en deux, précipité dans l’horreur, dans l’incertitude des lendemains, par des manipulateurs froids et déterminés, capables de provoquer une guerre civile de très grande intensité, qui pourrait faire des centaines de milliers de morts.

A l’origine, quelles qu’en aient été les causes et les prétextes, il a suffi qu’une poignée de généraux décide de mettre fin, de faço brutale, à un processus démocratique. Un Président élu a été déposé, et incarcéré, sans autre forme de procès.
Ces Généraux ont su utiliser la forte contestation de très nombreux citoyens opposés à l’islamisme. Peut-être même l’ont-ils stimulée, encouragée, financée.
Une bien opportune mobilisation, qui aurait pu être mise à profit, pour équilibrer les forces, ramener ce Président à plus de modération, dans sa politique effrénée d’islamisation. De mettre en place des mécanismes institutionnels  susceptibles d’initier un vaste débat démocratique, entre les enfants d’une même nation, pour tenter de trouver un large consensus.

Mais la junte n’a vu dans cette crise que l’occasion rêvée de se remettre en selle, et de reprendre la réalité du pouvoir, en mettant en place une façade en trompe-l’œil, censée la faire passer pour l’institution qui a sauvé le pays du chaos. Peuchère !
En vérité, c’est dans la plus périlleuse aventure qui puisse s’imaginer, que ces brutes galonnées ont jeté leur pays.Il n’a pas fallu de beaucoup de temps pour voir combien elle était suicidaire. Il fallait être stupide et aveuglé par une ambition dévorante, pour ne pas l’avoir compris.

Mais le plus étonnant est l’attitude des puissances occidentales, si promptes à stigmatiser les régimes qui ne lui convenaient pas, au nom de principes démocratiques à dimension variable. Aujourd’hui, devant ce Coup d’Etat outrancier, et cette injustice flagrante faite à la volonté populaire, elles se terrent honteusement dans des attitudes ambiguës et chafouines, et certaines parmi elles osent même affirmer que c’est au nom de la démocratie et des promesses non tenues que ce coup de force a été perpétré. Comme si quelque président élu que ce soit aurait pu accomplir son programme en une année d’exercice. Pourquoi alors, ne pas avoir déposé Français Hollande, dont presque toute la France, y compris celle qui a voté pour lui, affirme qu’il n’a pas tenu ses promesses électorales ?

Mais les véritables raisons sont ailleurs.
Elles se nichent dans dans les plis sombres de complots autrement plus significatifs.
Les vraies forces qui dirigent ce pauvre monde ont décidé que l’expérience qu’elles voulaient tenter, de voir ce que ferait l’islamisme s’il était confronté à la réalité du pouvoir, devait être interrompue. Malgré tous les ingrédients qui ont été déversés dans la soupe expérimentale, par gros paquets, en Tunisie et en Egypte, ces deux sociétés n’ont pas explosé, malgré tous leurs problèmes. Il fallait donc y mettre fin. Avant que l’aventure ne devienne tout à fait improductive pour ceux qui en attendaient qu’elle enterre définitivement l’islamisme politique.
C’est là, dans cette vision de la situation, que ces événements sont lisibles, emplis de sens.
Tout le reste n’est que vaines gesticulations, de demi-crades qui s’adonnent à leurs sempiternelles logorrhées, où la démocratie fait figure de machin réglable, selon  que vous soyez islamiste ou non.
Comment ne pas comprendre les doutes des islamistes, pour tout ce qui concerne cette foutue démocratie, dont on ne sait plus si elle est lunatique, climatique, fantasmagorique, ou juste clanique.

DB


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