DzActiviste.info Publié le mer 28 Mar 2012

Elections du 10 MAI Les fondements du rejet

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Elections du 10 MAI Les fondements du rejet

Le but principal du pouvoir est de brider la démocratie, au lieu de favoriser son essor, de rechercher des solutions à la crise dans le cadre d'un compromis entre le système néolibérale corrompu et toutes les forces rétrogrades par la voie électorale ou par d'autres voies. 

 

C'est une voie vaine et dangereuse qui fait perdre au pays un temps précieux, et, au contraire, l'enfonce chaque jour d'avantage dans la crise. Ces élections ne constitueront pas une solution à la crise globale mais simplement une issue précaire et éphémère à la crise du pouvoir, par le rééquilibrage entre les tendances qui le traversent et leurs alliances internes et externes en somme une cuisine interne

 ces élections décidées et concoctées unilatéralement par le pouvoir, visent essentiellement, dans la situation aiguë de crise a prendre de vitesse les forces démocratiques dont les revendications convergent de plus en plus autour de la défense d'un projet de société nouveau, antagonique au projet théocratique totalitaire , mais exigeant dans le même temps la rupture avec le système néolibérale corrompu qui tient les rênes du pouvoir. Ces élections ne tranchent donc pas la question de fond qui bouleverse de fond en comble notre pays. Elles sont une illusion grave de solution apportée à la crise multidimensionnelle de l’Algérie. Dans le meilleur des cas elles ne peuvent que légitimer la reconduction du système, avec ses mêmes hommes, ses mêmes clans, leurs pratiques arrogantes antidémocratiques et hégémonistes inchangées. Ainsi elles ne peuvent, avant pendant et après le déroulement du scrutin, qu’exacerber encore plus les contradictions, éventuellement faire éclater ce qui reste d’institutions d’Etat, autrement dit être le détonateur du chaos

 

Il faut explorer des issues qui prennent appui sur les forces du changement radical. Pour s'en sortir, le pays doit compter sur les forces du travail et de la production, de l'intelligence et du savoir, sur les femmes et la jeunesse, sur les forces de la résistance héroïque au terrorisme intégriste, sur toutes les forces qui sont tournées vers l'avenir. La mobilisation la plus large des citoyens doit d'abord empêcher l'assise du système et lui ôter les moyens de sa légitimation et de sa pérennité. Elle doit lui enlever le bâton avec lequel le système va frapper notre peuple pris en otage par le FLN/RND et l'islamisme. Ensembles, pour condamner tout compromis nous avons les moyens de dire avec force notre rejet de cette opération de mystification.

 

L'issue à la crise passe nécessairement par la disqualification de l'islamisme politique une fois pour tout en exigeant l’abrogation de l’amnistie anticonstitutionnelle et la révision d’une charte dont les conditions d’adoption sont illégitimes, véritable épée de Damoclès suspendue au dessus de la démocratie, l'éviction des partis politiques qui fondent leur existence sur les " constantes ", sur le patrimoine commun de tous les algériens. la question de la nature de l'Etat n'est pas résolue et  l'Etat algérien continue d'être marqué par une hybridité qui lui fait porter à la fois le système corrompu  mafieux et la menace intégriste qui lui est organiquement liée.

 

L'acte de naissance de la République Démocratique et Moderne passe par la séparation du politique et du religieux, la reconnaissance de l'identité algérienne dans ses fondements historiques, et la consécration des valeurs universelles fondamentales.

 

Ceux qui veulent voir ce processus électoraliste comme solution, quelque soit le prix que les citoyens et le pays doivent payer, sous le prétexte qu'il faut sortir de la période de transition, considèrent que le pays est déjà passé -par une période de " transition démocratique ". 

 

Or, à regarder de prés, il n'y a pas eu de transition véritablement démocratique, il y a eu une longue période de tractations politiques sans principes dont le but évident était de consacrer le compromis 

 

Une transition démocratique doit avoir pour finalité l'approfondissement de la démocratie, la stabilité, la paix, la sécurité, pour ouvrir la voie au progrès pour les algériens. , comment prétendre viser de tels objectifs en cautionnant les logiques et les modes opératoires par lesquels le système et l'islamisme, solidaires en cela;- se reconduisent et se relégitiment ? Or, ni les compromis bâtards, ni les jeux tacticiens et les combinaisons politiciennes d'une démarche de partage de pouvoir, ni tes tentatives de replâtrage d'un système obsolète ne peuvent apporter de solution à la crise.


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