DzActiviste.info Publié le jeu 9 Oct 2014

Elections présidentielles le 12 octobre 2014 en Bolivie : le célèbre indien Evo Moralles favori

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evo-moralesLe 12 octobre 2014 les boliviens voteront pour élire un nouveau président. L’homme d’affaires Samuel Doria Medina le Capriles bolivien soutenu par les conservateurs et les Etats-Unis sera en lice face au favori Evo Morales qui avait tant fait pour le peuple bolivien.

En avril dernier, la Cour constitutionnelle de Bolivie a autorisé le président Evo Morales à se représenter en 2014, estimant qu’il s’agirait de la première réélection d’Evo Morales en vertu d’une nouvelle Constitution approuvée en 2009.

Evo Morales, 54 ans, à la tête du MAS (Movimiento Al Socialismo), jouit dans les sondages d’une confortable avance sur son principal rival.

Pourquoi Moralles suscite t il tant de sympathie à travers le monde surtout dans celui des vraies gauches ?

Evo Moralés, premier président d’origine amérindienne de la Bolivie avait été élu pour un mandat de quatre ans en janvier 2006 et réélu en 2010.

« Evo morales remporta la première élection présidentielle dès le premier tour le 18 décembre 2005 avec une large avance : 53,7% des voix.. L’élection de ce pauvre paysan cocalero ainsi que d’un ex-guerillero, le vice-président Alvaro Garcia Linera, sonne comme un coup de tonnerre dans la société bolivienne. Pour la première fois dans l’histoire du pays, un Indien arrive à la plus haute fonction de l’Etat. Morales symbolise désormais l’espoir pour des millions de Boliviens pauvres, meurtris par des années de néolibéralisme qui n’ont fait qu’aggraver la misère et répandu la faim et le désespoir. A l’arrivée au pouvoir de Morales, la situation est criante : la Bolivie est un des pays les plus pauvres du monde. En Amérique, seul Haïti connaît une pauvreté plus importante que la Bolivie. En ville, le pays est ravagé par le chômage et l’indigence tandis que, dans les campagnes, les gens souffrent de malnutrition. Mais fort de son passé de lutte syndicale et malgré l’opposition parfois violente de l’élite économique et des tentatives de déstabilisation de la part de l’impérialisme états-unien, Morales entame de profondes réformes afin de combattre les graves problèmes sociaux qui frappent durement le pays »(1)
.
Rappelons encore que des sa première élection Evo Moralles suscita l’admiration chez les peuples du monde entier puisqu’il avait redonné l’espoir aux couches les plus défavorisées de son pays. Pour jean Ziegler auteur engagé « si le flambeau de la Révolution s’est éteint entre les mains des occidentaux, atteints d’une tragique faiblesse, aujourd’hui, la révolte de l’homme nié dans sa dignité gronde dans les Llanos au cœur des Andes. Pour lui ce sont les peuples d’Amérique du Sud et des Caraïbes qui rallument la flamme qui embrasera peut être bientôt le monde ».

Dans son livre (2) de 2008 Jean Ziegler a narré comment s’est opéré le mouvement de nationalisation des ressources naturelles :

« « La réappropriation des richesses :

Dés son arrivée au pouvoir Evo Morales met en œuvre une triple stratégie : reconquête des richesses minières, pétrolières et agricoles ; lutte contre la misère ; destruction de l’Etat colonial et édification d’un Etat national.

Rappelons d’abord comment s’est opéré le mouvement de nationalisation des ressources naturelles.
Rarement dans l’histoire du monde un mouvement de transfert de propriété gigantesque avait été opéré dans un laps de temps si court. La Bolivie possède les plus importantes réserves de gaz de toute l’Amérique Latine et des réserves de pétrole équivalentes à celles du Venezuela. Elle possède aussi le pipeline gazier le plus sophistiqué et le plus coûteux du monde : celui de Cuiaba qui achemine le gaz de san alberto ( à travers les déserts désolés du chao et les jungles du matto grosso) jusqu’à l’atlantique. Sa construction a coûté cinq milliards de dollars financé par shell et le trust enron.

La banque mondiale estime que durant les deux décennies à venir la Bolivie tirera de la vente de ses hydrocarbures plus de 200 milliards de dollars nets ( à valeur constante).

A l’aube du premier mai 2006, l’avion des forces armées boliviennes transportant le cabinet incorpore prit la direction du site de carapari situé à 1200 kilomètres au sud de la paz. Lorsque le président et son cortège arrivèrent devant le portail des installations gazières de san alberto le directeur accourut demanda au président lequel des champs gaziers il aimerait visiter.

Evo Moralles lui sourit et répondit « je ne suis pas venu pour une visite mais pour prendre –au nom du peuple bolivien- le contrôle de vos installations. »

Brusquement le directeur et les cadres occidentaux dirigeants comprirent le sens de la visite que leur avait faite la veille un groupe d’INGENIEURS ALGERIENS ET NORVEGIENS. Agissant au nom de la yacimentos petroleiferos fiscales bolivianos (YPFB), la compagnie nationale des hydrocarbures ces ingénieurs avaient prétendu opérer des contrôles de sécurité. En réalité ces spécialistes étaient venus poser discrètement des appareils ultrasophistiquées rendant impossible tout sabotage des installations par les cadres ingénieurs et techniciens des sociétés propriétaires.

Durant cette même journée du 1 mai 2006 partout dans le pays les régiments d’élite de l’armée occupèrent les champs pétrolifères et gaziers……. »(1)

1) http://michelcollon.info/Evo-Morales-en-route-pour-un.html?lang=fr
2) Extrait du livre de Jean Ziegler livre intitulé La Haine De L’Occident pages 270-271 an 2010 reedition

De Boghni Amokrane nourdine


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