DzActiviste.info Publié le lun 9 Avr 2012

ELWATAN-ALHABIB 2012-04-09 07:51:00

Partager
Faut-il s’attendre à un nouvel embrasement en Kabylie ? 

par Kharroubi Habib
 

De par l’ancrage populaire qui est le sien en Kabylie etles canaux d’informations dont il dispose et auxquels il se fie, le FFS est àmême d’avoir une perception exacte sur tout ce que peut advenir dans la régiondes acteurs qui en sont à l’origine et la nature de le leurs motivations. Aussiquand ce parti avertit par la voix de son ancien secrétaire national AhmedDjeddaï, actuellement conseiller de sa direction, que « certains groupesveulent par le biais de leurs relais en Kabylie créer des troubles et unesituation de violences pour disqualifier les prochaines échéances électorales», il ne faut pas prendre à la légère la mise en garde.

D’aucuns qui ne digèrent pas que le parti d’Aït Ahmed aitaccepté de participer aux élections législatives s’empresseront de réduire lesgraves propos de Djeddaï à la dimension d’une élucubration alarmiste visant àjustifier ce choix dérangeant pour eux. Pour beaucoup de citoyens, par contre,c’est la confirmation de ce qu’ils redoutent à savoir que l’Algérie est lacible de projets déstabilisants pour sa stabilité et son intégrité nationale etpar voie de conséquence pour son indépendance. Des projets dont la réalisationse mettra en branle dès lors que la situation interne de l’Algérie en fournirale prétexte. Celui d’élections disqualifiées par une vague de contestationserait le plus propice pour une ingérence étrangère en réserve pour l’Algérie.

Les officines étrangères qui travaillent à ce scénario etleurs relais algériens peuvent effectivement opter pour faire de la Kabylieleur terrain de manœuvre qu’ils pensent être propice à cause de la frondequ’anime avec constance sa population à l’égard du pouvoir et desrevendications dont elle découle. Il faut par conséquent s’attendre àl’occasion du scrutin du 10 mai que se manifestent des turbulences dont lesauteurs algériens ont des objectifs s’inscrivant dans le processus dedéstabilisation préparé pour l’Algérie. Il n’y a pas qu’en Kabylie qu’il fautcraindre que se produiront les turbulences déstabilisatrices. Elles sont àl’œuvre aux frontières de l’Algérie qui vont de la Libye jusqu’à la Mauritanie.Sous la forme d’encouragements souterrains à l’expression et à la manifestationdu mécontentement provoqué au sein des populations de ces régions par lesentiment qu’elles ont d’être traitées en citoyens de seconde zone.

Le FFS n’a pas fait que tirer la sonnette d’alarme sur lamenace qui plane sur la stabilité et l’intégrité de la Nation. Il a pointé ceque doit comporter la politique susceptible de lui faire barrage. Une véritableouverture du champ politique, une meilleure dynamique sociale, une visionéconomique basée sur la redistribution des richesses, sortir de la rentepétrolière vers une ouverture aux IDE en assurant les sécurités indispensablesaux investisseurs étrangers. Autant d’objectifs que le pouvoir s’est engagé deréaliser mais sans qu’aucun ait été concrétisé du fait d’une gouvernancecaractérisée par ses revirements et le reniement des engagements de ceux qui laconduisent.

Le pouvoir doit être conscient que l’Algérie est à lacroisée des chemins. Il portera le premier la responsabilité si elle bifurquevers celui de la confrontation et de l’affrontement algéro-algérien dont selégitimera l’intervention étrangère fin prête à se manifester. Le scrutin du 10mai est l’ultime occasion qu’il a de se réhabiliter devant les Algériens et derendre possible la constitution d’un front interne opposé à l’ingérenceextérieure programmée.


Nombre de lectures: 354 Views
Embed This