DzActiviste.info Publié le dim 2 Sep 2012

ELWATAN-ALHABIB 2012-09-02 15:32:00

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BHL : « Une intervention internationale contre Israël est un impératif historique ! »

 

 

Djamaleddine BENCHENOUF
Béachelle, dit « Li Chi »



BHL est aux avant-postes de la révolution du Kéfieh, aux côtés des révolutionnaires, depuis le premier jour du printemps palestinien.

New-York, le 2 mars 2013  : Il est partout ! C’est grâce à lui que l’insurrection palestinienne a forcé le black-out qui tentait de l’occulter, pour que le carnage puisse, encore une fois, se commettre à huis-clos.

Il a interpellé, sans désemparer, toutes les puissances occidentales, et a exigé que les forces de l’OTAN interviennent énergiquement contre le régime israélien. Il n’y a pas de jour où il ne convoque la presse, pour la tenir informée des exactions de masse, commises par l’armée sioniste.

Hier, à New-York, devant un parterre de journalistes venus du monde entier, il a déclaré que les démocraties occidentales devaient prendre leurs responsabilités historiques, et qu’un tel carnage de populations civiles exigeait une réaction vigoureuse de la communauté internationale. Il a particulièrement exhorté le Président français à « se bouger le cul », pour reprendre sa propre expression.

Bernard Henri Lévy est devenu le catalyseur du printemps palestinien. Il y a gagné une immense sympathie, et les masses arabes ne jurent plus que par lui. On ne l’y appelle plus que « Li Chi ». Ce qui veut dire, dans la pronciation arabe « le Ché », puisque le  » e » et le « é » sont prononcés « i » .

Le fait d’être juif a rendu son engagement, contre sa propre communauté, encore plus déterminant. Interpellé par le CRIF, qui l’a traité de traître, Il lui a fait une réponse admirable : « Ce que j’ai fait pour les Palestiniens opprimés, je l’ai fait comme juif. Et comme tous les juifs du monde, j’étais indigné par les méthodes barbares de l’armée sioniste, contre des jeunes qui luttaient contre les chars à coups de pierre. « 

Parmi les multiples actions remarquables qu’il a menées contre ce qu’il qualifie d’  » Oppression barbare« , il a réalisé un documentaire d’une rare qualité, d’une très grande honnêteté intellectuelle, sur les violences commises contre les Palestiniens, mais aussi sur leurs rêves de liberté et de justice.

Ce film, « Le Serment de Ghaza », d’une heure quarante six minutes, est bouleversant de lucidité. BHL s’y est mis en scène, et il nous y livre la face cachée de la terrible tragédie palestinienne, celle qui a été étouffée des décennies durant sous une épaisse chape de plomb. Ce qu’il nous montre, sans complaisance pour ses coreligionnaires, a été occulté de façon systématique par des sionistes de tout poil, par des pseudo intellectuels qui avaient squatté la télévision française, et qui y déversaient des flots de contre-vérités, allant jusqu’à faire passer le bourreau pour la victime, et inversement. Mais c’était compter sans  » Li Chi »

Lors de sa conférence de presse à New York, il s’est dit déçu par François Hollande, qu’il a qualifié de velléitaire.

Il l’a critiqué en des termes très virulents et réclamé de lui plus de fermeté à l’endroit du sionisme. Il l’a sommé de prendre en charge le dossier palestinien, de façon qui soit conforme à l’esprit qui anime la République des Droits de l’Homme. Répondant à un journaliste français, qui le questionnait en des termes qui confinaient au chauvinisme, Le philosophe a vivement répliqué, traitant les journalistes français de veaux. Il s’est particulièrement acharné sur François Hollande, pour le moins qu’on puisse dire : « Je suis déçu par Hollande. J’ai voté pour lui, et je pensais qu’il avait le sens du vrai, et du juste. Devant ce qui restera peut-être comme la plus grande épreuve historique, politique, morale, du quinquennat, cet attentisme, ce flot de bonnes paroles sans effet, ce n’est plus possible. En attendant qu’il se réveille, des milliers de Palestiniens sont écrabouillés sous les bombes« .

Il a affirmé que Hollande n’a pas tenu ses promesses : « Le 25 janvier 2013, il parlait de chasser les sionistes de Palestine, et il n’excluait pour cela aucun moyen, même militaire. On est loin du compte« , a-t-il dit en affichant sur sa mine un rictus de mépris.

Sur le sujet du Véto américain, qui rend impossible l’intervention de la communauté internationale, le philosophe balaie le problème d’un revers de la main, et recommande de l’outrepasser : « Qui ne sait pas que ce machin que nous appelons l’ONU est à la totale dévotion du sionisme ? Allons-nous, encore une fois, acter l’échec lamentable des Nations Unies ? Allons-nous assiter impuissants à un génocide, juste parce qu’un lobby sioniste commande aux Américains ? Nous devons forger une alliance ad hoc avec l’Iran, et les pays arabes progressistes ! Israël ne doit plus défier la communauté internationale. Cela suffit !« .

Plus qu’un tribun, pour les causes des peuples, Bernard Henri Lévy s’est révélé être l’homme qui a changé l’Histoire. Celui qui a mis la philosophie en symbiose avec l’action, avec la résistance. Grâce à lui, et pour la première fois depuis 70 longues années d’atroce oppression, l’humanité toute entière découvre enfin, sous son véritable jour, la monstruosité indicible de cet Israël que des philosophes menteurs tentaient de faire passer pour une démocratie débonnaire. Grâce à lui, la souffrance des Palestiniens est enfin connue du monde entier.

Quel homme ! Et quel philosophe !

Djamaleddine BENCHENOUF


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