DzActiviste.info Publié le mar 18 Sep 2012

ELWATAN-ALHABIB 2012-09-18 20:08:00

Partager
changements stratégiques géopolitiques

Oubliez L’Iran Le Problème C’est L’Arme Nucléaire Israélienne Pointée Sur La Tempe D’Obama

Au Sein de l’Establishment militaire, politique, des services secrets US Israël est « l’allié » à qui les Américains font le moins confiance…. »Israël est loin d’être un allié à qui on peut faire confiance dans la guerre des US « contre le terrorisme ». Un ancien officier des renseignements a dit à l’Associated Press en Juillet qu’Israël était classé en dessous de la Libye sur une liste de pays aidant à combattre le terrorisme établie par l’administration Bush après le 11 Septembre… »



Oubliez L’Iran Le Problème C’est L’Arme Nucléaire Israélienne Pointée Sur La Tempe D’Obama


Oubliez L’Iran C’est L’Arme Nucléaire Israélienne Pointée Sur La Tête D’Obama : Le Mythe De La Relation spéciale Avec Israël

C’est certainement le plus grand mythe politique américain répété ad nauséum par les candidats à la présidentielle lors de leurs campagnes électorales. Le Président Barack Obama a affirmé que les Etats Unis partage un lien spécial avec Israël différent de ses liens avec les autres pays. Il a qualifié cette amitié d’«indéfectible» «onstante» et «unique» «ancrée dans nos intérêts communs et nos valeurs profondes ».

Son rival républicain, Mitt Romney, a été plus loin affirmant qu’il n’y avait pas « un inch de différence entre nous-mêmes et notre allié Israël ». Une publicité électorale récente de Romney mettant en avant sa visite cet été en Israël exaltant la « relation profonde et chérie ».

Mais, tandis que de telles annonces forment la base d’un consensus apparent de Washington, la réalité c’est que la relation chérie n’est rien de plus qu’un conte de fée. Il a été répandu par des politiciens pour masquer la méfiance – et de nombreuses duplicités et trahisons – qui ont marqué la relation depuis la création d’Israël.

Les politiciens peuvent préférer exprimer leur amour immortel pour Israël et fournir des milliards de dollars par an d’aide, mais l’establishment sécuritaire US – au moins en privé – considère toujours Israël comme un partenaire infidèle.

La méfiance a été particulièrement difficile à cacher en relation avec l’Iran. Israël a constamment mis la pression sur Washington apparemment dans l’espoir de le manipuler pour qu’il soutienne ou se joigne à une attaque contre Téhéran pour stopper ce qu’Israël affirme être une tentative de construire une bombe nucléaire dissimulée sous son programme nucléaire civil.

Alors que la couverture de l’évènement s’est focalisée sur l’animosité personnelle entre Obama et le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, la vérité c’est que les dirigeants US en général sont profondément hostiles à Israël sur ce problème.

L e conflit est devenu public ce mois ci quand on a appris que le Pentagone avait revu à la baisse l’exercice militaire conjoint pour le mois prochain, Austère Challenge, avec l’armée israélienne qui a été qualifié comment devant être le plus grand et le plus significatif de l’histoire des deux pays.

Le but de l’exercice c’était de vérifier la réactivité du système de défense antimissile israélien en cas de représailles iraniennes – probablement la crainte la plus importante qui empêche Israël de lancer seul une attaque. Le principal ascendant du Pentagone sur Israël c’est son radar X-Band stationné en Israël mais exclusivement géré par une équipe US, qui préviendrait Israël d’une attaque de missiles iraniens.

Un haut gradé israélien a dit au magazine Time que la réduction de l’exercice était un message du Pentagone : « à la base ce que les Américains disent : Nous ne vous faisons pas confiance ».

Mais la discorde entre les deux « alliés soudés » ne se limite pas à l’Iran. L’antipathie a été la norme pendant des décennies. Pendant l’été, des officiers de la CIA en poste et à la retraite ont admis que l’establishment US a toujours considéré Israël comme la menace N°1 en matière de contre espionnage au Moyen Orient.

L’espion le plus célèbre travaillant pour Israël, c’est Jonathan Pollard, un officier des renseignements de la Marine US qui a passé des milliers de documents top secret à Israël dans les années 80. Les demandes répétées d’Israël pour sa libération sont un problème pour le Pentagone car les promesses officielles qu’Israël ne recommencerait pas à avoir des espions en territoire US ne sont pas perçues comme étant sincères.

Au moins deux autres espions ont été identifiés ces dernières années. En 2008 un ancien ingénieur de l’armée US, Ben Ami Kadish, a admis qu’il avait permis à des agents israéliens de photographier des documents secrets sur des avions de combat US et des armes atomiques dans les années 80. Et en 2006, Lauwrence Franklin, un officier de l’armé US, a été reconnu coupable d’avoir passé des documents top secret à Israël concernant l’Iran.

En fait de telles trahisons ont été connues de Washington dés le début de la relation. Lors des premières années d’existence d’Israël, une base US à Chypre surveillait les activités d’Israël ; actuellement les communications israéliennes sont interceptées par une équipe de linguistes en hébreu stationné à Fort Meade, Maryland.

Des documents publiés ce mois ci par les archives de l’armée de l’air israélienne ont également révélé qu’Israël a probablement identifié de mystérieux avions volant à haute altitude au dessus de son territoire pendant tout la période des années 50 comme étant des avions d’espionnage américains U-2.

Preuve de la méfiance continuelle des US, Israël n’a pas été inclus dans la coterie de pays qui partagent avec Washington ses informations secrètes. Les membres du groupe des « Cinq Yeux » comprenant les US, la Grande Bretagne, l’Australie, le Canada, et la Nouvelle Zélande, ont promis de ne pas s’espionner – une condition qu’Israël aurait violé régulièrement s’il avait été membre.

En fait, Israël a même volé les identités de nationaux de ces pays pour des opérations du Mossad. La plus célèbre ce sont les faux passeports utilisés pour faire entrer clandestinement des agents d’Israël à Dubaï en 2010 pour assassiner un dirigeant du Hamas, Mahmoud Al Mabbouh.

Israël est loin d’être un allié à qui on peut faire confiance dans la guerre des US « contre le terrorisme ». Un ancien officier des renseignements a dit à l’Associated Press en Juillet qu’Israël était classé en dessous de la Libye sur une liste de pays aidant à combattre le terrorisme établie par l’administration Bush après le 11 Septembre.

Alors pourquoi parle- t-on autant d’un lien spécial si la relation se caractérise par une telle méfiance ?

La réponse se trouve pour partie dans les tactiques formidablement intimidantes du lobby pro Israël à Washington. Thomas Friedman, un chroniqueur du New York Times, a parlé pour un nombre croissant d’observateurs l’année dernière quand il a écrit que le Congrés US était effectivement «acheté et payé par les lobbyistes israéliens.»

Ce pouvoir était tellement évident la semaine dernière quand la convention nationale démocrate a adopté un amendement désignant Jérusalem comme la capitale d’Israël en contradiction avec le Droit international et les désirs exprimés à voix haute par les délégués.

Mais il y a une autre raison dont on parle moins. Francis Perrin directeur de l’Agence à l’Energie Atomique Française dans les années 50 60 alors que la France aidait Israël à développer une arme nucléaire contre la volonté des US, a dit que la bombe israélienne « visait réellement les Américains ».

Non pas parce qu’Israël voulait attaquer les US, mais parce qu’Israël a compris que – à partir du moment où il est le seul à posséder un arsenal nucléaire au Moyen Orient – Les US se risqueraient rarement à s’opposer à lui si sa politique va à l’encontre des intérêts US.

Pour cette raison, si ce n’est une autre, Israël est déterminé à empêcher tout rival, inclus l’Iran, d’obtenir une arme nucléaire qui mettrait fin à son monopole.

Jonathan Cook 10/09/2012

Version anglaise

Jonathan cook a reçu le Prix Spécial Martha Gellhorm pour le journalisme. Ses derniers livres sont : “Israel and the Clash of Civilisations: Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East” (Pluto Press) et “Disappearing Palestine: Israel’s Experiments in Human Despair” (Zed Books). Son site web: www.jkcook.net

La première version de cet article est parue dans The National, Abu Dhabi.


Jeudi 13 Septembre 2012
Mireille Delamarre


Nombre de lectures: 289 Views
Embed This