DzActiviste.info Publié le jeu 8 Nov 2012

ELWATAN-ALHABIB 2012-11-08 11:14:00

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L’impérialisme américain prédateur et criminel

 

 

Décrit dans un livre fleuve, voici une synthèse de la Stratégie du choc de Naomi Klein qui informera plus d’un sur l’impérialisme américain, qui fait tant de mal à la planète depuis plus d’un siècle et fait des USA le plus grand prédateur de la planète, au mépris de ses nations et de ses peuples. Dans la mentalité des gouvernements américains, rien ne vaut une bonne catastrophe pour ouvrir de nouveaux territoires.
Cette stratégie est motivée par le profit à grande échelle et la cupidité.Elle est responsable des plus grands génocides socioéconomiques de la planète.

Cette stratégie comprend plusieurs phases :
– Le renversement d’un état souverain
Pour mettre la main sur un pays, les USA fomentent des fausses révolutions en finançant les groupes d’opposition qui commercent par essayer de déstabiliser le pouvoir en organisant des manifestations, sous prétexte de soustraire une nation opprimée à la brutalité d’un régime forcément dictatorial et de lui apporter la démocratie !
La seconde étape, si la première échoue, est d’essayer d’associer l’armée à ce coup d’état, de financer son coup de main et de la former aux techniques de guérilla et à la torture.
Si l’armée reste fidèle et le gouvernement en place résiste, des mercenaires sont formés et envoyés dans le pays visé, afin d’essayer de prendre le pouvoir par les armes. Si l’infiltration échoue aussi, la dernière solution est l’invasion du pays par les forces armées américaines.
Une fois le gouvernement renversé les opposants au coup d’état sont capturés, emprisonnés, torturés, pour semer la terreur et réduire chez eux tout velléité de résistance. Sont même formés des brigades policières indépendantes de l’armée et de la police nationale, dont le financement est assuré par des multinationales américaines et dont l’impunité est responsable de tous les débordements que la population a vécu dans tous les pays renversés.
La torture est utilisée pour extorquer les plus d’information sur la résistance, puis comme thérapie, afin de faire des hommes des terrains vierges prêts à accepter la nouvelle idéologie que les USA veulent leur imposer.
L’enlèvement de masse est utilisé pour créer l’effroi chez la population et les famille sont rançonnées pour pouvoir récupérer leur parent vivant ou leur cadavre, ou l’arrêt des tortures.
Sans scrupules, s’il faut en passer par là, toute une partie de la population est massacrée comme au Chili pendant les années 1970.
Pour l’autre partie de la population qui était favorable à ce renversement, une grande part cède de vastes pouvoirs à ceux qui prétendent sortir le pays du chaos engendré par ce coup d’état.

La culture et l’expression politique sont censurés, au profit de l’idéologie que les USA veulent imposer et qu’ils ont le culot d’appeler démocratie !
Une dictature se met donc en place au détriment de toute une nation traumatisée et affaiblie, voire désorientée par le traitement de choc qu’elle vient de subir.
 - Le pillage du pays
Il ne suffit pas de renverser un pays, mais d’avoir convaincu certains opposants aux théories économiques que les USA vont imposer au pays ciblé.
Des jeunes économistes sont formés aux théories de Milton Friedmann, un juif sioniste, et envoyées sur place, afin de mettre en application cette théorie absurde et dévastatrice, le but étant de mettre la main sur les richesses du pays et de ses matières premières (pétrole, eau), sur l’économie du pays sans aucune contrepartie et d’installer des bases américaines, afin d’augmenter l’emprise de l’empire américain sur le monde. Même si cette théorie devient impopulaire, car détruisant l’économie du pays cible, elle est imposée par la force, mais en général l’état de choc et l’effroi que le renversement du pays a provoqué, suffit à supprimer toute résistance de la population.
Les entreprises conquistador américaines, envoyées après la conquête militaire du pays, pillent avec la même détermination et énergie impitoyable, les états traités comme des territoires coloniaux, ou cherchent sans relâche de nouvelles sources de profit dans le domaine public.

La phase du pillage peut aussi être découpée en plusieurs temps :
Privatiser le pays
Pour se faire : toutes les entreprises d’état sont privatisées en masse en les vendant à des multinationales américaines pour des cacahouètes, et sous le prétexte que leur vente est essentielle au redressement du pays. Ce racket est organisé avec la protection du gouvernement américain.
La plus part des employés sont licenciés pour soi-disant accroître leur compétitivité. Les concurrents sont écartés. Ainsi un pan entier de l’économie de ce pays est mis à sac de façon paisible et démocratique.

La main mise sur le pétrole est le premier objectif : des contrats longs sont signés et la plus part des profits sont confisqués, privant la population des bénéfices de cette manne.
Ces multinationales mettent aussi la main sur les marchés locaux facilement au milieu du champ de bataille qu’est devenu le pays.
Ne résistant pas à cette concurrence déloyale, de nombreuses entreprises nationales ferment leur porte.

Les fonctions régaliennes sont sous-traitées au secteur privé au prix du marché, mais sans plus d’efficacité et de résultats, voire en accroissant les gaspillages.
Dès lors l’Etat se contente à superviser plus ou moins bien les contrats passés avec les entreprises privées très souvent cliente du gouvernement américain.

Une armée de banquiers font la tournée des sociétés de courtage et des banques dans l’espoir de les acquérir pour une bouchée de pain.
Pour faciliter l’invasion du pays par les entreprises américaines, le contrôle du mouvement des capitaux est supprimé.
Bien sûr ces privatisations engendrent un chômage de masse car les employés autochtones sont remplacés par des étrangers. Elles provoquent aussi des vagues de suicides.
Tout le monde est touché : fonctionnaires, petits agriculteurs, entrepreneurs, syndicalistes, ou toute personne ne réussissant pas remonter la vague dévastatrice. Beaucoup viennent grossir les bidonvilles. La reconstruction du pays détruit est réservé aux entreprises amies du gouvernement américain et aucune industrie du pays n’en bénéficie.
Même l’Etat américain pâtit de cette stratégie : une administration privée fantôme ayant été créée à l’aide des fonds publics, celle-ci mène le pays à la crise budgétaire, tant le déficit accumulé a fait grossir l’endettement des US.
Les citoyens, qui ont financée cette économie parallèle, n’ont même pas leur mot à dire !

Déréglementer l’économie du pays
Ayant fait table rase du passé, le second temps consiste à passer de la dictature à la guerre économique : toutes les lois sociales et règlements sont supprimés (abolition du salaire minimum, conventions collectives), imposition d’un modèle économique dur et acharné qui rend la vie dure à une majorité de gens : d’un côté un secteur public faible, mal financé et inefficace; d’un autre une structure privée parallèle et grassement financée.
Les sociétés américaines sont autorisées à posséder des parts entière des actifs des sociétés du pays envahi.

Les lois environnementales sont abolies, ouvrant la porte à un capitalisme sauvage.
Les frontières, au nom du libre-échange, sont ouvertes à la concurrence sauvage des entreprises principalement américaines et de ses alliés et l’impôt sur les sociétés est supprimé.
Une zone de franchise dite verte apparaît chaque fois que le complexe militaro-industriel s’abat sur le pays, creusant un fossé entre ses privilégiés : les entreprises américaines et les autochtones marginalisés.
Aussi, faute de pouvoir supporter la concurrence des produits importés, de nombreuses entreprises du pays ferment leurs portes.
L’Etat envahit et le secteur à but non lucratif, sont considérés comme des concurrents empiétant sur le marché privé.
Même le dirigeants des USA profitent du cataclysme qu’ils ont déclenchés en réalisant des profits grâce au désastre dont ils étaient responsables, comme Rumsfled et Bush pendant la guerre en Irak.
Réduction des dépenses
Toutes les dépenses sociales de la région, du pays envahit sont comprimées au maximum, voire supprimées. Le déficit budgétaire est éliminé en taxant les petits contribuables.
Bien sûr, il s’ensuit une recrudescence du chômage, de la pauvreté et des suicides.
Même les Américains pâtissent de cette stratégie : lorsqu’il faut rémunérer les entrepreneurs qui ont colonisé le pays, il n’y a pas de limite, par contre quand il faut financer les fonctions essentielles de l’Etat, les coffres sont vides.

Le gouvernement des US ferme les yeux sur les gaspillages, la mauvaise gestion, la surfacturation de ces entreprises, les erreurs en tout genre même répétées, l’important étant que celles-ci cotisent à sa caisse électorale et fournissent des bénévoles pour sa prochaine campagne.
Les entrepreneurs sont grotesquement surpayés, alors que la base qui fournit le travail est sous-payée.

Pour compenser les milliards versés, le budget fédéral, c’est à dire les aides sociales, est drastiquement réduit.
– Le nettoyage ethnique et culturel
Ayant détruit et pillé le pays ou profitant de sa destruction suite à un cataclysme naturel, les américains n’hésitent pas à chasser ou faire chasser une partie de la population de ses villages et de ses terres, si elle devient un obstacle à la reconstruction made in US, sous le prétexte d’une relance rapide de l’économie comme au Sri Lanka, lorsque des familles entières de pêcheurs furent chassées des plages, après le Tsunami.
Le peuple conquis en état choc est devenu très vulnérable et est surtout préoccupé à sa survie matérielle. Dès lors, il s’agit de supprimer la nation forte, profondément enracinée dans le territoire et le laisser envahir par d’autres ethnies en ouvrant les frontières et en remplaçant sa culture par le modèle américain : le way of life américain.
Pour se faire, on commence par supprimer d’abord les vestiges de l’ancienne culture, l’exemple de l’Irak est tout fait exemplaire.

Enfin, pour donner le coup de grâce, on avive les affrontement entre communautés, leur division finissant par disloquer complètement la nation.
– La démocratie confisquée
Le gouvernement renversé est remplacé par des représentants américains ou par des représentants locaux désignés par les US.
Tant que les USA gardent le contrôle du pays, les promesses d’élections et la rédaction d’une nouvelle constitution sont ajournés.
– L’asservissement du pays par la dette
Une fois que le peuple envahi a réussit, après des années d’occupation, à chasser la dictature qui l’opprimait, ou en remplaçant les chocs de l’invasion, de la destruction, du pillage et de l’occupation par un noyautage du pays, les USA réduisent les peuples à la pauvreté, afin de les maintenir dans un état de dépendance et de soumission.
Comment ? La technique consiste à mettre en esclavage le peuple par la dette : au nom du libéralisme, l’état a été obligé d’emprunter auprès des banques privées (plus à sa banque centrale), c’est à dire auprès des banques anglo-saxonnes et leurs affidés : le FMI, la banque mondiale.
Avec le temps, la dette augmente et les impôts ne servent plus qu’à rembourser les intérêts de cette dette, et l’état n’est plus capable de rembourser la dette elle même, tellement elle devenue insupportable !

Une autre technique consiste à trafiquer les comptes d’un état et de le déclarer en faillite, afin de pouvoir lui imposer le volet économique de la stratégie du choc avec l’aide du FMI et de la banque mondiale.
Cette croisade néolibérale n’apporte jamais la prospérité et la paix, mais la pauvreté, l’insécurité, l’accroissement des inégalités, la corruption, la dégradation de l’environnement.
Elle extorque un pays de toutes ses richesses au profit des USA.

Entre 25% et 65% de la population est mise au rancart à cause de cet impérialisme criminel et prédateur.
Les pays qui ont été victimes de cette stratégie du choc sont : l’Argentine, le Chili, l’Uruguay, la Bolivie, l’Equateur, le Guatemala, le Venezuela,  la Thaïlande, la Corée, la Malaisie, l’Indonésie, le Sri Lanka, le Brésil, l’Uran, l’Irak, l’Afghanistan, l’Afrique du sud, la Pologne, la Russie.
Aujourd’hui, c’est le tour des pays européens, de la Syrie et bientôt de l’Iran, mais des pays ayant compris cette stratégie, s’unissent pour lutter contre : la Russie; le Venezuela, la Chine, l’Argentine.


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