DzActiviste.info Publié le mer 9 Jan 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-01-09 22:17:00

Partager
Syrie

Discours D’Assad Et Tractations US Russie En Coulisse 

 

 

 

« La réaction à la « feuille de route  » d’Assad pour résoudre la crise en Syrie a été comme on s’y attendait le rejet et la dénonciation de la part de l’opposition et ses soutiens internationaux. Pour Assad ce n’est pas surprenant sont discours en fait s’adressait directement à ceux qui en coulisse mènent des négociations non stop prélude à un sommet US Russie qui doit se tenir mi Mars… »



Discours D'Assad Et Tractations US Russie En Coulisse


Nombreux sont ceux qui considèrent cette rencontre comme cruciale car si elle n’aboutit pas à un accord sur une solution entre les deux puissances les répercussions auront un coût très élevé.

Feuille de route internationale

Le discours d’Assad a été précédé par toute une série de négociations entre les soutiens internationaux des parties qui se combattent. Les ministres des affaires étrangères de Russie et des US se sont rencontrés à Dublin début Décembre 2012 et des nouvelles propositions ont été avancées à la fois par l’Iran et la Turquie.

Actuellement ce sur quoi bute les négociateurs semble être le sort d’Assad lui-même. Jouera t-il un rôle dans la période de transition ? Peut-il se présenter de nouveau en 2014 quand son mandat sera terminé ? Devrait-il démissionner comme l’exige l’opposition ?

La dernière proposition de Téhéran semble être une tentative de contrer l’insistance de Washington sur le départ d’Assad mettant en avant l’idée d’élections parlementaire et présidentielle à laquelle Assad peut se présenter.

Le discours d’Assad avait pour but de renforcer ce point en proposant que la décision s’il doit rester ou partir soit prise lors d’élections libres et non pas par les puissances étrangères.

Arrangement pour les sièges

Selon une source diplomatique ce qui se passe surtout lors de ses discussions c’est de décider qui sera autour de la table des négociations. Le régime a maintenant offert sa vision d’une solution et il existe un aperçu général de qui va représenter l’opposition. Quant à l’identité des individus qui prendront place autour de la table cela nécessite encore plus de négociations entre les parties impliquées.

De la rencontre de Dublin entre la secrétaire d’état US Hillary Clinton et le ministre russe des affaires étrangères Sergei Lavrov il en est sorti un échange de garanties sur des sujets cruciaux. Cela a permis d’ouvrir la voie à une résolution avant que cette crise ne déstabilise toute la région selon une source diplomatique russe.

Lavrov a dit que les stocks d’armes chimiques de la Syrie avaient été déplacés des zones menaçant de tomber aux mains de l’opposition et sont gardés et sécurisés par le régime en coordination avec l’ambassade russe à Damas.

Clinton pour sa part a répondu en assurant Lavrov que le point de vue de Washington sur la solution en Syrie est politique et non militaire.

Le discours d’Assad peut donc être vu comme une tentative de sauver une place pour le régime actuel dans un règlement final sur les bases d’une accord de Genève amendé qui permettrait à Assad de superviser la période de transition.

Et Après ?

Il y a 3 scénarios possible pouvant découler du discours d’Assad.

Le premier est le rejet par l’opposition qui présentera le discours comme déconnecté éloigné de toute solution réaliste.

Le but c’est de renforcer une interprétation de l’Accord de Genève soutenue par les US qu’il n’y a pas de place pour le régime dans tout gouvernement transitoire.

Cependant il y a ceux à Washington qui s’inquiète de la montée des Islamistes radicaux en Syrie comme cela s’est passé en Afghanistan.

Le deuxième c’est que les groupes islamistes radicaux – qui actuellement sont majoritaires dans les zones sous contrôle de l’opposition – pourraient bien décider d’escalader leur campagne militaire afin de saboter une résolution possible dont ils seraient les premières victimes.
.
La troisième possibilité tournera certainement autour de la proposition faite par Assad pour un « accord national » précédant toute nouvelle Constitution et déterminant comment se passera la période transitoire.

Les Islamistes – et en particulier les Frères Musulmans – s’opposeront fortement à des clauses visant à ce que la nouvelle Syrie reste un état non religieux et n’abandonne pas sa défense des causes arabes essentielles.

Nasser Charara 08/01/2012

Article d’Al Akhbar version anglaise

Traduction Mireille Delamarre

Actualisation 09/01/2013

La Russie les US et l’envoyé de l’ONU Brahimi doivent se rencontrer vendredi pour discuter de la Syrie.Le vice ministre des affaires étrangères russe, Mikhail Bogdanov le vice secrétaire d’état US, William Burns, et Lakhdar Brahimi se rencontreront à Genève. Le ministère des affaires étrangères russe a fait savoir que la teneur du discours de Dimanche dernier du président syrien Bashar al Assad doit être pris en compte.


Mardi 8 Janvier 2013
Mireille Delamarre


Nombre de lectures: 251 Views
Embed This