DzActiviste.info Publié le ven 1 Fév 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-02-01 20:02:00

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L’Algérie et le terrorisme caché. Ce que le monde ne sait pas

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ertyrtyIl est parfois des moments où l’individu reste prostré devant la gravité de ce qu’il entend ou ce qu’il voit. Il ne comprend plus rien. En Algérie ils ont nombreux à être impuissants de simplement comprendre le fonctionnement de l’État totalitaire. Habitué à la tyrannie d’un pouvoir illégitime, à la manipulation, à la fermeture du champ audiovisuel, à la corruption, etc., il parvient à expliquer ces actes et ses dérives. Ils sont d’une manière ou d’une autre motivés par la pérennité du pouvoir et la mainmise sur les riches du pays. En Algérie, plus qu’ailleurs, il y a des phénomènes plus graves. C’est le monde du paranormal. Avez-vous vu un film où on voit des gens vaquer à leur occupation dans un silence de mort alors que devant eux se produit une scène révoltante, choquante ou simplement horrible ? Ils regardent la scène, mais ne réagissent pas. Vous êtes à la fois saisi par le drame que vous voyez et en même temps prostré par la torpeur générale. C’est peut-être cette situation cauchemardesque qui peut illustrer de nombreux évènements qui ont eu lieu dans notre pays.
En septembre denier, Abdelkader Ouali, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et des collectivités, a fait une correspondance officielle de la plus haute importance à Ahmed Ouyahia alors premier ministre. Dans cette lettre, monsieur Ouali prévient les hautes instances d’un fait grave sans précédent. Une enquête minutieuse, menée dans le plus grand secret par des éléments de la police, a conduit à la découverte d’une organisation armée dotée d’un arsenal militaire important. Leur armement est dissimulé dans des cachettes situées dans la zone frontalière avec le Niger. Cette bande a des accointances avec le terrorisme et la contrebande, notamment les trafiquants de la drogue. Le chef de bande n’est autre qu’un sénateur représentant un parti politique dans une wilaya donnée. L’arsenal a été rapporté de la Libye après la chute du dictateur Kadhafi. Le journal El Khabar qui a rapporté cette nouvelle le 12 septembre 2012, détient une copie de la correspondance et a décidé de ne pas citer la personne incriminée ni sa wilaya. Mais les quelques références qui ont été citées dans l’article laissent entendre que le sénateur vient d’une wilaya du Sud.
Depuis la publication de cette nouvelle, aucune réaction, aucun écho n’est venu perturber la paisible vie des sénateurs ou le sommeil de la classe politique. L’ex-premier ministre n’a fait aucune déclaration ni n’a fait savoir que des mesures vont être prises. Le ministère de la Justice fait l’autruche sauf dans le cas des éléments qui dérangent le pouvoir. Le ministre de l’Intérieur n’a soufflé mot… Bensalah, le président du Sénat qui connaît très bien la structure et les règles du système, préfère fouetter d’autres chats. Tous semblent vouloir éviter de parler . Le dossier explosif les dépasse. Il n’y a pas eu de  scandale et l’affaire est étouffée. L’État à laquelle croyait le secrétaire général du ministère de l’Intéérieur n’existe pas.
L’initiative de monsieur Ouali a appris peut-être, à ses dépens, que certaines formes de terrorisme qui sévissent en Algérie ne le concernent pas et ne concernent pas la police. Ils sont classés secret-défense. Le «bombardier» alias le monstre de Benaknoun, est là pour y veiller et imposer l’omerta à tous les responsables. Le public qui a eu l’occasion de lire l’article ne saura pas si le sénateur-terroriste a été reconduit dans la nouvelle législature ou a été remercié. Ils ne sauront pas plus s’il y a un rapport avec In Amenas ou non. Les bandes criminelles qui écument le désert algérien doivent bien se connaître. À El Khabar comme à El Watan, l’affaire n’existe plus et l’article que les Algériens ont lu vient de l’au-delà. Le sénateur n’existe pas, Ouali délirait. Benslah et Ouyahia côtoient le sénateur paramilitaire, trafiquant de drogue, reluquent vers la présidence en cherchant peut-être sa bénédiction… Connaissez-vous l’affaire du douanier qui a été été chassé de la Douane algérienne, l’année dernière pour avoir mis le doigt sur des défaillances dont profitait la contrebande.  Non ? Ce n’est pas étonnant, elle n’a jamais existé. Pas plus que les 20 000 disparus et pas plus que l’Etat à laquelle croyait Ouali.
http://www.elkhabar.com/ar/index.php?op=print&news=303013


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