DzActiviste.info Publié le dim 3 Fév 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-02-03 20:50:00

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In Amenas : un témoignage crucial et le silence désapprobateur du chef du GIGN

 

 

cvncvncvdsfsdfgsEn complément des billets sur le carnage du complexe de Tiguentourine, un carnage qui a révélé au monde entier tout le respect des généraux Bentalha pour la vie humaine, voici deux éléments nouveaux qui éclairent davantage sur le caractère criminel de l’assaut donné par les forces spéciales algériennes, dont les dirigeants n’avaient d’autres soucis que celui d’en finir avec les terroristes, sans égard à rien d’autre.
Le premier élément est un témoignage d’une grande importance. Il donne des précisions sur l’aveuglement des forces spéciales dans leur manière de neutraliser les preneurs d’otages. Pour elles, la présence des otages en bouclier humain n’entre pas en ligne de compte. Ils les sacrifient comme des moutons. Et advienne que pourra avait dit le sinistre général Mohamed Lamari. Les généraux Bentalha ont donné l’ordre de faire feu sans sommation ni distinction sur des pick-up terroristes transportant à leur bord des otages. Quatre véhicules sur cinq ont été détruits par les hélicoptères de l’armée algérienne, rapporte le témoin Stephen McFaul. Il n’est pas difficile d’imaginer le nombre des otages ayant péri dans le bombardement aveugle. Cette méthode est appelée par les valets du pouvoir «fermeté de l’Algérie».
Si la France officielle a applaudi «la fermeté de l’Algérie» pour les raisons que personne n’ignore, il ne va pas de même pour les professionnels de l’intervention et de la libération des otages. Le patron du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), le général Thierry Orosco, a été interrogé par le magazine Le Point.fr pour donner son opinion sur ce qui s’est passé à In Amenas. Le général Orosco a parlé de tout sauf du professionnalisme des forces spéciales algériennes… Il a été particulièrement dur en déclarant que l’assaut a été conduit «en fonction de choix politique» qu’il ne veut pas commenter… Selon lui, les autorités algériennes étaient seulement jalouses de préserver la sécurité de leurs ressources naturelles sans égard à la vie des otages. Le devoir de réserve empêche sans doute le patron du GIGN de regretter publiquement qu’aucune leçon donnée par son organisme aux forces d’intervention algériennes n’a été retenue…
http://www.franceinfo.fr/monde/algerie-paroles-de-rescapes-de-la-prise-d-otages-d-in-amenas-864851-2013-01-18
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/exclusif-chef-du-gign-la-prise-d-otages-massive-d-in-amenas-a-confirme-toutes-nos-analyses-26-01-2013-1620480_53.php


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