DzActiviste.info Publié le lun 4 Fév 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-02-04 21:11:00

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En Amerika L’état de droit n’existe plus: l’extermination de la vérité

 

 


Caricature justice et injustice

Au XXIème siècle, les Américains ont fait l’expérience d’un extraordinaire effondrement de l’Etat de Droit et de leurs protections constitutionnelles. Aujourd’hui, les citoyens américains, naguère un peuple libre et protégé par la loi, peuvent être assassinés et détenus indéfiniment en prison, sans qu’aucune preuve prouvant leur culpabilité ne soit apportée devant une cour de justice; ils peuvent être condamnés à la prison sur la seule base de témoignages secrets rendus par des témoins anonymes qui ne font l’objet d’aucun examen contradictoire. Le “système de justice” américain a été transformé par les régimes Bush et Obama en un “système judiciaire” digne de l’Allemagne gestapiste et de la Russie stalinienne. Il n’y a aucune différence.
Dans un article qui peut être consulté ici: http://www.wrmea.org/wrmea-archives/541-washington-report-archives-2011-2015/january-february-2013/11611-why-all-americans-should-care-about-the-holy-land-foundation-case.html Stephen Downs, ancien procureur général de l’État de New York sur la Déontologie des affaires judiciaires et Kathy Manley, une avocate d’affaires criminelles et membre de l’union des libertés civiles de New York, racontent comment le gouvernement américain a détruit une fondation caritative, la Holy Land Foundation, qui procura des fonds pour nourrir des pauvres et construire des écoles et des hôpitaux en Palestine.
La fondation, consciente des risques d’être basée aux Etats-Unis et de faire quelque chose pour les Palestiniens, s’est fiée au Département d’Etat américain et le ministère américain de la Justice (sic) pour des conseils sur la destination de l’aide humanitaire. La fondation caritative envoya donc son aide aux mêmes comités qu’utilisent l’USAID et l’ONU pour distribuer l’aide aux Palestiniens.
Dans le premier procès de la Holy Land Foundation, le gouvernement américain a admis qu’aucun des dons de l’organisme n’était allé à des organisations terroristes et les procureurs fédéraux n’ont pas pu obtenir la condamnation de la fondation. Alors, les procureurs l’assignèrent une nouvelle fois en justice.
Dans le second procès, le juge autorisa les procureurs de faire appel à “un expert anonyme” pour dire au jury que certains des comités utilisés par l’USAID et l’ONU et approuvés par le ministère de la justice américain, étaient contrôlés par le Hamas, le gouvernement élu de Palestine qu’Israël demande aux Etats-Unis d’étiqueter comme “terroriste”.
Comme Downs et Manley l’ont fait remarquer, Un “expert anonyme” ne “peut pas être contredit parce qu’il est inconnu”. Il n’y a pas possibilité de contre-interrogatoire. L’”expert” peut-être n’importe qui, y compris quelqu’un payé pour mentir au jury, un juif qui croit que toute l’aide aux Palestiniens est une aide aux terroristes, ou un membre du Mossad, les services de renseignement israélien, qui ont infiltré très sérieusement les Etats-Unis, d’après les propres rapports des experts du renseignement américain.
Les injustices sont partout, admettent les auteurs, alors pourquoi cela est-il si important ? La réponse en est que la clause constitutionnelle pour le droit à un procès équitable exige que les lois criminelles donnent une indication très précise sur ce qu’il est interdit de faire. D’après Downs et Manley, La Holy Land Foundation a consulté la liste fournie par le Département d’Etat des organisations terroristes et a évité tout contact avec les organisations figurant sur cette liste, mais elle fut inculpée et condamnée malgré tout. Ceci nous démontre que les procureurs fédéraux sons viscéralement corrompus et que les avocats sont si ineptes et conditionnés psychologiquement, qu’ils en deviennent effectivement inutiles à défendre leurs clients.
La cour suprême des Etats-Unis a refusé de réviser ce cas qui est le plus flagrant des condamnations abusives. Ce faisant, la cour suprême a démontré que le tribunal, comme la Chambre américaine des représentants, le Sénat américain, et le pouvoir exécutif, sont non seulement des serviteurs d’un état policier mais aussi les serviteurs d’Israël et les soutiens de la destruction des Palestiniens en désignant une aide caritative à la Palestine comme un acte de terrorisme.
Cela veut dire que toute implication dans des transactions légales ou avec des associations peuvent être déclarée ex post facto par des témoins secrets, être des activités criminelles. D’après Downs et Manley, la criminalité de votre comportement passé peut maintenant être établie, grâce à des “experts anonymes”, des agents de délation des procureurs qui ne peuvent pas “être confrontés ou mis en contradiction dans le cadre du 6ème amendement de la constitution”.
Downs et Manley écrivent: “Les implications sont énormes. Le gouvernement peut maintenant criminaliser toute idéologie politique, religieuse, et sociale ainsi que la parole. Faire des dons à des groupes pacifistes, participer à des manifestations, aller à l’église, mosquée ou synagogue, se réunir avec des amis et poster des choses sur internet, par exemple, pourraient s’avérer plus tard être illégaux à cause d’”associations”, inventées par des experts anonymes, qui d’une certaine manière, affirment soutenir telle ou telle organisation terroriste et dont personne n’a jamais entendu parler.”
Les auteurs auraient pu ajouter que si le gouvernement veut vous avoir, tout ce qu’il a à faire est de déclarer que quelqu’un ou une organisation quelconque, quelque part dans votre passé, était vaguement connectée avec le terrorisme. Les suppositions du gouvernement suffiront. ; aucune preuve n’est requise ; le jury psychologiquement manipulé ne vous protègera pas.
Préparez-vous dans l’année qui va suivre ou un peu plus tard à ce que toute critique de notre “gouvernement de liberté et de démocratie”, soit effectivement muselée. En Amérike, la vérité doit-être exterminée.
Paul_craig_robertsDr Paul Craig Roberts
Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint du Trésor américain et rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, a occupé des postes dans de nombreuses universités américaines.
Article original en anglais :http://www.paulcraigroberts.org/2013/01/31/in-amerika-law-no-longer-exists-the-extermination-of-truth/


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