DzActiviste.info Publié le lun 4 Fév 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-02-04 21:53:00

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Financial Times : ‘L’Algérie, un des pays les plus difficiles pour faire des affaires’

Rédigé par Adam Sfali
Emarrakech l




Londres : A l’occasion de la visite en Algérie, du premier ministre britannique, David Cameron, survenant en réaction à la tuerie d’In Amenas, où sont tombé des anglais, Financial Times a livré une analyse du climat politique et économique en Algérie.


Le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal
Le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal
Le quotidien économique britannique, Financial Times, a publié dons son édition du jeudi 31 janvier, une analyse du paysage politique et économique en Algérie, y dressant un tableau peu reluisant du pays, mettant en relief, l’absence de réformes et l’opacité du régime, qui font de ce pays dixit, «l’un des endroits les plus difficiles pour faire des affaires».
«Malgré sa richesse énergétique et une population de 37 millions d’âmes, l’Algérie semble sur papier une destination idéale pour les investissements étrangers, sauf qu’en réalité, ce pays est l’un des endroits les plus difficiles pour faire des affaires» relève le journal anglais.

Cette situation est due, dit le Financial Times, «à l’installation, depuis l’indépendance de ce pays, d’une direction discrète au sommet : Une bureaucratie byzantine résistant au changement».

Pour le journal anglais «les vastes réserves d’hydrocarbures dont dispose l’Algérie sont à la fois une bénédiction et une malédiction».

FT questionna à ce propos, le professeur de la finance internationale et consultant bancaire basé à Alger, Raif Mokretar Karroubi, celui-ci explique que «Le gouvernement procède au ralentissement des réformes, à chaque fois qu’il est assez riche pour acheter ses erreurs».

FT souligne que la place de l’Algérie sur l’échiquier des investissements, a été mise sous les projecteurs, suite à la récente attaque contre le site gazier d‘In Amenas.

«Cette attaque a non seulement dévoilé les failles de sécurité en Algérie, mais également le manque dont souffre son leadership en matière de transparence et de responsabilité» analyse FT.

Naguib Sawiris
Naguib Sawiris

Le Financial Times souligne que le régime entretient un rapport d’inimité de principe, avec les investisseurs privés.
Se croyant renforcé par la hausse des prix des hydrocarbures, de la dernière décennie, il s’est attaqué aux investisseurs étrangers, FT donna l’exemple de l’égyptien Naguib Sawiris à qui, l’oligarchie au pouvoir, a forcé la main, pour le faire renoncer à sa participation dans Djezzy, l’un des deux opérateurs nationaux de téléphonie mobile.

«L’homme d’affaires a crié au scandale en public, en lançant des critiques acerbes contre les dirigeants algériens, les présentant comme étant aussi corrompus que l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi», relate FT.

Il conclut que souffre des désagréments causés par le pouvoir, aussi bien, les investisseurs algériens qu’étrangers.

FT rappelle en fin que la +Heritage Foundation+ a classée, dans son indice 2013 des affaires dans le monde, l’Algérie au 145ème rang au monde et 15ème rang dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du nord.


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