DzActiviste.info Publié le mar 12 Mar 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-03-12 21:56:00

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Colonialisme Juif Sioniste

« Antisémitisme » Contre Les Juifs Ou Discrimination Anti Juive ? Juif « Sémite » Ou Usurpation D’Identité Imposture Historique Géopolitique?

Une étude génétique du Dr Eran Elhaik (14/12/2012) de l’Université John Hopkins USA  » The Missing Link of Jewish European Ancestry  » Le Maillon Manquant de la Filiation Juive Européenne  » permet une approche différente de la question récurrente : doit-on parler d’antisémitisme ou de discrimination anti juive, et en remontant aux sources, peut-on parler d’usurpation d’identité sémite et d’imposture historique géopolitique quant aux revendications juives sionistes sur la Palestine?



« Antisémitisme » Contre Les Juifs Ou Discrimination Anti Juive ? Juif « Sémite » Ou Usurpation D'Identité Imposture Historique Géopolitique?


Le mot antisémitisme est un terme adopté à la fin du XIXe siècle. Le mot (antisemitisch en allemand) a été utilisé une première fois en 1860 par l’intellectuel autrichien et juif, Moritz Steinschneider, dans l’expression « préjugés antisémites » «antisemitische Vorurteile »).

Steinschneider a utilisé cette dernière pour caractériser les idées d’Ernest Renan selon qui les « peuples sémites » étaient affectés de tares culturelles et spirituelles. Mais cette première apparition du terme et son utilisation dans un sens très général demeurent à l’époque unique et isolée sans postérité.

Plus tard le journaliste allemand Wilhelm Marr reprend ce terme «antisémitisme » de l’allemand « Antisemitismus ») en 1879, dans son sens d’hostilité aux Juifs.

Par conséquent le mot « antisémitisme » pour qualifier toute discrimination à l’égard des Juifs (personnes se revendiquant comme de religion juive) est historiquement récent fin XIXème né en Europe son premier utilisateur étant lui-même Juif d’Europe.

En fait Il faut surtout attendre la fin de la Seconde Guerre Mondiale après le génocide de Juifs d’Europe par Hitler pour voir son utilisation intensive et plus tard parfois abusive se développer et se généraliser c’est-à-dire moins d’un siècle.

L’exclusivité de ce terme « antisémitisme » utilisé pour qualifier tout fait (parole acte ect…) discriminatoire à l’égard d’un Juif a depuis eu de nombreuses conséquences y compris en terme juridique puisqu’en France par exemple cet «antisémitisme» ou discrimination à l’égard d’un Juif est un délit punissable selon la loi.

Les Juifs sont-ils des sémites la discrimination contre les Juifs est-elle de « l’antisémitisme » ? Leur revendication sur la Palestine est- elle justifiée ?

A l’époque de Moritz Steinschneider, Wilhelm Marr les études ADN n’existaient pas. Actuellement on est en mesure d’étudier génétiquement l’origine de certains groupes inclus les Juifs.

C’est ce qu’a fait le Dr Eran Elhaik chercheur en génétique. Il a publié en Décembre dernier un article scientifique sous la tutelle de trois institutions scientifiques de renom :

“The Missing Link of Jewish European Ancestry: Contrasting the Rhineland and the Khazarian Hypotheses; Department of Mental Health, Johns Hopkins University Bloomberg School of Public Health, McKusick-Nathans Institute of Genetic Medicine, Johns Hopkins University School of Medicine”

Le quotidien israélien Haaretz a publié un article sur les recherches génétiques du Dr Eran Elhaik dans lequel on peut lire que :

« Les différents groupes de Juifs actuellement dans l e monde ne partagent pas une origine génétique commune. Nous parlons ici de groupes qui sont très hétérogènes et qui sont liés exclusivement par la religion… Le génome des Juifs européens est une mosaïque d’anciens peuples et son origine est largement Khazar. »

Les Juifs d’Europe de l’Est contemporains constituent le plus grand groupe ethno religieux des communautés juives modernes représentant prés de 90% des quelque 13 millions de Juifs de par le monde.

La question de l’origine de ces Juifs et surtout de leur présence massive en Europe de l’Est (on estime à 8 millions le nombre de Juifs vivant dans cette région au début du XXème siècle) est au centre des recherches génétiques Du Dr Elhaik qui a étudié la structure génétique des Juifs européens (consulter l’article voir URL en bas de l’article pour la méthodologie utilisée les détails et les graphiques) avec pour but de tester la véracité de deux théories qui s’affrontent depuis deux siècles à savoir les Juifs ont-ils une origine purement moyen orientale – hypothèse dite origine Rheinane – ou bien une origine mixte moyenne orientale caucasienne européenne -hypothèse dite Khazar?

Dans la première hypothèse Rheinane les Juifs D’Europe de l’Est seraient des descendants de Judéens ayant émigrés de Palestine vers l’ Europe Au VIIème siècle , un mélange de tribus israélite et canaanite d’origine sémite et leurs descendants auraient de nombreuses similitudes en ce qui concerne leur identité génétique.

Dans la deuxième hypothèse celle dite Khazar, les Juifs d’Europe de l’Est seraient des Khazars une confédération de tribus slave, scythe, hunnite,bulgare, iranienne, alans et turque qui ont formé un puissant empire dans le Centre et le Nord du Caucase pendant l’âge de fer et se sont convertis au Judaïsme au 8ème siècle.

La présence juive dans le Caucase remonte à plusieurs siècles avant JC et les Juifs se sont mêlés aux populations locales. Elle s’est ensuite renforcée grâce au développement commercial sur la Route de la Soie le déclin de la Judée ( 1er -7 AJ) et le développement du Christianisme et de l’Islam. Les Juifs gréco romains et mésopotamiens se sont déplacés vers l’empire Khazar dans les premiers siècles AJC et ces mouvements migratoires – migrations contrairement au mythe de « l’exil » – se sont intensifiés après la conversion de la population Khazar au Judaïsme. Lors de l’effondrement de l’empire Khazar du à l’invasion des Mongols de nombreux Judéo Khazars ont fui en Europe centrale et se sont mélangés aux populations locales ou se sont joints à de petites communautés juives déjà implantées en Europe du centre et de l’Est (diaspora Judéo Khazar).

Selon ces deux hypothèses les Juifs sont issus de différentes tribus qui ont accepté comme religion le Judaïsme et se sont éparpillés géographiquement en Europe de l’Est tout en conservant leur religion. Bien que le Judaïsme soit né d’un mythe théologico historique il n’existe aucune historiographie entre l’époque de Josephus Flavius jusqu’au 19ème siècle. Pour couvrir ce vide les historiens ont simplement établi un lien tout à fait arbitraire entre les Juifs modernes et les anciens Judéens un paradigme ensuite transposé en science médicale et transformé en narration.

De nombreux chercheurs ont mis en doute cette narration mettant en avant le fait que les Judéens sémites ne pouvaient être à eux seuls les ancêtres d’une si nombreuse population juive d’Europe de l’Est au début du XXème siècle. Les juifs n’ont pu atteindre un tel nombre que grâce à l’apport déterminant des Khazars convertis au Judaïsme.

Les recherches du Dr Elhaik rejette la première hypothèse dite Rheinane en faveur de celle dite Khazar. Si on connaissait déjà depuis de nombreuses années l’origine Khazar des Juifs d’Europe de l’Est ses recherches viennent le confirmer génétiquement.

Ce qui est confirmé dan la conclusion de son article par Dr Elhaik :

« Nous avons comparé deux modèles génétiques pour l’origine ancestrale des juifs européens l’une décrivant un mélange Khazar européen moyen oriental et l’autre des origines purement moyen orientale. Des populations contemporaines ont été utilisées pour les anciens Khazars et Judéens et leur relation aux Juifs européens a été comparée via tout un panel d’analyses génétiques précises.

Nos conclusions soutiennent l’hypothèse Khazar décrivant une origine importante caucasienne de même que sud européenne et moyen orientale et des origines d’Europe de l’est en accord avec des études récentes et des traditions orales et écrites.

Nous concluons que le génome des Juifs européens est une tapisserie d’anciennes populations dont des Khazars judaïsés, des Juifs gréco romains , des Juifs mésopotamiens, et des Judéens et que la structure de leur population s’est formée dans le Caucase et sur les bords de la Volga avec des racines s’étendant jusqu’en Canaan et les bords du Jourdain. »

A l’évidence les résultats de ces recherches démontrent qu’on ne peut pas évoquer une origine sémite pour l’écrasante majorité des Juifs et que par conséquent réserver le terme « antisémitisme » à toute discrimination à l’égard des Juifs constitue d’une certaine façon une usurpation d’identité vis-à-vis des populations sémites du Moyen Orient notamment des Palestiniens. Le terme discrimination contre les Juifs est plus approprié ce qui permettrait en France par exemple de cesser de faire une distinction entre les Juifs et les autres citoyens en matière de discrimination ce qui va à l’encontre du principe d’égalité.

Quant à la revendication juive sioniste sur la Terre de Palestine elle est sans fondement. C’est une construction mythique faite à la fin du XIXème siècle par le Sionisme.

Comme le précise le Dr Elhaik dans son étude du génome juif le Judaïsme est né d’un mythe théologico historique et on n’a pas trouvé d’historiographie concernant un soit disant « peuple juif exilé » de Palestine entre l’époque de Flavius Josephe jusqu’au 19ème siècle rejoignant en cela le livre « Comment Fut Inventé Le Peuple Juif » de Shlomo Sand.

Les historiens ont simplement établi un lien tout à fait arbitraire entre les Juifs modernes et les anciens Judéens un paradigme ensuite transformé en une narration que les Sionistes se sont empressés d’adopter et sur lequel ils ont largement brodé leur théorie « d’un peuple sans terre pour une terre sans peuple » et autres slogans politiques propagandistes qu’ils imposent depuis des décennies au monde entier et en premier lieu de façon brutale génocidaire contre le peuple palestinien.

Article du Dr Elhaik


Samedi 9 Mars 2013

Mireille Delamarre


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