DzActiviste.info Publié le mer 10 Avr 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-04-10 22:27:00

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Racisme et antisémitisme

 

 

 

 

 

Par Byblos
GRIM.50440.2.1J’aimerais qu’on m’explique une bonne fois pour toutes pourquoi l’antisémitisme est PLUS GRAVE que le racisme.
Pourtant le racisme est une idéologie prônant «l’existence d’une hiérarchie des races», ce qui me semble extrêmement grave, puisque c’est nier l’égalité entre les Humains. Alors que l’antisémitisme est -au moins étymologiquement- le fait d’être simplement opposé aux sémites, d’être contre eux.
Il me semble qu’il y a eu là d’abord une déformation du sens du préfixe, d’autre part une appropriation indue du radical, et enfin une hiérarchisation à laquelle je ne trouve qu’une seule explication.
1- Le préfixe : Anti veut dire «contre». L’antisémitisme est donc une simple phobie des sémites, infiniment moins grave que de considérer -comme dans le cas du racisme- que les sémites constitueraient une race inférieure. Dans le nazisme, il y avait sûrement du racisme anti-juif. Il me semble qu’aujourd’hui tout le monde s’accorde à condamner le nazisme. Pourquoi le fait d’être CONTRE devrait-il s’expliquer par la HAINE, et non pas la CRAINTE ou la MÉFIANCE du juif? C’est simple. Parce que faire face à la crainte ou à la méfiance des autres ne permet pas de se poser en VICTIME comme de faire face à leur HAINE, même fictive.
2- Le radical : Les juifs n’étaient qu’une branche parmi beaucoup d’autres des peuples sémites. Les Arabes, les Assyriens, les Syriaques, les Phéniciens, entre autres, sont sémites. Parler d’antisémitisme à propos des juifs, à l’exclusion des autres sémites constitue une usurpation d’identité doublée d’une négation des autres. Ça ressemble étrangement à l’usurpation de la terre de Palestine et à la négation du peuple palestinien. Souvenons-nous de ce slogan fameux censé justifier la création criminelle de l’État d’Israël : «Une terre sans peuple pour un peuple sans terre». Il constituait la proclamation de l’usurpation de la terre et de la négation de ses habitants légitimes. Résumons ces deux premiers points avant d’aborder le troisième : Le concept ANTISÉMITISME déforme le sens étymologique du mot d’abord en en faisant un RACISME au lieu de crainte ou méfiance. Mais c’est un racisme qui ne consiste pas à croire à l’infériorité d’une hypothétique race juive. Il suffit qu’il signifie détestation, haine.
3- Enfin la hiérarchisation : Pourquoi fallait-il fabriquer un terme spécifique qui distingue les juifs des autres peuples victimes de racisme? Revenons d’abord à ce qui a été écrit dans les lignes précédentes. Il ressort du point 2 que la haine des juifs (antisémitisme) devient plus grave que le mépris, voire la négation d’humanité (racisme comme concept d’hiérarchisation des races) pour d’autres peuples du simple fait qu’il s’agit des juifs. Ainsi donc, ceux qui ont fabriqué ce terme d’antisémitisme pour le distinguer du racisme ordinaire ont sciemment fait des distinctions entre les races. Ils ont même établi une hiérarchie entre elles, plaçant les juifs à part (ils seraient victimes d’antisémitisme) et les autres peuples, les autres ethnies, les autres races, bref les goyim, à part. Les juifs se distinguent eux-mêmes, ils séparent eux-mêmes des autres peuples ; ils dressent un véritable mur (curieux, non?) entre eux et les autres. Mais de plus, ils se placent AU-DESSUS, puisque l’antisémitisme est PLUS GRAVE que le racisme dit ordinaire.
Alors où loge le véritable racisme? Le seul qui ne peut être dénoncé, que nul n’a le droit de dénoncer.
Parce qu’il serait SACRÉ?
Byblos


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