DzActiviste.info Publié le jeu 23 Mai 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-05-23 17:12:00

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Syrie : Sur L’Intervention Du Hezbollah, USIsraël Leur Guerre « Secrète »

Ceux qui interviennent directement et via des proxis dans la guerre en Syrie depuis le début du conflit – US France Grande Bretagne Turquie Qatar Arabe Saoudite Israël… crient au scandale lorsque certains éléments de la Résistance libanaise s’impliquent au côté de l’Armée Nationale Syrienne pour stopper l’approvisionnement en armes et mercenaires à partir du Nord Liban et empêcher que ce conflit n’engouffre le Liban ce que souhaite les USIsraël et leurs vassaux inclus Hollande. A Washington le Lobby juif sioniste pousse à l’armement des mercenaires ASL al Nusra al Qaeda tandis qu’Israël accroit ses menaces…verbales et cherche à provoquer un « incident » sur le Golan occupé.



Source Al Manar
Source Al Manar


Sur l’intervention du Hezbollah en Syrie

Ci dessous traduction de l’éditorial publié le 21/05/2013 d’Ibrahim al- Amin éditeur en chef du site libanais Al Akhbar ( proche du Hezbollah) version anglaise.

« Sur l’Intervention du Hezbollah En Syrie »

Le problème est trés simple : si les forces qui soutiennent l’opposition syrienne avaient pu leur fournir plus de soutien elles l’auraient déjà fait. En fait, il y a peu de choses qui ne leur ont pas livré en terme d’armement d’argent et de combattants. La seule réponse raisonnable à ceux qui demandent pourquoi ils ne sont pas intervenus directement dans le conflit c’est qu’il y a des limites à l’usage de la force militaire.

Au Liban, les supporters de l’opposition syrienne ont pris l’initiative dés le début de fournir des individus des groupes et toutes sortes d’assistance politique médiatique et matérielle. La frontière nord avec la Syrie est devenue une ligne d’approvisionnement pour l’opposition transformant Tripoli en base de soutien pour le soulèvement où de l’argent a été collecté, des combattants recrutés et entraînés et des armes rassemblées et passées clandestinement de l’autre côté de la frontière.

Quelques semaines après le début du conflit le soutien pour l’opposition est devenue publique alors que des « centres d’aide » ont été établis dans des endroits comme la Turquie et l’Europe parmi un grand nombre dans le monde sous prétexte « d’aider le peuple syrien » alors qu’en fait ce n’était rien d’autre que des camps militaires d’entraînements pour l’opposition.

Franchement personne – de la direction du Hezbollah jusqu’à sa base populaire – voulaient voir les combattants du parti engagés dans le conflit syrien. L’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats et la Jordanie se sont également joints à la campagne tout comme des groupes de Salafistes et Djihadistes de partout dans la région ont envoyé des douzaines de combattants qui ont cottoyés des forces spéciales françaises britanniques et américaines. Toutes leurs opérations se sont faites sur la base d’un renversement rapide du régime à Damas.

Mis à part ceux qui ont nié un tel soutien il y a ceux qui ont décidé de leur propre chef que la grande majorité des Syriens était opposée au régime ignorant une réalité totalement différente sur le terrain. Et quand des critiques ont fait remarquer l’influence croissante des éléments extrémistes salafistes dans la crise la réponse a été que c’était des mensonges fabriqués par le régime pour abîmer l’image de la révolution.

Au Liban, les forces du 14 Mars – aux côtés d’autres au service des pays du Golfe et de l’Occident – ont fait tout ce qu’elles ont pu pour faire en sorte que le Liban soit partie prenante de la position officielle arabe cherchant à détruire la Syrie sous prétexte d’un soulèvement populaire. Chaque fois que le ministre des affaires étrangères du Liban exprimait un point de vue différent ils devenaient hystériques.

Dans ce contexte comment traite-t-on l’implication du Hezbollah dans la bataille de Qusayr ?

Ceux qui s’opposent au soutien politique et militaire du Hezbollah au régime syrien sont les mêmes personnes qui rejettent tout rôle de la Résistance au Liban. Ils rêvent de transformer le parti en une organisation charitable ne l’ayant jamais soutenu quand elle combattait Israël pendant des années pour libérer le Sud.

En fait leur histoire est remplie de trahison du pays et de coopération avec l’ennemi – de l’échec des accords de paix entre le Liban et Israël en Mai 1983 jusqu’a ouvertement soutenir l’attaque contre le Liban en 2006. S’ils le pouvaient ils se feraient un plaisir de combattre eux-mêmes le Hezbollah. A la place ce qui leur reste c’est d’espèrer que les takfiristes importent leur croisade au Liban pour qu’ils puissent incriminer le Hezbollah.

Vraiment personne – de la direction du Hezbollah à sa base populaire – voulaient que des combattants du parti s’engagent dans le conflit syrien. Mais en fait ce que la Résistance fait actuellement beaucoup l’apprécieront bientôt.

Et afin de nous épargner un long débat sur ce sujet : ce que le Hezbollah fait en Syrie fait partie d’un combat plus large des forces de la Résistance contre un front meurtrier de forces réactionnaires… au coeur desquelles se tient Israël.

Ibrahim al-Amin is editor-in-chief of Al-Akhbar.

On Hezbollah ‘s Syrian Intervention

Traduction Mireille Delamarre

USIsraël Leur Guerre « Secrète » contre la Syrie

La Syrie c’est la guerre de Washington. Israël est très impliqué. Il hait la paix et la stabilité tente de se maintenir par la force dans une région qui lui est foncièrement hostile grâce à l’aide des US.

Les US et Israël sont depuis longtemps partenaires pour imposer au monde entier leur hégémonie capitaliste ne reculant devant rien inclus des crimes contre des peuples entiers, des assassinats mafieux d’individus considérés comme ennemis de leurs intérêts, des guerres « sans fin » souvent déclenchées à la suite d’opérations sous faux pavillon menés par CIA Mossad et consorts.

La Syrie le Hezbollah et l’Iran font partie de l’axe de la Résistance. Les forces syriennes et du Hezbollah veulent mettre fin à cette guerre USIsraël menée via des mercenaires et autres fanatiques financés par les dictatures monarchiques du Golfe.

La Syrie et le Hezbollah veulent la paix et que la stabilité qui prévalait avant que cet axe du mal Washington Tel Aviv et leurs larbins européens et arabes n’envoie leur takfiristes barbares cannibales assassiner détruire et tenter de fair disparaître de la carte du Moyen Orient un pays dont la civilisation remonte à la nuit des temps.

La Syrie et le Hezbollah veulent que les velléités hégémoniques impérialistes de Washington et Tel Aviv soient vaincues. Beaucoup soutiennent leur combat malgré une campagne de propagande intensive inégalée dans l’histoire moderne avec des médias incitant à la guerre contre la Syrie et même des partis dits de gauche prenant parti contre la Résistance fait également sans précédent dans l’histoire moderne.

Selon le député libanais du Hezbollah, Nawaf Musawi, le conflit en Syrie ne se déroule pas selon les plans des US et d’Israël. Il a mis en garde les US et Israël contre leur tentative de renverser Assad :

« Si quelqu’un a parié sur l’affaiblissement de notre allié la Syrie et sa chute il devrait garder à l’esprit que deux ans ont passé et qu’ils ont parié sur des chimères.

Ceux qui ont compté sur la puissance des US et les menaces de guerre d’Israël et la victoire de l’attaque US-Israël contre la Syrie sont dans l’erreur. »

Il a ajouté que le Hezbollah n’hésiterait pas à plonger « Israël dans l’abîme. Si l’ennemi – par son agression- pratique le rapport de force avec la Résistance et ses alliés dans la région la Résistance n’a pas peur de pousser l’ennemi dans l’abîme.

Le Hezbollah a suffisamment de potentiel pour que tout responsable israélien se rende compte que la menace de guerre s’applique à Israël et qu’il sera le premier perdant conséquence de son comportement »

Sur le terrain alors même que l’Armée Nationale Syrienne a annoncé avoir détruit un véhicule militaire israélien sur le Golan occupé ayant franchi la ligne de cessez le feu de 1974 pour rassurer son opinion publique le chef d’état major de l’armée israélienne s’est précipité sur les hauteurs du Golan syrien occupé menaçant Assad:

« si Assad déstabilise les Hauteurs du Golan il paiera un prix élevé » a-t-il déclaré.

Le commandant de l’armée de l’air israélienne le MJ Gl Amir Eshel a prédit que les systèmes de défense sol air russes S-300 tant redoutés par Israël devraient bientôt être positionnés en Syrie entre les mains de l’armée de l’air syrienne.

« La supériorité aérienne est une condition pour gagner et gagner rapidement et est d’une importance stratégique immense. L’autre côté l’a bien compris c’est pourquoi Assad malgré son petit budget a investi des milliards dans l’achat de missiles antiaériens. »

Eshel a ajouté :

« Une guerre peut se développer de bien des façons inclus des incidents isolés qui nous forçerons à activer toute l’armée de l’air en quelques heures. En 2013 une guerre peut être gagnée mais il n’y a plus de victoire triomphante. »

Eshel a mis en garde contre « une dépendance trop grande sur les nouvelles technologies. Ceux qui pensent que nous avons juste à appuyer sur le bouton  » entrée » et gagner la guerre se trompent. Il n’y a pas de recette pour la prochaine guerre. Nous devrons apprendre à affronter echecs et surprises »

Les Américains ne sont pas prêts à prendre directement le risque de s’impliquer dans une guerre contre la Syrie d’autant que Moscou a massé d’importantes forces navales dans l’Est méditerranéen une mise en garde claire à Washington et Tel Aviv.

Malgré cela le lobby juif sioniste a réussi à faire voté par le Comité du Sénat sur les Relations Etrangères un texte de loi pour armer les opposants à Assad. Il n’est pas du tout sur que le Sénat lui-même vote cette loi.

Le sénateur américain Ron Paul du Kentucky bien connu pour ses positions anti interventionistes a voté contre cette loi mettant en garde : « vous allez financé aujourd’hui les alliés d’al Qaeda »

A Moscou on a pas apprécié l’attitude arrogante de Netanyahou avant sa rencontre avec Poutine ni ses menaces à l’égard du président syrien Bashar al Assad tout cela perçu comme des actes de sabotage de la part d’Israël de la prochaine Conférence de Genève qui doit se tenir en Juin pour tenter d’instaurer un dialogue entre l’opposition et le gouvernement de Bahsar al Assad.

La réponse ne s’est pas faite attendre. A peine Netanyahou rentré à Tel Aviv le porte parole du Kremlin de même que le ministre russe des affaires étrangères Serguei Lavrov ont réaffirmé que la Russie honorerait ses livraisons d’armes défensives à la Syrie ce qui inclu les systèmes de défense anti missiles sol air S-300. Lavrov avait par le passé déclaré que la Russie ne lâcherait pas la Syrie.

La Russie est entrain de constituer dans l’Est de la Méditerranée une force d’intervention navale et deux nouveaux navires de guerre viennent de rejoindre ceux déjà positionnés dans cette région. Cette force comprendra 10 navires de guerre et les bâtiments en soutien les accompagnant capables de lancer des attaquer de livrer des combats avec des sous marins et de déminer. C’est la première fois depuis la fin de la Guerre Froide que la Russie déploie une telle force militaire maritime en Méditérranée signe qu’elle ne compte pas abandonner cette région à l’hégémonie USIsraël.

Le message de Moscou à Washington et Tel Aviv est clair : pas touche à la Syrie.


Mercredi 22 Mai 2013

Mireille Delamarre


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