DzActiviste.info Publié le jeu 13 Juin 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-06-13 08:28:00

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Un nouveau mode de communication et un message fort 
 
 
 
 
par Kharroubi Habib

Face à la persistance et à l’amplification des rumeurs et spéculations de plus en plus alarmistes sur l’état de santé du président de la République, les autorités ont fini par admettre que les Algériens ne se suffiront pas des vagues et équivoques déclarations officielles sur le sujet et encore moins qu’ils n’accordent pas crédit aux informations dont ils sont abreuvés par les sources qui contredisent la version officielle. Elles ont compris qu’il leur fallait faire un geste fort pour démontrer que ce qu’elles ont déclaré sur l’état de santé de Bouteflika n’est pas dénué de vérité contrairement à ce qu’il en est dit et écrit. D’où la visite rendue au président hospitalisé, par le Premier ministre et le chef d’état-major des armées, et le communiqué de la Présidence beaucoup plus explicatif sur son état de santé rendu public au moment où ces deux hauts responsables se sont envolés pour Paris.

Il est incontestable que l’on sait mieux de quoi il retourne concernant l’état de santé du président. De toute évidence, Bouteflika n’est pas dans l’état désespéré tel que l’ont rapporté certains médias et repris pour leur compte par des personnalités politiques. Il est absolument impensable que si son état avait été aussi désespéré qu’il nous a été présenté, Abdelmalek Sellal et Gaïd Salah auraient accepté de se prêter à une mise en scène d’une « visite de travail » aux Invalides. Bouteflika n’est pas donc dans l’état d’extrême gravité que lui attribuent d’aucuns. Il n’est pas pour autant dans celui totalement « bénin et en évolution rapide » dont on nous a dit qu’il autorisait d’envisager son retour rapide au pays et sa reprise de fonction.

La nouvelle stratégie officielle semble consister à présenter avec plus de transparence la réalité de l’état de santé du chef de l’Etat et donc à ne plus nier qu’il a été victime d’un sérieux ennui de santé aux conséquences en tout cas plus délicates qu’elles n’ont été présentées officiellement jusque-là. Elle entend faire la preuve que Bouteflika n’est pas en situation qui l’empêche d’impulser et de suivre la gestion des affaires de l’Etat comme le rabâchent d’aucuns qui en appellent au recours de l’article 88 de la Constitution.

Il est clair que la visite à Bouteflika de Sellal et de Gaïd Salah a eu pour but de faire comprendre à ces milieux que l’application de l’article 88 et la destitution qu’ils réclament n’est à l’ordre du jour. A travers elle il leur a été signifié que même hospitalisé en dehors du pays il est et reste pour le gouvernement et l’institution militaire la source du pouvoir légitime et des décisions. Ces milieux ne pourront éluder que la présence du chef d’état-major aux côtés du Premier ministre a été décidée en réponse aux « sollicitations » dont l’armée fait l’objet l’invitant à intervenir pour mettre fin à la « paralysie » dans laquelle se trouverait le pays à cause de la maladie du chef de l’Etat. Elle leur signifie que l’institution militaire n’entrera pas dans le jeu auquel on veut l’associer et qu’il est vain de continuer à lui faire des appels du pied. De ce fait démonstration il y a eu que les « scénarios » élaborés par certains cerveaux coincés dans la nostalgie ne sont en fait que délire donnant un semblant de probabilité à des fantasmes entretenus.


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