DzActiviste.info Publié le mer 14 Août 2013

ELWATAN-ALHABIB 2013-08-14 22:07:00

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Ya rabbi, débarrasse-moi de mes intellectuels, quand à mes despotes, je m’en charge !

 

 

14 août 2013, 23:11

En plus de la douleur que nous ressentons après le massacre de masse qui vient de se perpétrer contre nos frères humains égyptiens, c’est aussi la rage de constater, encore une fois, une enième fois, toute la manipualtion qui est faite par les médias occidentaux autour de ce carnage. Je viens de visionner le journal de I télé de 21h00, où étaient invités deux prétendus experts en politique égyptienne. Deux minables connards, qui n’ont même pas la capacité de comprendre qu’ils sont écoutés par des millions de gens, et que toutes ces gens ne sont pas forcément des crétins. Ils n’ont en eu eu cure. Ils ne se sont privés d’aucun cliché, d’aucun attrape-nigaud, pour nous rouler dans le sang. J’ai été choqué par leur malhonnêteté intellectuelle, et leur orientation outrancière. C’est à peine s’ils n’ont pas accusé les victimes d’avoir fait exprès de voler très haut dans le ciel, pour attraper les balles des malheureux policiers et militaires égyptiens qui n’avaient pas d’autre choix que de tirer en l’air. Ils ont poussé le bouchon jusqu’à présenter les sit-in pacifiques des frères musulmans, en camps retranchés, avec des « infrastructures de torture », des armes, et autres outrances du même genre. Encore un peu et ils nous auraient appris que les manifestants s’apprêtaient à lancer une bombe atomique sur la planète.
Mais encore plus que ces aboyeurs professionnels, qui viennent couvrir de leurs jappements les cris de douleur des victimes, c’est l’apolitisme abyssal de nos pseudos intellectuels qui me fait rager. Comment peut-on ne pas comprendre que Sissi et ses comparses n’auraient jamais pu lâcher leurs molosses sur le peuple égyptien sans l’accord déterminé, même s’il est non dit, des USA et d’Israël, les vrais maîtres du jeu en la matière ? Très franchement, il faut vraiment avoir un frein ABS dans la tête pour ne pas l’imaginer. De la même manière que jamais ce fantoche n’aurait osé perpétrer son ignoble coup d’état s’il n’y avait pas été autorisé par les mêmes maîtres-tueurs. 
     
Des centaines de morts sont donc tombés, en l’espace d’une poignée d’heures. C’est dire que ceux qui lâchaient la mort contre des gens désarmés ont reçu l’ordre de faire un carnage. D’un côté une troupe armée jusqu’aux dents, et de l’autres une foule de gens de tout âge, qui n’aurait jamais pensé qu’elle allait être passée à la moulinette, en direct, en live, en temps réel. Parce qu’il fallait faire un exemple qui mette définitivement fin à un printemps arabe qui commençait à devenir vraiment menacant. Parce que les lâches qui sont à l’origine de ces ordres, et qui concoctent des scénariis sanglants à leurs petits et grands fantôches croient dur comme fer que nos peuples sont constitués de moutons bêlants, qu’il faut mater très durement, de façon qui puisse frapper les imaginations, des années durant. Ils nous ont toujours traité de cette façon, et leurs pères en ont fait de même avec les nôtres. En mai 45, en Algérie, après les massacres de masse que l’on sait, un Général français avait dit: « Là, on est tranquille pour dix ans. « 
Mais tant va la cruche à l’eau…

Cette fois-ci, le carnage ne restera pas impuni. Nul n’est besoin d’être un islamiste pour se sentir concerné. Je ne ne le suis pas personnellement. Je suis même loin, très loin de l’être. Mais malgré mon âge, je n’écarte plus l’éventualité de m’engager désormais dans cette lutte qui se profile à l’horizon, non pas celle des laïcs contre les démocrates, comme tentent de nous y acculer les marionnetistes, mais un dans un combat de l’humain contre les forces les plus noires, et les plus mortifères qui puissent s’imaginer. Nous devons nous préparer. Nous sommes entrés dans une phase. Et il ne faut surtout pas donner de l’importance aux petits crétins des nôtres, qui disent être prêts à tout dans leur lutte épique contre l’islamisme, qui font la roue, et qui croeint vraiment avoir une quelconque importance. Ils sont bien les seuls à le croire en fait. Ce ne sont pas ces figurants qui dérangent. Mais ceux qui les agitent. 

Dans ce massacre qui vient de se produire, et contrairement aux intellectuels éradicateurs, qui se font les avocats du tueur de masse, je n’ouble pas que le Président Morsi, qu’on accable aujourd’hui de tous les crimes, voire même de toutes les intentions les plus inavouables, je n’oublie pas qu’au moment où il disposait de la totalité du pouvoir, y compris de celui sur les forces de police et de l’armée, qu’il n’a jamais fait tirer sur les populations civiles, même quand celles ci assiègeaient la Présidence. Il avait accepté de fuir, ou de ne pas se rendre au siège de la Présidence, plutôt que de faire tirer sur la foule. Cet homme nous a administré la preuve puissante que l’islamisme est compatible avec la démocratie, n’en déplaise aux intégristes denicrates. Morsi n’a passé qu’une année au pouvoir, entouré d’ennemis puissants, de saboteurs en tout genre, qui faisaient échouer tous ses projets, mais malgré cela, il n’a pas hésité à confier la majorité des portefeuilles ministériels, des charges de la républiques, et des hautes fonctions à la tête de toutes les Institutions, à des gens qui n’étaiebnt pas de sa mouvance, voire même à certains dont il savait qu’ils activaient sourdement contre lui, pour amener la situation là où ils pourraient enfin perpétrer ce ceoup d’état qui était dans les tablettes des USA et d’Israël au lendemain même de son élection. 

J’ai écrit ce texte sans reflechir, sans même définir une ligne, encore moins un angle. Et je le mettrais en ligne sans même le relire. Qu’importe s’il est maladroit, voire même contreproductif. Je m’en fous. De toutes les façons, il ne convaincra jamais ceux et celles qui se laissent emporter par leur haine de l’islamisme au point d’avaler toutes les énormités qu’on leur fait ingurgiter. Nous sommes à un moment de l’histoire où les marionnetistes ont acquis un savoir-faire à peine croyable. Ils savent désormais faire admettre, non pas aux foules ahuries, mais à ceux et celles qui se targuent d’être des élites intellectuelles, une chose et son exact contraire, selon leurs interets du moment. Ils les agitent dans tous les sens, avec une facilité déconcertante. Ils sont parvenus à faire de dictateurs parmi les plus atroces de l’histoire humaine des héros impeccables, remparts contre le sionisme, contre le wahabbisme, et autres épouvantails du genre. Où Kadhafi, Bachar, et autres Benali sont devenus des héros irréprochables, qui n’ont été visés que parce qu’ils représentaient une grande menace contre la Franc-Maçonnerie, et autres veuves noires. Ces grands manipulateurs devant l’éternel ont réussi à inséminer la haine la plus violente, et la plus virulente, au coeur de ces soi-disant élites, contre des peuples qui sont broyés sous un délugne de feu et d’acier. Aujourd’hui, suprême victoire des forces noires, ce sont les peuples qui osent se révolter contre le despote qui sont villipendés par leurs « élites » planquées. Il a juste suffi de recruter le Quatar et la Saoudie, ainsi que quelques illuminés takfiristes, pour compromettre à mort le courage et la révolution de peuples entiers. Il a juste suffi de lancer cette pitoyable ruse dans la scène tragique, pour ranger presque tous les progressistes de ces mêmes peuples, aux côtés de leurs assassins de masse. C’est ainsi que Sissi va bientôt rejoindre Bachar, au panthéon de la bravoure et du progressisme. Et c’est ainsi que les innombrales égyptiens qui viennent d’être passés au hachoir iront bientôt rejoindre les dizaines de milliers de Syriens qui ont été tout aussi efficacement passés au broyeur. Nous vivons des temps étranges. Particulièrement nous, ces peuples du sud. Après avoir subi tant d’épreuves, après avoir été colonisés, réduits en escalvages, nous avons assisté, impuissants, au vol de nos luttes pour notre libérations, par des embusqués qui nous ont opprimés ancore plus durement que nos colonisateurs. Et quand nous avons enfin voulu secouer le jouge atroce, les plus lucdes parmi nous, ou du moins ceux qui se prétendent tels, ont été les premiers à applaudir ceux qui nous tuent. 

Nous sommes vraiment à plaindre. Nous sommes vraiment malchanceux, en plus d’avoir des despotes sanguinaires, nous sommes flanqués de cons qui passent leur temps à se présenter comme étant des intellectuels. Peuchère !

DB


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